NGCC Arpatuuq
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Le NGCC[note 2] Arpatuuq est un futur brise-glace de la Garde côtière canadienne. Il est construit dans le cadre du Projet de brise-glace polaire, un élément de la Stratégie nationale de construction navale. Sa construction a débuté en août 2025 au chantier naval Helsinki Shipyard d’Helsinki, en Finlande. Le navire devrait rejoindre la flotte de la Garde côtière d’ici 2030, après son armement au chantier Davie, au Canada[4].
| NGCC Arpatuuq[1] | |
| Type | Brise-glace |
|---|---|
| Histoire | |
| Chantier naval | Helsinki Shipyard, Helsinki Chantier Davie, Lévis, Québec[2] |
| Fabrication | acier |
| Commandé | 8 mars 2025[3] |
| Armé | Achèvement prévu en 2030[2] |
| Statut | en construction[4] |
| Équipage | |
| Équipage | 100 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 138,5 m[5],[6] |
| Maître-bau | 29,4 m |
| Déplacement | 22800 tonnes[2] |
| Propulsion | Diesel-électrique 4 moteurs Wärtsilä 16V31 de 9760 kW chacun 2 propulseurs azimutaux 1 ligne d'arbre[7] |
| Caractéristiques militaires | |
| Aéronefs | Hélisurface et hangar pour 2 hélicoptères |
| Carrière | |
| Propriétaire | Gouvernement du Canada |
| Armateur | Garde côtière canadienne |
| Pavillon | |
| IMO | 1118725[8] |
| Coût | 3,26 milliards de dollars canadiens[3],[note 1] |
| modifier |
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Il est nommé d’après l’Île Akpatok, au Nunavik[9].
Développement et de la construction
Contexte
Le 28 février 2008, le premier ministre du Canada Stephen Harper a annoncé un plan visant à construire un nouveau brise-glace polaire[10]. La construction du navire a été intégrée à la Stratégie nationale de construction navale et attribuée au chantier naval Seaspan de Vancouver le 19 octobre 2011, dans le cadre du programme de travaux de 8 milliards de dollars canadiens pour les navires non combattants[11]. À l’époque, le chantier naval Davie, établi au Québec, était en restructuration financière et a été disqualifié pour soumissionner pour ce projet[12]. Après être sorti de l’insolvabilité, le chantier naval a soumis plusieurs propositions spontanées pour la livraison d’un brise-glace polaire au gouvernement du Canada[13],[14].
En juin 2019, le gouvernement du Canada a remplacé le brise-glace polaire unique commandé à Seaspan, dont la livraison était initialement prévue en 2017 et qui accuse maintenant plusieurs années de retard[15], par seize navires polyvalents plus petits, tout en continuant d’explorer les options pour la construction du brise-glace polaire, éventuellement dans un autre chantier naval[16]. Le 28 février 2020, une demande de renseignements a été adressée à tous les chantiers navals canadiens, les invitant à fournir au gouvernement du Canada des renseignements sur les capacités des chantiers navals nationaux à construire et à livrer un brise-glace polaire[17]. Le 6 mai 2021, le gouvernement du Canada a annoncé l’acquisition de deux brise-glaces polaires, l’un auprès du chantier naval Seaspan de Vancouver et l’autre auprès du chantier Davie[18]. Ce dernier avait été présélectionné comme troisième chantier naval dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale en décembre 2019, et sa sélection a été officiellement acceptée par le premier ministre Justin Trudeau le 4 avril 2023[19],[20]. Le 16 septembre 2024, le gouvernement du Canada a octroyé à Davie un contrat accessoire de 14,3 millions de dollars canadiens pour faire progresser les travaux sur le deuxième brise-glace polaire[21],[22].
Le 8 mars 2025, le gouvernement du Canada a octroyé à Davie Shipbuilding un contrat de 3,25 milliards de dollars canadiens pour la construction du deuxième brise-glace polaire dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Afin d’accélérer sa production, le navire serait construit conjointement avec le chantier naval finlandais Helsinki Shipyard, que Davie avait acquis de son précédent propriétaire russe en 2023[3].
Construction
La construction du brise-glace polaire a débuté le 20 août 2025 en Finlande par la cérémonie de première découpe de l'acier[4]. La construction au Québec a commencé le 31 mars 2026[23]. L'assemblage de la coque a débuté à Helsinki le 28 mai 2026[24].
Le NGCC Arpatuuq devrait être livré à la Garde côtière canadienne en 2030[4].
Conception
Caractéristiques générales
Le NGCC Arpatuuq est basé sur la conception Polar Max du chantier Davie. Le navire aura une longueur hors tout de 138,5 mètres, une largeur de 29,4 mètres et un déplacement de 22800 tonnes. Ce navire disposera d'installations similaires à celles du brise-glace polaire légèrement plus grand en construction au chantier naval Seaspan de Vancouver : hébergement pour 100 personnes, pont d'envol et hangar pour deux hélicoptères, laboratoires et puits central, capacité de transporter du fret, de participer à des opérations de lutte contre les déversements d'hydrocarbures et d'effectuer toute l'année des remorquages d'urgence[6],[2].
Le navire sera classé par le Lloyd's Register of Shipping[5]. Sa certification glace, Polar Class 2[5], est la deuxième classe de glace la plus élevée selon les exigences unifiées de l'Association internationale des sociétés de classification (IACS) pour les navires de classe polaire et est conçue pour une « exploitation toute l'année dans des conditions de glace pluriannuelles modérées[25] ».
Propulsion
Le NGCC Arpatuuq sera équipé d'un système de propulsion diesel-électrique entièrement intégré, composé de quatre groupes électrogènes diesel Wärtsilä 16V31 à quatre temps et à 16 cylindres, d'une puissance unitaire de 9760 kilowatts (13090 ch)[5]. Son système de propulsion à trois hélices comprendra deux propulseurs azimutaux latéraux et une ligne d'arbre fixe centrale[7]. Pour les manœuvres et le positionnement dynamique, il sera également doté de deux propulseurs d'étrave[6].
Ce brise-glace polaire sera capable de briser une couche de glace de 2 mètres d'épaisseur à une vitesse continue de 3 nœuds (5,6 km/h)[6].