Nicolas Diot
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Nicolas Diot, né le à Reims[1] et mort en 1802 à Reims, est un prélat de l'église catholique romaine. Il a été évêque constitutionnel du département de la Marne de jusqu'en 1794.
Il est le fils de gens modestes, son père était tonnelier[2],[3]. Il reçut une solide instruction, d'abord par un maître, puis à l'université de Reims[2].
Il devint prêtre en 1763. Il fut d’abord curé de Saint-Brice, chanoine de Saint-Symphorien de Reims, puis curé de Vendresse pendant deux ans, du au [2]. Le jour de la Fête de la Fédération, le , il manifeste dans son prêche son enthousiasme pour la Révolution. Le , il prête serment, sans état d'âme à la Constitution civile du clergé et fait publier le discours qu'il prononce à cette occasion, ce qui le fait remarquer au sein du clergé favorable aux changements politiques en cours[4].
Le , il est élu évêque constitutionnel de la Marne[2], et le reste jusqu'en 1794. Il prononce, le , dans la cathédrale de Reims, un discours pour le mariage de son vicaire Drastier. « Il y disoit que l'Eglise n'a pu imposer le joug du célibat sans le concours de l'autorité civile, et il félicitoit Drastier de réunir les titres de prêtre et d'époux. »[5].
Contrairement à ce qu'avancent certains biographes, il n'est pas victime de l'échafaud révolutionnaire en 1794 ; il meurt à Reims en 1802, la veille même du jour où une lettre du ministre des cultes lui annonçait une pension annuelle de mille écus.