Nadia Benjelloun-Ollivier
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Nadia Benjelloun-Ollivier est une journaliste, autrice et administratrice culturelle franco-marocaine née en 1959 à Casablanca au Maroc.
Jeunesse et études
Nadia Benjelloun-Ollivier naît en 1959 à Casablanca au Maroc[1]. Elle grandit dans une famille au racines multiples, à la fois marocaines, françaises et grecques[2]. Elle est titulaire d'un doctorat de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) et est agrégée de philosophie[2]. Elle se spécialise dans le Moyen-Orient et la question palestinienne[1].
Carrière professionnelle
Nadia Benjelloun-Ollivier devient professeure de sciences politiques, ainsi que chargée de mission au Ministère des Affaires étrangères, à l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture et à l’ambassade du Maroc en France[1]. Nadia Benjelloun-Ollivier est l'autrice de plusieurs ouvrages. Elle publie en 1984 La Palestine, un enjeu, des stratégies, un destin, aux Presses de la Fondation nationale des sciences politiques de Paris[3]. En 1991, elle compile plusieurs séries de longs entretiens avec Yasser Arafat, dirigeant l'Organisation de libération de la Palestine dans Yasser Arafat, La question palestinienne, Entretiens avec Nadia Benjelloun, publié chez Fayard[4]. Elle dirige de 2009 à 2011 la collection Rencontres chez Albin Michel[2].
Nadia Benjelloun participe à la création du Festival de Fès des musiques sacrées du monde au Maroc, dont elle prend la direction internationale jusqu'en 2011. Elle lance Éclats d'Orient, les rencontres du festival Les Orientales à Saint-Florent-Le-Vieil, en Pays de la Loire. Elle souhaite replacer « la spiritualité au cœur » des échanges[5]. En 2025, elle devient présidente-directrice générale du festival des Trois Rives Tanger Chante le Monde, au Maroc[6].
Elle est lauréate en 2009 de la médaille du Grand prix de la Francophonie de l'Académie française, pour l'ensemble de son œuvre[7],[8].
Le , elle lance avec le militant pour la paix Ofer Bronchtein, un appel à reconnaître sans plus attendre la Palestine dans une tribune collective au « Monde », signée plusieurs intellectuels, militants et chefs d’entreprise, dont Eva Illouz ou Wajdi Mouawad[9].