NSAKEY

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_NSAKEY est le nom d'une variable découverte en dans le système d'exploitation Windows NT 4 (SP5) de Microsoft. Cette version fut diffusée sans que les informations destinées au débogage soient enlevées.

La variable découverte par Andrew D. Fernandes de Cryptonym Corporation contenait une clé publique de 1024 bits. La nouvelle provoqua un tollé général et l'apparition de diverses rumeurs. L'hypothèse intuitive était que la National Security Agency disposait de la clé privée correspondant à la clé publique du système d'exploitation, et visait donc à transmettre des informations depuis tous les postes équipés de cet OS de sorte que seule la NSA puisse ensuite les utiliser. Cette hypothèse implique un accord secret entre la NSA et Microsoft dans le but d'espionner les utilisateurs.

Toute suite cryptographique intégrée au sein des systèmes d'exploitation de Microsoft nécessite d'être signée numériquement. Cette procédure facilite les démarches auprès de l'administration américaine chargée de vérifier les produits exportés, la EAR (Export Administration Regulations). Cette entité fait partie du Département du Commerce et comprend le BXA (Bureau of Export Administration).

L'utilisation de deux clés par Microsoft était déjà connue : une principale et une de secours, les deux pouvant produire des signatures valides. La première clé était contenue dans la variable _KEY, Fernandes a découvert la seconde, _NSAKEY, dans la DLL ADVAPI32 utilisée pour des fonctions avancées relative à la base de registre[1].

Réaction de Microsoft

Microsoft réfuta les accusations d'utilisation de _NSAKEY comme porte dérobée : « (...) ce rapport est inexact et infondé. La clé en question est une clé de Microsoft. Elle est maintenue et (la clé secrète) conservée à l'abri. Nous n'avons pas partagé cette clé avec la NSA ou toute autre tierce partie. (...) »[réf. nécessaire]. Le symbole _NSAKEY avait été attribué en raison des expertises techniques et du contrôle à l'exportation opérés par la NSA. La clé était également compatible avec les lois d'exportation des États-Unis.

Mais certaines déclarations de Microsoft, alors que la discussion battait son plein, aggravèrent encore plus la paranoïa : lors de la conférence The Computers, Freedom and Privacy 2000 du 4 au à Toronto, Duncan Campbell, journaliste et Senior Research Fellow au sein du Electronic Privacy Information Center (EPIC), mentionna lors d'une présentation que la controverse liée à la _NSAKEY était un exemple frappant des problèmes liés à la sécurité et la surveillance, ce à la suite de quoi Richard Purcell, directeur de la section Corporate Privacy de Microsoft, parla avec Campbell après sa présentation pour éclaircir cette polémique. Immédiatement après la conférence, Scott Culp du Security Response Center de Microsoft contacta Campbell et lui proposa de répondre à ses questions. Si leurs échanges furent courtois au début, la discussion s'envenima rapidement. Campbell affirma que Culp était évasif et Culp, de son côté, déclara que dans un dessein hostile, Campbell ne cessait de poser des questions auxquelles il avait déjà répondu.

Le , Culp déclara « nous avons sans doute atteint la fin de cette discussion (...) qui est rapidement en train de s'enfoncer dans le royaume de la conspiration ». Les autres interrogations de Campbell restèrent sans réponse.

Par ailleurs, l'existence d'une troisième clé dans Windows 2000 fut révélée au grand jour par le docteur Nicko van Someren (en), qui déclara douter de son utilité réelle, précisant que celle-ci avait l'air "louche"[2].

Autres théories

Les clés au format PGP

Références

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