Fils de Nicolas Ferdinand Koechlin (1812-1875) et de Julie Caroline Koechlin (1820-1875), Nicolas est le petit-fils de Nicolas Koechlin (aïeul paternel) et d'André Koechlin (aïeul maternel), tous deux d'importants industriels et hommes politiques mulhousiens sous la monarchie de Juillet.
En 1879, Nicolas Koechlin brigue le mandat de conseiller général du canton de L'Isle-sur-le-Doubs, vacant depuis la mort de son beau-père. Il est élu le , avec 1 353 voix, face au candidat républicain, Mouchet (965 voix)[1]. Réélu le et le , il bat à cette dernière occasion le député républicain Jules Gros par 1 416 voix contre 804[2].
Alors que sa circulaire électorale de 1879 l'avait présenté comme un monarchiste rallié à la République[1], Koechlin reste l'un des chefs du parti royaliste dans son département, aux côtés de Werner de Mérode. Ainsi, le , une forte majorité du comité «conservateur» du Doubs le choisit pour candidat aux élections sénatoriales du 25 janvier 1885 après le refus de l'ancien député Estignard, initialement pressenti[3]. Deux sièges étant à pourvoir, Mérode est candidat à sa propre réélection. N'ayant obtenu que 350 voix (soit 39% des 891 votants), Koechlin arrive en dernière position du scrutin, légèrement derrière Mérode (42%) et loin derrière les deux élus républicains, Gaudy (58%) et Oudet (59%)[4].
Dans la seconde moitié des années 1880, il préside plusieurs conférences et banquets royalistes, notamment à Besançon (), à Montbéliard () et à Pont-de-Roide (), avec pour orateurs respectifs Louis Calla[5], Cornélis-Henri de Witt - dont le discours est interrompu par des perturbateurs républicains[6] - et Adrien Maggiolo[7].
Atteint d'une fluxion de poitrine[8], Nicolas Koechlin meurt le dans son hôtel parisien du 10, rue Dumont-d'Urville[9]. Au lendemain des obsèques religieuses, célébrées par le pasteur Isaac Picard au temple protestant de l'Étoile , il est inhumé à L'Isle-sur-le-Doubs le [10].
Pour approfondir
Bibliographie
Georges Koechlin, Tableaux généalogiques de la famille Koechlin, 1460-1914, Mulhouse, Meininger, 1914, notice no338.
Articles connexes
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12Auguste Emonot, Les Élections politiques à Montbéliard et dans le département du Doubs: résultats pour la période de 1804 à 1898, Montbéliard, 1898, p.24, 28 et 36.