Nicolas Carréga

peintre, sculpteur, lithographe et graveur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Nicolas Carréga est un artiste peintre, graveur, sculpteur, cartonnier de tapisseries, concepteur de vitraux et médailleur français né le à Bonifacio (Corse), mort le à Viroflay (Yvelines).

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Nicolas Carrega
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Biographie

À compter de 1921, date où ses parents sont appelés à habiter Le Havre, la vie de Nicolas Carréga se partage entre le port normand et la Corse que la famille rejoint pendant les vacances d'été. C'est en 1938 qu'il s'installe définitivement au 4, square Vauban à Viroflay[1] et qu'il commence à peindre, fréquentant les Académies libres de Montparnasse[2] et les cours de dessin de la ville de Paris, puis devenant professeur de dessin à Versailles et chef d'atelier I.U.T. à l'Université de Paris[3]. Nicolas Carréga est également l'un des créateurs en 1959, organisateur et membre du jury du Prix Victor-Chocquet[4].

Résolument figuratif dans les années 1950, situé pour cela dans le groupe de la Jeune Peinture[2], ses toiles, mais aussi ses gravures[5], présentent alors dans un esprit misérabiliste des thèmes liés à la vie portuaire ou d'inspiration religieuse. il s'orientera ensuite progressivement vers une abstraction lyrique non éloignée de Pierre Soulages. Pierre Dehaye ne manque pas d'établir une relation entre ce basculement de Carréga vers l'abstraction et son intérêt pour le travail de la médaille : « comme une coque usée aux routes océanes, son œuvre de peintre a perdu, au fil des années, tout ensemble son réalisme et ses hautes couleurs. Et voici que, la cinquantaine venue, sa rencontre avec la médaille lui offrit l'occasion d'une remarquable synthèse qui apparaîtra peut-être comme le couronnement de son aventure esthétique: volontairement éloigné de la figuration, il s'y est trouvé ramené, sans abandonner son nouveau mode d'expression, se classant ainsi parmi ceux qui, dans la médaille, ont introduit un langage inédit »[6].

Œuvres

Portraits en médailles de bronze (Monnaie de Paris)

Contributions bibliophiliques

Expositions

Expositions personnelles

  • Galerie Drouot-Provence, Paris, 1948[2].
  • Galerie Hamon, Le Havre, 1951, 1958[2].
  • Galerie Suillerot, Paris, 1954[2].
  • Galerie Gérard Mourgue, Paris, 1956[2].
  • Musée Sainte-Croix, Poitiers, 1957[2].
  • Galerie A.G. Université, Paris, 1960, 1963[4].
  • Carréga - Peintures, tapisseries, sculptures, médailles, Maison de la culture et des loisirs de Saint-Etienne, mai-.
  • Carréga à la Monnaie de Paris - Aquarelles et gouaches, peintures, dessins, projets et maquettes de décorations, vitraux, médailles, Musée de la Monnaie, Paris, avril-[8].

Expositions collectives

Réception critique

  • « La continuité de la recherche de Carréga, sa rigoureuse logique est confirmée dans ses œuvres nouvelles qui ne se distinguent, en réalité, des précédentes que par l'acquis d'une pureté formelle qui les a débarrassées des prétextes transitoires… Par abstraction des choses sensibles, Carréga avait fait apparaître déjà les éléments fondamentaux de son expression : le mouvement et la lumière… C'est toujours aux suggestions de la mer que "répond", sous ses nouvelles apparences beaucoup plus "abstraites", la peinture de Carréga, alors qu'elle a pu entièrement se libérer des détails intermédiaires pour s'abandonner à la seule inspiration du mouvement dans une participation purement subjective… Les compositions récentes se tiennent à l'austérité du contraste noir et blanc qu'apaisent des gris nuancés… Ses œuvres nouvelles font preuve d'une économie plus grande encore et d'une extrême rigueur qui renforcent la solidité du style quasi-monolithe auquel le peintre est parvenu. » - Roger van Gindertael[17]
  • « C'est en prenant graduellement ses distances avec l'immédiat reconnaissable, requis par l'impérieuse nécessité de dire le sens caché des apparences, que Nicolas Carréga a trouvé son écriture plénière. Une écriture strictement non figurative, venue en son temps et à son heure, à la suite d'une lente croissance organique, aujourd'hui à l'écart de toute analogie naturaliste, car élaguée par de successives décantations et conduite inexorablement vers des rivages de plus en plus dépouillés. En quelque sorte, rien de cette peinture ne renvoie au tangible, mais aux seuls éléments qui la constituent et habillent l'espace de longs frémissements, contenus par des moyens fallacieusement calmes, nourris par une intériorité agissante. » - Gérard Xuriguera[18]
  • « Ses toiles, en ayant acquis plus de liberté, s'affirment par leur côté rigoureusement construit - "Si je n'avais pas été peintre, dit Carréga, j'aurais aimé être charpentier, mesuisier" - dans un expressionnisme à la fois brutal et mélancolique. Sa prédilection pour la forme entraîne une fausse perspective qui l'amène à supprimer les aplats et à travailler sa matière picturale, plus dense, avec une palette colorée et sonore (des jaunes acides) faisant vibrer la surface par des passages subtils. Chez lui couleur et dessin ne font qu'un. Au rouge, il réserve le rôle de cerner les contours… Carréga est parvenu à une synthèse plastique plus dépouillée de ce monde visuel qu'il ressent physiquement et dont il nous transmet l'essentiel. » - Lydia Harambourg[4]
  • « Son art figuratif, de tendance expressionniste, a d'abord été inspiré par le monde de la mer. Plus tard, sa peinture évolue vers l'abstraction, utilisant de grands aplats aux arrière-plans transparents. » - Dictionnaire Bénézit[19]

Prix et distinctions

Conservation

Musées

Drapeau du Canada Canada

France

Drapeau de la Grèce Grèce

Drapeau de l'Italie Italie

Drapeau de la Pologne Pologne

  • Muzeum sztuki medalierskiej, Wroclaw.

Drapeau de la Suisse Suisse

Collections publiques

Drapeau de l'Algérie Algérie

  • Hôtel de ville d'Annaba.
  • Mairie de Constantine, Au cabanon, huile sur toile 114x162cm, vers 1957 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[28].

Drapeau de la Belgique Belgique

  • Consulat de France, Gand.

États-Unis

France

Églises

Fresques murales

  • Groupe André-Gide, Beaulieu-sur-Mer, peinture murale, 1957[4].
  • Groupe La Mailleraye, Le Havre, peinture murale, 1958[4].
  • Lycée La Bruyère, Versailles, Scènes corses autour de la fontaine, fresque 179x498cm, 1948[33].

Sépulture

Notes et références

Annexes

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