La nécropole a été creusée dans une paroi trachytique à forte pente. Elle regroupe quatre hypogées[1].
La tombe présente une disposition planimétrique en « T ». Elle est constituée d’un dromos, d’une antichambre et d’une cellule principale dans laquelle s’ouvrent, en vis-à-vis, deux pièces secondaires. Un court dromos, orienté au sud‑est et aujourd’hui ruiné, mène à l’antichambre de forme elliptique (long. 1 m, 1,50 m larg.), elle aussi assez endommagée, où l’on peut voir, sur la paroi droite, les traces de deux lésènes peintes en rouge[1].
La chambre principale est de plan rectangulaire aux angles arrondis (long. 1,60 m ; larg. 3,6 m ; haut. 1,20 m). La base des parois comporte un socle peint en rouge. Un foyer symbolique a été sculpté au sol, au centre de la pièce, sur le sol. Il est formé de quatre cercles concentriques et d’une cupule centrale, à l’origine peints en rouge[1].
La paroi opposée à l’entrée, bien que très endommagée, conserve encore une décoration complexe : deux bandes horizontales, l’une supérieure noire, l’autre inférieure rouge au point de contact avec la voûte, et en dessous, une composition peinte en rouge formée d’une fausse porte (haut. 0,76 m ; larg. 0,65 m) et de trois bandes horizontales à bords relevés, de type « corniformes ». Le premier corniforme mesure 2,40 m de long et se fond avec l’architrave de la fausse porte : au point de contact apparaît un motif rectangulaire rempli de deux rangées de trois triangles opposés. Le second, de même longueur que le premier, s’interrompt à droite et à gauche de la fausse porte. De ce motif pendent six disques (trois de chaque côté) noirs de 12 cm de diamètre. Le troisième corniforme, semblable au second, présente toutefois une longueur plus importante (3,10 m). À droite et à gauche des corniformes, on peut voir des panneaux quadrangulaires peints en noir, chacun avec un disque pendeloque. La paroi d’entrée était elle aussi décorée du même motif mais il est en grande partie endommagée et les traces de couleur sont à peine perceptibles[1].
La voûte est ornée d'une représentation en relief d’un toit à double pente, avec « poutre faîtière » et « solives ». Les espaces entre chaque « solive » sont richement ornés de motifs géométriques peints (spirales, pseudo‑spirales, demi‑cercles, bandes obliques ivoire et jaunes sur fond noir)[1].
L’entrée de la cellule secondaire orientale est également décorée : le portillon est entouré d’un double encadrement orange et noir et bordé, à droite et à gauche, de deux bandes verticales peintes en blanc et rouge[1].
La fouille, effectuée en 1961 par Ercole Contu, n’a livré qu'un petit matériel lithique préhistorique et de nombreux fragments de terre cuite d’époque punique et romaine[1].