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Nikola Petrović-Njegoš

prétendant au trône du Monténégro From Wikipedia, the free encyclopedia

Le prince Nicolas Petrovitch-Njegosh[2] ou Nikola Petrović-Njegoš (en serbe cyrillique : Никола Петровић-Његош), né le à Saint-Nicolas-du-Pélem en Bretagne (France), est l'actuel prétendant au trône de Monténégro. Appelé « Nicolas II » par les monarchistes, il est le grand maître héréditaire de l'ordre du prince Danilo Ier et de l'ordre de Saint-Pierre de Cetinje.

Nom revendiqué « Nicolas II »
Titulature Prince héritier de Monténégro
Faits en bref Nom revendiqué, Prédécesseur ...
Nikola Petrović-Njegoš
Никола Петровић-Његош
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Nikola Petrović-Njegoš en 2017.

Succession

Prétendant au trône de Monténégro

Depuis le [1]
(40 ans, 6 mois et 3 jours)

Nom revendiqué « Nicolas II »
Prédécesseur Mihailo Petrović-Njegoš
Biographie
Titulature Prince héritier de Monténégro
Dynastie Petrović Njegoš
Nom de naissance Nicolas Petrovitch-Njegosh
Naissance (82 ans)
Saint-Nicolas-du-Pélem (France)
Père Mihailo Petrović-Njegoš
Mère Geneviève Prigent
Conjoint Francine Navarro
Enfants Altinaï Petrović-Njegoš (en)
Boris Petrović-Njegoš,
grand-duc de Grachavie et de Zeta

Signature

Signature de Nikola Petrović-NjegošНикола Петровић-Његош
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Depuis 2011, il est reconnu par l’État monténégrin comme chef de la Maison royale du Monténégro, avec un statut officiel lui conférant un rôle de représentation au sein de la République.

Biographie

Étendard du prince Nicolas.

Famille

Il est l'arrière-petit-fils du roi Nicolas Ier et le seul fils et héritier du dernier prétendant, le prince Mihailo Petrović-Njegoš, grand-duc de Grachavie et de Zeta (né en 1908 et, selon les monarchistes monténégrins, roi de Monténégro de jure du à sa mort en 1986), et de Geneviève Prigent (née le et décédée le ). Ses parents se sont mariés le et ont divorcé à Paris le .

Le prince Nicolas descend aussi de la maison Obrenović par Yephrem, le frère cadet de Miloš Ier Obrenović, prince de Serbie, élu par l'Assemblée en 1827 et reconnu par le sultan Mahmoud II le .

Un prince qui s'ignore

Jusqu'en 1989, Nicolas Petrović-Njegoš ne se préoccupait guère de son statut d'héritier du trône monténégrin, travaillant comme architecte. C'est alors que le gouvernement communiste yougoslave lui demande, à son grand étonnement, l'autorisation de rapatrier la dépouille de son arrière-grand-père, le roi Nicolas Ier, mort exilé en France puis inhumé en Italie.

Le prince Nicolas en 1990.

Il savait, par son père, qu'il avait un lien avec l'aristocratie monténégrine, mais fut surpris d'apprendre son hérédité. En 1989, il est invité par l'Église serbe au Monténégro pour la cérémonie de rapatriement des restes du roi Nicolas Ier. Il doit alors prononcer un discours devant une foule à Cetinje, lors de la cérémonie. Mais, ne parlant pas serbe, il doit apprendre le texte de manière phonétique.

Chef de la Maison royale

Prétendant au trône

Le prince Nicolas soutient totalement l'indépendance du Monténégro et son droit dynastique au trône, refusant de reconnaître toute annexion ou prétention des dynasties non-monténégrines sur le pays.[réf. nécessaire] En qualité de chef de la maison royale Petrović-Njegoš, il considère le Monténégro comme une entité non serbe. En effet, pendant la Première Guerre mondiale, la famille royale fut contrainte de quitter le pays en 1916 après la défaite des troupes monténégrines devant l'armée austro-hongroise. À la fin de la guerre, le royaume de Serbie annexa unilatéralement le Monténégro et déposa la maison Petrović-Njegoš. La famille royale se réfugia en France où le roi Nicolas Ier décéda en 1921. La même année, l'un des petits-fils du roi, Alexandre Karađorđević, monte sur le trône du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, auquel le Monténégro fut intégré.

Le prince Nicolas est architecte, fondateur et président de la biennale de Cetinje d'art contemporain[3].

Loi sur le statut de descendants de la dynastie Petrović-Njegoš

Le , le Parlement du Monténégro a adopté la loi sur le statut de la dynastie Petrović-Njegoš[4].

La loi réhabilite moralement et financièrement la dynastie. Elle reconnaît les descendants du roi Nicolas Ier dans la ligne masculine et leurs épouses comme les descendants de la dynastie Petrović-Njegoš et le gouvernement alloue la somme de 4,3 millions d'euros sur sept ans en faveur de la fondation Petrović-Njegoš. En outre, le prince Nicolas se voit accorder une allocation mensuelle équivalant à la rémunération brute mensuelle du président de la République (l'équivalent en 2018 de 33 440 dollars américains par an[5]).

La fondation Petrović-Njegoš sera basée au palais Petrovića (Dvorac Petrovića), à Podgorica. En outre, est octroyé à sa famille des résidences à Cetinje et Podgorica, ainsi que la maison familiale historique Petrović Njegoš à Njeguši, ainsi que l'usage du premier étage de l'ancien palais royal Petrovića.

Le prince Nicolas se verra accorder une autorité officielle en tant que représentant du gouvernement du Monténégro à l'étranger et jouera aussi un rôle de représentant culturel. Il accomplit son premier engagement officiel le , lors des obsèques de l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine[6], en représentant le président du gouvernement monténégrin, Igor Lukšić. Ce dernier donne une réception officielle le , à Podgorica, en l'honneur du prince Nicolas et sa famille à l'occasion de la modification constitutionnelle[7] qui accorde un statut officiel à la famille royale Petrović-Njegoš.

Famille

Le , il épouse à Trébeurden (Côtes-du-Nord) Francine [dite France[8],[9]] Navarro, styliste de mode, née le à Casablanca au Maroc et décédée le . Le couple a deux enfants, portant le prédicat d'altesse royale :

  1. la princesse Altinaï Petrović-Njegoš, née le aux Lilas. En 1998, elle commence des études d'architecture à l'ENSA de Paris-La Villette mais, après un échec en 3e année, s'oriente vers une école d'art audiovisuel, puis étudie au Studio national du Fresnoy, promotion Jean-Luc Godard 2004-2006. Elle produit notamment, en 2005, un court-métrage, L'Art de la fugue, présenté dans plusieurs festivals : le 58e festival du film de Locarno (Suisse), le Festival Alternative Film-Video 2005 (Belgrade, Serbie). En , elle épouse le violoniste russe Anton Martynov, dont elle a un fils :
    1. Nikolaï Martynov (né le ).
  2. le prince Boris Petrović-Njegoš, grand-duc de Grachavie et de Zeta, né le aux Lilas. Le , il épouse Véronique Haillot Canas da Silva, architecte, née le à São Sebastião da Pedreira (Portugal), dont il a deux filles, portant le prédicat d'altesse :
    1. la princesse Milena Petrović-Njegoš (née le ).
    2. la princesse Antonia Petrović-Njegoš[10] (née en 2013).

Décorations

Reportages radio et films documentaires

Bibliographie

  • Michel Sementéry, La Descendance de Nicolas Ier, roi du Monténégro, Paris, Éditions Christian, 1985.

Références

Voir aussi

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