Nantelme (évêque de Genève)
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| Évêque de Genève Diocèse de Genève | |
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| Prieur Chartreuse de Meyriat |
| Activités |
Moine (?), évêque catholique |
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| Ordre religieux |
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Nantelme ou Nanthelme est un chartreux de la fin du XIIe siècle et du début XIIIe siècle, fait Prince-évêque de Genève (1185-1205).
Chartreux
Les origines de Nantelme (parfois Nantelin, Nantelinus) ne sont pas connues. Son nom révèle cependant une origine régionale[1].
Il est qualifié de « frère »[2], appartenant à l'Ordre des Chartreux[3]. Samuel Guichenon indiquait qu'il était et prieur de Vallon, en frontière du Chablais et du Faucigny[4],[3],[5]. Pour d'autres auteurs, il serait prieur, en 1070, de la chartreuse de Saint-Hugon, en Maurienne[6],[3],,[7],[8]. D'après un diplôme de l'empereur Frédéric Barberousse (1152-1158), il serait prieur de la chartreuse de Meyriat[9].
On le trouve en 1181 prévôt du chapitre de Saint-Pierre de Genève[4],[10],[11].
Épiscopat
Nantelme est élu sur la chaire épiscopale de Genève entre le , date de la mort de son prédécesseur, Arducius de Faucigny, et la première mention le [10].
Cette dernière date correspond à sa réception à la Cour par l'empereur Frédéric Barberousse, à Pavie, comme un prince de l'Empire[10].
Il sait profiter de la politique religieuse de ce dernier, notamment contre le comte de Genève[12]. Le conflit qui oppose les comtes de Genève depuis le début du siècle se poursuit[13]. Le comte Guillaume Ier de Genève reprend les droits qu'il estime avoir droit contre l'avis de l'évêque[13]. Malgré l'excommunication du comte par son prédécesseur, l'évêque Arducius de Faucigny, le conflit perdure et nécessite l'intervention du pape, puis de l'empereur empereur, Frédéric Barberousse, qui met au ban de l'Empire le comte de Genève en 1186[13],[12],[14],[15]. Le comte doit également, en vertu de la sentence impériale de 1162[12],[16], verser une somme à l'évêque de Genève[12],[17],[18].
Mort
Son épiscopat prend fin le , lorsque le pape Innocent III accepte sa démission[10],[19]. Les raisons invoquées sont « la lourdeur de sa charge, son âge et une maladie incurable »[10]. Le pape ordonne au Chapitre de Genève d'élire son successeur[10].
Sa date de mort n'est pas connue. Samuel Guichenon indiquait, sans preuve, « obiit Idib. Februar. 1205 »[10]. Le catalogue de Saint-Pierre indique l'année 1207[10],[20]. Si le jour et le mois coïncident dans les deux sources, l'année pourrait être entre 1206, 1207 et 1208[10].
Notes et références
- ↑ Helvetia Sacra, p. 35.
- ↑ Régeste genevois, Introduction (lire en ligne), p. 119.
- 1 2 3 Helvetia Sacra, p. 77.
- 1 2 Régeste genevois, Introduction, p. 119.
- ↑ Diocèse de Genève-Annecy, p. 40.
- ↑ Régeste genevois, REG 386, p. 107.
- ↑ Eugène Burnier, La Chartreuse de Saint-Hugon en Savoie, Chambéry, impr. de F. Puthod, , 567 p. (lire en ligne), p. 15.
- ↑ Bernard Bligny, Recueil des plus anciens actes de la Grande-Chartreuse (1086-1196), Grenoble, , XXXII-231 p., chap. 169, n.4.
- ↑ Chronique bibliographique, t. XVII, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 344 p. (lire en ligne), p. 75.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Helvetia Sacra, p. 78.
- ↑ Marie Rannaud, La Chartreuse de Pomier : diocèse d'Annecy (Haute-Savoie) 1170-1793, J. Abry, , 344 p., p. 38.
- 1 2 3 4 Pierre Duparc, Le comté de Genève (IXe – XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne), p. 137-138.
- 1 2 3 Réjane Brondy, Bernard Demotz, Jean-Pierre Leguay, Histoire de Savoie : La Savoie de l'an mil à la Réforme, XIe-début XVIe siècle, Ouest France Université, , 626 p. (ISBN 2-85882-536-X), p. 34.
- ↑ Régeste genevois, REG 437 (lire en ligne), p. 121.
- ↑ Régeste genevois, REG 438 (lire en ligne), p. 121.
- ↑ Régeste genevois, REG 367 (lire en ligne), p. 102-103.
- ↑ Régeste genevois, REG 437, p. 121.
- ↑ Matthieu de La Corbière, Martine Piguet, Catherine Santschi, Terres et châteaux des évêques de Genève. Les mandements de Jussy, Peney et Thiez des origines au début du XVIIe siècle, Annecy/Genève, Académie salésienne - Archives d'État, , 465 p. (lire en ligne), p. 49.
- ↑ Diocèse de Genève-Annecy, p. 43.
- ↑ François Bonivard, Chronique de Genève. Des origines à 1504, t. 1, Genève, 1542-1551 (lire en ligne), p. 69, publié par Gustave Revilliod, Genève, 1867.
Voir aussi
Bibliographie
- Henri Baud (éditeur scientifique), Louis Binz (contributeur), Robert Brunel (contributeur), Paul Coutin (contributeur), Roger Devos (contributeur), Paul Guichonnet (contributeur), Jean-Yves Mariotte (contributeur) et Jean Sauvage (contributeur), Le Diocèse de Genève-Annecy, Paris, Editions Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », , 331 p. (ISBN 2-7010-1112-4, BNF 34842416, lire en ligne).
- Louis Binz, Jean Emery et Catherine Santschi, Helvetia Sacra, vol. 3 : Le diocèse de Genève. L'archidiocèse de Vienne en Dauphiné, Berne, Éditions Francke, , 391 p. (ISBN 3-7720-1454-2, lire en ligne [PDF]).
- Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne).
Articles connexes
- Diocèse de Genève
- Comté de Genève
- Histoire de Genève
- Histoire de la Savoie au Moyen Âge
- Ordre des Chartreux
Liens externes
- Ressource relative à la religion
: - Notices de l'« Épiscopat de Frère Nantelme », dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse).