Nathaniel Olympio
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Nathaniel Olympio, est un homme politique togolais, ingénieur en informatique et essayiste. Il est président du Parti des Togolais (PT), une formation politique de l’opposition au Togo. Il est le fondateur du mouvement citoyen "Ne Touche pas à ma Constitution" pour protester contre la nouvelle constitution togolaise. Engagé pour la défense des libertés publiques et la promotion de la démocratie, il s’est imposé comme l’une des voix critiques du régime de Faure Gnassingbé.
De formation initiale ingénieur informaticien, Nathaniel Olympio est spécialiste des systèmes et réseaux. Il est ancien élève de l’École pour l’informatique et les techniques avancées (EPITA), de l’École centrale de Paris et de l’Université Paris VII. Il détient plusieurs certifications professionnelles, notamment celles de Microsoft Certified System Engineer et Microsoft Certified Trainer. Avant de s’engager en politique, il a mené une carrière dans le secteur privé, en Europe et en Afrique. Il a notamment été ingénieur support chez Unisys France, directeur de produit chez Olivetti, directeur marketing de Galaxie Informatique International, puis fondateur et directeur général de Galaxie Consulting Services. Il a également été administrateur d’Axxend Côte d’Ivoire[1].
Engagement politique
Nathaniel Olympio entre en politique en 2014, aux côtés de son frère Alberto Olympio, fondateur du Parti des Togolais (PT). Il en devient le directeur de cabinet puis, en 2016, le président par intérim, à la suite de la condamnation de son frère dans une affaire judiciaire. Sous sa direction, le Parti des Togolais renforce sa présence dans le débat public, notamment par une stratégie de communication numérique. Nathaniel Olympio, souvent qualifié d’« opposant 2.0 », utilise les réseaux sociaux et les tribunes médiatiques pour dénoncer les restrictions des libertés publiques et défendre la jeunesse togolaise. Il se distingue par une ligne politique de refus des élections jugées non transparentes et par la promotion d’une transition politique pacifique comme voie de sortie de crise au Togo. Il plaide également pour un renouveau du leadership de l’opposition togolaise, estimant que la division et les querelles internes ont affaibli le combat démocratique[2],[3],[4],[1].
Prises de position
Nathaniel Olympio est un critique régulier du pouvoir togolais. Il dénonce le « musèlement du droit de manifester » depuis la loi de 2019 encadrant les manifestations publiques, et salue les mobilisations citoyennes portées par la jeunesse et la société civile. Dans ses déclarations, il affirme que le président Faure Gnassingbé est devenu « un danger pour les togolais », en raison des violences et de la répression politique. Il appelle à un sursaut citoyen fondé sur le refus pacifique de l’arbitraire[2],[3],[4].
Publications et travaux
Nathaniel Olympio est également auteur et essayiste. Il a publié plusieurs ouvrages, dont: Quel avenir pour la France en Afrique? Jeunesse africaine en ébullition (Éditions L’Harmattan, 2024), un essai sur les relations franco-africaines et le rôle des jeunes dans la refondation du partenariat entre la France et l’Afrique[5].
Il est aussi président du centre Kekeli, un cercle d’études stratégiques sur l’Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, il a coécrit des ouvrages techniques sur les systèmes informatiques UNIX, ainsi qu’un recueil de poèmes publié au profit des enfants victimes du tremblement de terre en Haïti[1].