Ménil-la-Tour
commune française du département de Meurthe-et-Moselle
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Ménil-la-Tour est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.
| Ménil-la-Tour | |||||
Église Saint-Laurent. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Toul | ||||
| Intercommunalité | CC Terres Touloises | ||||
| Maire Mandat |
Jacques Chapuy 2025-2026 |
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| Code postal | 54200 | ||||
| Code commune | 54360 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Menins, Menines[1] | ||||
| Population municipale |
342 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 46′ 00″ nord, 5° 51′ 51″ est | ||||
| Altitude | Min. 221 m Max. 252 m |
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| Superficie | 8,82 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nancy (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Nord-Toulois | ||||
| Législatives | 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.menillatour.mairie54.fr/ | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Le village est situé à l'est de la forêt de la Reine.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Nancy ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie de Toul[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Andilly, Bouvron, Lagney, Royaumeix et Sanzey.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 8,82 km2 ; son altitude varie de 221 à 252 mètres[2].
Le domaine communal s’étend sur une forme complexe ; Il semble à la vue des cartes qu'une partie de cette forêt ait été amputée au profit de la commune de Ménil-la-Tour
C'est justement sur une de ces parties de la commune de Ménil-la-Tour, près de l’Étang Colnait, que se situait une tuilerie exploitant au XVIIIe siècle les ressources en argile callovien de la contrée[3]
Hydrographie
Réseau hydrographique

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse.
Elle est drainée par le ruisseau de l'Étang Colnait, le ruisseau de Mafroneau, le ruisseau de Menil-La-Tour, le Terrouin[4] et le ruisseau de Woevre [5],[Carte 1],[6]..
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Colnait (4,2 ha)[Carte 1],[7].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Rupt de Mad, Esch, Trey ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Rupt de Mad, de l’Esch et du Trey. Le périmètre a été arrêté le , la commission locale de l'eau (CLE) a été créée le , puis modifiée le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Parc naturel régional de Lorraine[8].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[12]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 837 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à 20 km à vol d'oiseau[15], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Ménil-la-Tour est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,2 %), terres arables (29,4 %), prairies (28,2 %), zones urbanisées (3,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[21].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 149, alors qu'il était de 146 en 2016 et de 134 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 90,5 % étaient des résidences principales, 2 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,4 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ménil-la-Tour en 2022 en comparaison avec celle de Meurthe-et-Moselle et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2 %) par rapport au département (2,3 %) et à la France entière (9,7 %).
Voies de communication et transports

Le territoire communal est aujourd’hui traversé par la route départementale 904 (ex-route nationale 404) à l'est du village, mais les chroniques archéologiques[22] signalent un ancien chemin traversant la commune du nord au sud pour relier Toul à Pannes vers Bavay (parfois nommé chemin Brabant car ce dernier a fait partie de la Lotharingie).
Toponymie
Mansile (1168-1193), Manis (1270), Manillum (1384) et Mesnil-lès-Toul (1594), sont les différentes graphies du toponyme rencontrées dans le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[23].
Une étymologie populaire rattache souvent le toponyme Mesnil ou Ménil au terme moulin : c'est en réalité l'un des nombreux mots désignant un village au Haut Moyen Âge (cf. Du Cange sous mansionile[24] et l'article Mesnil). Lorsque le terme n’est pas précédé d’un anthroponyme, il s’agit d’une fondation des Xe – XIIe siècles. En l’occurrence, Ménil apparaît sous la forme Masnil (Ma(ns)ile ?) en 1168/1193[25].
Histoire
Périodes historiques et préhistoriques
Le territoire de Mesnil en périphérie du massif de la Reine est sans doute occupé très tôt dans l'histoire ainsi que l’évoquent les traces archéologiques[26] mentionnées par J. Beaupré :
« Sur le plateau de Haye, vers Andilly, on a trouvé des haches, des poteries, des ossements et différents objets, dont une bague déposée au Musée Lorrain.Un carrier a recueilli, dans une sépulture, des ossements accompagnés d'un vase en terre, en forme de burette, des pierres sculptées et des clous. Restes d'une voie allant du Sud au Nord à l'extrémité orientale du territoire. Un embranchement s'en détachait, allant vers la Meuse, par Sanzey et Boucq (Fig. 1) »
Moyen Âge

La nécropole fouillée entre 1896 et 1979, au lieu-dit le Trou de l'Enfer, classé au nombre des sites d'inhumation de la période mérovingienne[27], indiquerait une fondation du village à cette période, ou du moins une réoccupation d'un site périphérique des grandes villas du haut-empire[28] de Royaumeix.
Il semble d'ailleurs que le village ait eu une histoire commune avec la commune de Sanzey[29] qui porta un temps le nom de Sanzé-Lez-Ménil-La-Tour.
Ménil-la-Tour, qui est une ancienne seigneurie possédée par les barons de Vigneulles, descendants des seigneurs de Pouilly et de Gorcy, aux XVIe et XVIIe siècles[réf. souhaitée][30], était autrefois un franc-alleu, plus tard érigé en baronnie-pairie de l'évêché de Toul, ainsi que le précise Henri Lepage :
« C'était une haute-justice, avec fourches patibulaires, au lieu-dit la Justice, entre Ménil-la-Tour et Bouvron. Les armoiries des seigneurs du lieu étaient d'argent à trois chevrons de gueules, accompagnés de neuf hermines. Près de l'église, ferme qui était autrefois la maison seigneuriale, dont les murs, très-épais, sont percés de barbacanes; elle remonte à plusieurs siècles, et c'est sur l'emplacement de ce vaste bâtiment qu'était, selon toute apparence, bâti le château ou la tour qui a valu à la localité le nom de Ménil-la-Tour; du reste, la tradition conserve à cette construction le nom de Château et celui de Cour-du-Château à la plate-forme qui précède la maison »[31].
Il indique toutefois au sujet des seigneurs de Ménil : « Cette terre appartint très-longtemps à la famille de Chérisey, dont une branche en prit le nom au XVIIe siècle, et s'éteignit dans les Aspremont, les Serocourt et les La Vallée-Rarecourt-Pimodan. »
Époque contemporaine

Un moulin a fonctionné longtemps sur la commune[32].
H. Lepage indique dans son dictionnaire topographique: « Surf. territ.: 881 hect.; 447 en terres lab., 79 en prés, 1 en vignes, 515 en bois. Pont de trois arches sur le Terrouin. Ecarts : la Folie; moulin à grains, tuilerie..»[23], ce qui confirme l'activité essentiellement agricole, très peu viticole, de la commune au XIXe siècle et la présence d'un moulin à blé.
Durant la Première Guerre mondiale, le , une brigade (2 régiments) et la totalité de l'artillerie de la 1re DIUS sont intégrées à la 1re armée française. Elle relève la Division Marocaine dans le secteur situé dans la commune et à Royaumeix. Le premier tué est enregistré le 19, les pertes vont devenir quasi quotidiennes à partir de fin janvier et augmenteront progressivement avec l'intensification de l'activité ennemie jusque fin février, se montant à 24 tués, 30 blessés, 2 intoxiqués (gaz) et 13 disparus pour la seule journée du .[réf. nécessaire]
Un centre de logistique ferroviaire est installé près du bourg par les forces américaines, le Signal Corps No 17508 en 1917. Un réseau de chemin de fer construit à l'écartement de 600 mm, permet au forces américaines d'assurer le transport des troupes, des vivres et des munitions[33]. Tout le matériel fixe (voies, aiguillages) et roulant (locomotives, wagons) provient des États-Unis.
- Ménil-la-Tour durant la Première Guerre mondiale
- Les installations ferroviaires américaines.
- Soldats afro-américains du 508th Co US Engineersr, le
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1943 dans l'arrondissement de Toul du département de Meurthe-et-Moselle[I 1].
Elle faisait partie deuis 1801du canton de Toul-Nord[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton du Nord-Toulois[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle.
Intercommunalité
Mesnil-La-Tour était membre de la communauté de communes du Toulois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la petite Communauté de communes des Côtes en Haye pour former, le a intégré la petite communauté de communes des Côtes en Haye.
Une seconde fusion intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, le Toulois a fusionné avec la communauté de communes de Hazelle en Haye pour former, le , la communauté de communes Terres Touloises dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Les enfants de la commune sont scolarisés dans le cadre du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de la Reine, qui accueille, à la rentrée 2025-2026, près de 100 écoliers[37]
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2023, la commune comptait 342 habitants[Note 4], en évolution de +1,79 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Secteur primaire
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.
D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[41]), la commune était majoritairement orientée[Note 5] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production) sur une surface agricole utilisée[Note 6] d'environ 136 hectares (en deçà de la surface cultivable communale) en forte baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 522 à 95 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 2 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 2 unités de travail[Note 7].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Vestiges du château.
- Église Saint-Laurent XIXe : Christ aux liens en pierre.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Voir aussi
Bibliographie
- G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
Articles connexes
Liens externes
- « Ménil-la-Tour », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr
- « Ménil-la-Tour (Meurthe-et-Moselle, France) », sur https://francearchives.gouv.fr/ (consulté le ).

