Il est le fils d'une mère avocate et d'un père ingénieur[6].
Formation et carrière professionnelle
Nicolas Guillou a obtenu un master en droit pénal international et politique pénale en Europe à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.Il est diplômé de l'École nationale de la magistrature (ENM), où il a enseigné et dirigé des programmes de formation pour les magistrats spécialisés en justice internationale[1].
- Juge de la Cour pénale internationale (CPI)
- Juge à la Direction des affaires de droit civil du ministère français de la Justice (2006-2009)
- Conseiller auprès des ministres français de la Justice et des Affaires étrangères (2009-2012)
- Juge de liaison/attaché de justice pour les États-Unis, Washington DC (2012-2015)
- Chef de cabinet du président du Tribunal spécial pour le Liban (2015-2019)
- Juge international auprès des Chambres spécialisées du Kosovo depuis 2019
- Chef de l'équipe juridique, rédacteur des décisions et conseiller du président pour les questions juridiques, diplomatiques, politiques et administratives[1],[2].
Le 20 août 2025, l'Office de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain a imposé des sanctions au juge Guillou, membre du panel préliminaire ayant approuvé et émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et l'ancien ministre de la Défense John Gallant[1]. Le nom de Guillou figurait parmi 15 000 personnes, dont des terroristes d'Al-Qaïda, des membres de cartels de la drogue et Vladimir Poutine[7].
Pour commencer, les sanctions impliquent une interdiction de territoire américain, ainsi qu'un gel des avoirs américains[8].
En vertu de la loi américaine, elles interdisent également à toute personne physique ou morale américaine, ainsi qu'à toute personne ou entreprise, y compris leurs filiales étrangères, de lui fournir des services[9]. De ce fait, il est de facto exclu du système bancaire international, en particulier des réseaux MasterCard, VISA ou PayPal[2], en plus de plateformes comme Airbnb ou Amazon. Selon le juge, "en pratique, le pouvoir exécutif américain peut exclure n'importe quel citoyen européen du système bancaire et de l'espace numérique de son propre pays". Il affirme que cet état de fait est "révélateur du déficit de souveraineté de l'Europe"[5].
De plus, ces sanctions affectent aussi ses proches, y compris conjoints et enfants, ayant la nationalité américaine. S'ils fournissent un service quelconque à la personne sous sanction, ils risquent des peines allant jusqu’à 20 ans de prison.
Suite à ces attaques, le juge Guillou a appelé à tenir et à renforcer la défense de l'État de droit. Il explique que "dans un monde régi par la force, ce sont aux militaires de résister. Dans un monde régi par le droit, ce sont les magistrats qui sont en première ligne et c'est bien pour cela que nous sommes attaqués"[5]. Il a aussi appelé "à faire évoluer le droit pour empêcher les acteurs économiques d'amplifier les menaces de certains pays contre la justice",.