Nicolas Millot
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Nicolas Millot est un maître de chapelle et un compositeur français, actif à Paris sous les règnes de Charles IX et Henri III, mort après le .
Nicolas Millot apparaît tout d’abord à la Sainte-Chapelle du Palais, comme un des dix chantres cités dans une ordonnance du relative au port des chapes et sous-chapes[1]. Le « Noël Millot » cité ici est très probablement Nicolas Millot.
Millot passe ensuite à la Chapelle du roi, où il a plusieurs charges[2] : de 1560 à 1579, il est cité comme chantre (haute-contre), de ca. 1565 à 1585, il est sous-maître de la chapelle et maître des enfants de chœur, gagé à 100 lt puis 120 lt/an, enfin 166 lt/an (effectivement en 1567 il se présente comme maître de la Chapelle du roi au titre de ses Proverbes de Salomon) ; en 1578-1579, il ajoute la charge de compositeur de la Chapelle de musique ; enfin de ca. 1580 à 1587 il dirige la chapelle de Catherine de Médicis, gagé à 400 lt/an et en alternance avec Gaspard Le Franc.
En 1572, Charles IX l’envoie de Chambord à Tours pour chercher deux enfants de chœur, la Chapelle étant toujours avide de belles voix[3]. En 1575, il gagne le second prix pour la chanson au Puy de musique d’Évreux, avec sa chanson Les espis sont à Ceres.
Sur sa vie privée, on connaît beaucoup de choses, ce qui est assez rare pour un musicien de cette époque. Il parraine quatre enfants[4], dont Jacques, fils de Robert I Ballard et de Lucrèce Dugué, et Nicolas, fils de Guillaume Cucuron, chantre de Catherine de Médicis. Il est également engagé dans plusieurs transactions mobilières ou immobilières, vers 1581-1590[5] : vente d’une ferme et métairie au Mée près de Melun en ; vente d’une maison à La Houssaye-en-Brie en , moyennant une rente, outre divers achats ou ventes de rentes.
En 1581, il demeure au faubourg Saint-Germain-des-Prés paroisse Saint-Sulpice, puis se déplace rue de la Cerisaie paroisse Saint-Paul la même année ; il passe ensuite rue des Vieux-Augustins paroisse Saint-Eustache en 1584. En , il emménage avec sa femme Françoise Herpault dans une grande maison rue Neuve Sainte-Geneviève, paroisse Saint-Merry, dont il est propriétaire. Il y est encore en au moment où il fait donation de ses biens à sa femme (mais il possède une autre maison rue de la Clef). Il teste le [6] ; il est déjà veuf et la Maison du roi lui doit encore 5 à 6000 lt pour ses gages et les habits et la nourritures des enfants de chœur dont il avait la charge, tandis que la Maison de la Reine mère lui doit encore 800 lt pour les mêmes raisons.
