Nicolas Boquillon

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Nicolas Boquillon
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Nicolas Boquillon, né le 1er avril 1795 à Rethel (Ardennes) et mort le à Aix-en-Provence[1],[2], est un journaliste, biographe, littérateur et vulgarisateur français.

Nicolas Boquillon est né à Rethel le . Il y fit ses études. En 1816, il fut chargé de la rédaction du « Journal de la Meurthe »[3] à Nancy ; il abandonna ce travail en 1819 par désaccord sur la ligne politique éditoriale. Il créa à Metz « L'Abeille de la Moselle », journal de l'opposition constitutionnelle qui obtint beaucoup de succès. Il y publia notamment des passages de la brochure de Jacques Koechlin, consacrée à l'arrestation d'Augustin Joseph Caron[4]. Il fut alors la cible des juges stipendiés de Charles-Philippe Capet[5], qui le condamnèrent à quarante jours de prison en 1822.

Colin court chez le dégraisseur : «effacéz moi cette tache» et se voit répondre «elle est inéfaçable». Image caustique moquant la volonté de Caulaincourt de laver son honneur dans l'affaire du duc d'Enghien.

Il renonça à la rédaction de cette feuille et se rendit à Paris en 1823. Dans la capitale, la controverse faisait rage entre le Duc de Rovigo, un autre ardennais, et les monarchistes, à la suite de la publication par le Duc de Rovigo de ses Mémoires pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon. Méhée de La Touche répondit en publiant ses Extraits des mémoires sur la révolution française. Antoine Maquart diffusa sa Réfutation de l'écrit de M. le duc de Rovigo. Le comte Hulin prit sa plume pour écrire ses Explications offertes aux hommes impartiaux au sujet de la commission militaire instituée en l'an XII pour juger le Duc d'Enghien. Chacun donnait sa version de son rôle et de ses responsabilités sur quelques épisodes de la Révolution française et du Consulat, en particulier sur l'enlèvement et l'assassinat du duc d'Enghien dans les fossés du château de Vincennes en 1804. Les pamphlets se multipliaient sur l'affaire du duc d'Enghien, ravivant les souvenirs. Des personnalités telles que le marquis de Caulaincourt, Duc de Vicence, tentaient de se justifier. Dans ce contexte passionné, Nicolas Boquillon publia son ouvrage C'est lui! Ce n'est pas lui! Hé! mais qui donc? ou Le Lavabo politique[4],[6].

Nicolas Boquillon travailla ensuite au « Constitutionnel des Dames » puis au « Pilote » jusqu'à la vente de ce dernier au ministère ; il refusa de coopérer à la nouvelle rédaction. Plus tard il fut encore un des collaborateurs du « Nain », puis du « Journal du Commerce ».

Selon J.-B. Boulliot, l’Encyclopédie populaire, ou, Les sciences, les arts et les métiers, mis à la portée de toutes les classes, des éditions Audot à Paris, lui doit sa création.

Ses œuvres

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI