Nicolas Bérauld
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Guillaume Budé (épistolier), Érasme (épistolier) |
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Nicolas Bérauld, en latin Beraldus Aurelius, né vers à Orléans et mort en , est un philologue et pédagogue humaniste français.
Issu d’une famille de savants illustres entretenant le gout de l’antiquité dans les esprits la fin du XVe siècle, qui a fourni plusieurs érudits[1], Béraud a étudié les arts et le droit, dans sa ville natale. Vers 1494, il se rend en Italie, où il rencontre les humanistes Hermolao Barbaro et Agnolo Poliziano. Rentré à Orléans, il ouvre un pensionnat et enseigne enseigne le droit et les lois sacrées, tout en suivant les cours publics de grec de Girolamo Aleandro, à Orléans, de à [1]. À l’automne 1506, la notoriété de sa « pédagogie » est telle qu’Érasme s’y arrête pour la visiter, sur la route qui le mène en Italie[2]. Étienne Dolet figure au nombre de ses élèves[3].
Dégouté par l’esprit formaliste et mesquinement utilitaire qui dominait alors dans l’étude du droit, il abandonne la jurisprudence pour se vouer à la littérature grecque et s’installe à Paris[4], où il donne, de 1513 à 1518, des conférences publiques à l’université sur Quintilien, Suétone, Cicéron, Aristote et Poliziano. En mai 1512, il introduit les théories poétiques de Poliziano en France avec une édition de ses œuvres complètes, suivie de commentaires sur Quintilien, puis sur Poliziano, qui lui assurent un grand succès comme professeur de lettres à Paris. Ses éditions d’ouvrages anciens, entre autres de l’Histoire naturelle de Pline et de l’Art poétique de Vida, l’ayant mis en relations avec les principaux humanistes, qui apprécient son savoir[5], il est introduit dans les milieux lettrés parisiens par le correspondant d’Érasme et ami de Budé, François Deloynes (d)
, il fréquente Budé, les poètes Germain de Brie et Macrin, Louis de Berquin, l’érudit grec Janus Lascaris, Louis Ruzé (d)
, et publie des éditions scientifiques chez le libraire-imprimeur Josse Bade[1].
En 1516, il épouse la veuve de l’imprimeur Jean Barbier, et continue son œuvre d’édition scientifique de Pline l’Ancien, Suétone, Cicéron et Aristote, les Commentaires de Théophylacte sur les Épîtres de Paul, Lucien et rédige des préfaces pour divers éditeurs parisiens[1]. Vers 1528, la droiture de son caractère lui vaut d’être choisi par le duc de Montmorency, pour être le précepteur des trois jeunes enfants de Louise de Montmorency, veuve du maréchal de Chastillon : Odet, Gaspard et François. Gaspard étant destiné à l’état ecclésiastique, on voulait que le précepteur soigne moins sa culture intellectuelle qu’à Odet, destiné à la carrière des armes[a], mais Bérauld a résisté au connétable de Montmorency en lui faisant remarquer qu’il ne fallait pas moins de savoir à un prêtre qu’à un noble. Cette réponse révèle la haute idée qu’il se faisait du sacerdoce chrétien. Sa femme et son fils François, qui étaient protestants, se sont réfugiés, en 1554, à Montbéliard[5].
Publications
- Nicolai Beraldi de vetere ac nouitia iurisprudentia oratio, Lutetiae, 1533.
- Nicolai Beraldi Aurelii dialogus quo rationes quaedam explicantur quibus dicendi ex tempore facultas parari potest. Lugduni apud Gryphium 1534.
Versions
- Metaphrasis Nicolai Beraldi in Oeconomicon Aristotelis, Lutetiae, circa annum 1510.
- Luciani dialogi duo
Éditions scientifiques
- Appianus Alexandrinus De bellis civilibus Romanorum, cum libro perquam eleganti qui Illyrius, et altero qui Celticus inscribitur versione Latina Petri Candidi Decembrii, cum epistola dedicatoria N. Beraldi, Lutetiae, 1521.
- Angelus Politianus, Opera omnia, Lutetiae, Ascensius, 1512.
- Angelus Politianus, Sylva cui titulus est Rusticus cum Nicolai Beraldi interpretatione. Basileae, 1518.
- Ioannes Baptista Pius, In Carum Lucretium poetam commentarii, Lutetiae, Ascensius, 1514.
- Thomas Radinus Todischus, Sideralis abyssus, Lutetiae, Ascensius, 1514.
- Franciscus Philelphus, Conuiuiorum Francisci Philelphi libri duo eruditi, Lutetiae, circa annos 1515/1520.
- Plinius, Naturalis historia, Lutetiae, 1516.
- Valerius Maximus, Dictorum ac factorum memorabilium collectanea, Lutetiae, 1517.
- Theophylactus, Commentarii in Pauli epistolas, Lutetiae, 1518.
- Athanasius, Opera, a Christophoro de Porsena, Ambrosio monacho et Angelo Politiano Latine versa, Lutetiae, 1519.
- Asconius, In orationes M. Tullii Ciceronis enarrationes, Lutetiae, 1520.
- Suetonius, De duodecim Caesarum vitis, Lutetiae, 1520.
- Ioannes Crastonus, Dictionarium Graecum innumeris locis auctum, Lutetiae, 1522.