Nicolas de Lyre

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Nicolas de Lyre
Vitrail de 1480 représentant Nicolas de Lyre, provenant de la bibliothèque de la cathédrale de Troyes et exposé à la Cité du Vitrail.
Biographie
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Ordre religieux
Page de la Biblia cum postillis Nicolai de Lyra, imprimée à Strasbourg en 1492.

Nicolas de Lyre, né à La Vieille-Lyre vers 1270 et mort à Paris le , est un frère mineur, théologien et exégète, qui influença tous les auteurs des XIVe et XVe siècles, ainsi que le réformateur Martin Luther.

Selon certains, Nicolas de Lyre, né de parents juifs, se serait converti au christianisme et aurait reçu le baptême. Les historiens considèrent que c'est une légende, née de sa connaissance de l'hébreu et de la littérature hébraïque. Il entra chez les franciscains en 1291, au couvent de Verneuil-sur-Avre.

Envoyé à Paris pour ses études, il est « bachelier formé » en 1307, et devient maître en théologie en 1308, et se fait remarquer par sa science.

Docteur en Sorbonne en 1309, dix ans plus tard, nommé « ministre provincial » de la province de France (= Île-de-France, Nord-Picardie, Champagne). Il prit une part active au procès en hérésie de la mystique Marguerite Porete, poétesse et béguine brûlée vive en 1310 comme hérétique.

De 1319 à 1324, il fut donc ministre provincial de France ; puis ministre provincial de Bourgogne. Il revient ensuite à Paris, vers 1330, pour se livrer à ses travaux d’exégèse biblique et de théologie et jouit d’une grande considération.

On le consulte lors de la querelle sur la vision béatifique, avec vingt-huit autres théologiens, à la demande du roi Philippe le Bel.

Ses commentaires sont appréciés pour leur sobriété et la primauté donnée à l'analyse de la lettre de la Bible latine, ainsi que les références systématiques à la littérature rabbinique et à la version hébraïque de l'Ancien Testament. Cependant, il ne cite jamais l'hébreu en caractères hébreux ; il renvoie parfois à l'hébreu sous forme translittérée pour expliquer de brèves expressions. La plupart des citations en caractères hébreux qui se lisent dans les éditions modernes (à partir de la fin du XVIe siècle) sont des ajouts d'éditeurs[1].

Il meurt le , au Grand couvent de Paris. Il fut gratifié des titres de « doctor planus » (docteur clair) et de « doctor utilis ».

Son œuvre

Œuvres

Annexes

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