Nazanin Pouyandeh
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
iranienne |
| Activité | |
| Maître | |
| Mouvement | |
| Distinction | |
| Site web |
Nazanin Pouyandeh, née à Téhéran le , est une peintre iranienne qui vit et travaille en banlieue parisienne.
Nazanin Pouyandeh grandit en Iran, à Téhéran, dans une famille d'intellectuels. Après l’assassinat de son père, Mohammad-Ja'far Pouyandeh (en), écrivain, traducteur et défenseur des droits de l’homme, dans des circonstances non élucidées en , elle vient seule en France à l’âge de 18 ans[1],[2],[3].
Titulaire d’une bourse française, elle hésite entre des études d’art ou de musique et s’inscrit finalement, en 2000, au concours d’entrée de l’École nationale supérieure des beaux-arts, qu’elle réussit. Durant ses études, elle participe à l’atelier du peintre et sculpteur néerlandais Pat Andrea. Elle obtient son diplôme en 2005 et décroche un master de recherche en arts plastiques de l’université Paris 1 en 2007.
Sa carrière démarre réellement en 2008. Son atelier est installé d'abord à Pantin[4] puis à Gentilly[3].
Ses œuvres sont exposées en France et à l’étranger, notamment pour des expositions collectives comme celles présentées sous la bannière de l'under-realism[5]. Certaines figurent dans les collections permanentes du musée Frissiras d'Athènes[6], du musée Ramin Salsali de Dubaï[7], de la galerie Michael Schultz de Berlin[8] ou de la galerie Leila Heller de New York. Depuis 2025, elle représentée par la Galerie Templon.
Œuvre
La peinture de Nazanin Pouyandeh, très colorée, volontiers hyper-réaliste, relève d'une certaine figuration narrative[9]. Ses tableaux mettent souvent en scène des personnages d'aujourd'hui figés dans un décor inattendu, ce qui leur donne un caractère onirique, décalé[9], étrange, et la plupart du temps inquiétant[3]. La juxtaposition d'éléments réels et d'éléments imaginaires, légendaires ou mythologiques, dans une démarche proche du collage, crée un « non-temps éternel »[10], réorganise le monde des images et des représentations collectives et questionne le spectateur[11].
L'artiste déclare que les sujets de ses tableaux s'imposent à elles comme des « images mentales »[3]. Les figures féminines y occupent une place de premier plan[12].
Prix et distinctions
- 1993 : Médaille d’argent au Shankar’s international children's competition, Inde
- 1994 : Médaille d’argent au Shankar’s international children's competition, Inde
- 1995 : Diplôme d’honneur du Fonds des Nations unies pour la population
- 2003 : Prix Alphonse-Cellier de l'Académie des beaux-arts
- 2008 : Prix spécial Erró du prix Antoine-Marin, Arcueil