Nine Moati

romancière française From Wikipedia, the free encyclopedia

Nine Moati (Nine Moati Cariès), née le à Paris 9e et morte le à Paris 6e, est une romancière française.

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Eugénie Marcelle MoatiVoir et modifier les données sur Wikidata
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Nine Moati
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Eugénie Marcelle MoatiVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Nine Moati est née à Paris en 1937[1],[2], dans une famille d'origine juive tunisienne. Mais sa famille est contrainte de quitter la capitale française, en exil, en 1941, à la suite de l'engagement de son père en faveur de l'indépendance de la Tunisie[1]. Elle passe son enfance à Tunis.

Son père Serge (1903-1957) est fils de franc-maçon, socialiste et franc-maçon lui-même à la Grande Loge de France[3]. Rattaché à la communauté des Granas, il est journaliste, notamment à Tunis socialiste et au Petit Matin. Mais les forces allemandes s'implantent à Tunis. Arrêté pour ses activités de résistance, il est déporté et interné au camp de concentration de Sachsenhausen avant de parvenir à s'en évader. Il participe ensuite à la libération de Paris avant de retrouver sa famille à Tunis.

Sa mère Odette née Scemama (1905-1957) est quant à elle issue de la communauté des Juifs natifs de Tunisie, les Twânsa, ce qui donne un caractère particulier au mariage de ses parents[4]. Nine Moati est la sœur du journaliste Serge Moati, né en 1946. Elle est également la tante de l'acteur-réalisateur Félix Moati, né en 1990.

Elle effectue ses études secondaires à Tunis puis s'inscrit à l'École de journalisme de Paris[1]. Elle interrompt ses études et s'installe définitivement à Paris, en 1957, après la mort de ses parents[1]. Elle devient journaliste à la radio, puis au magazine Elle[1].

Elle écrit une quinzaine de romans. Son premier texte, Mon enfant, ma mère, paru en 1974 est autobiographique[1]. Elle s'y adresse à sa mère[1]. Les œuvres suivantes comportent aussi des éléments autobiographiques, et s'inscrivent dans une quête identitaire, avec tendresse, humour et sensibilité[5], bien que s'inscrivant souvent dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale[1],[6]. Son plus grand succès est le livre Les Belles de Tunis paru en 1983.

Elle se marie avec le poète François Cariès[7]. Ils ont deux filles, Marie Cariès, comédienne et Lucie Cariès, réalisatrice ainsi que quatre petits enfants [8].

Elle meurt à Paris le [9] dans la même ville[10],[11].

Livres

  • Mon enfant, ma mère, Stock, 1974 (réédition Ramsay Poche, 2006)[1]
  • Le Mariage de Lucie Enriquez, Pauvert, 1978[5]
  • Les Belles de Tunis, Le Seuil, 1983 (réédition Le Rocher 2004)[6]
  • Madame Fortunée, Le Seuil, 1984
  • L’Orientale, Le Seuil, 1985 (réédition Le Rocher, 2005)
  • La Passagère sans étoile, Le Seuil, 1989 (réédition Le Rocher, 2006) prix Louis-Barthou de l’Académie française 1990
  • Le Palais de la Neva, Fayard 1993
  • Rose d’Alger, Fayard, 1994
  • Perla de Mogador, Ramsay, 1997
  • Deux femmes à Paris, Ramsay, 1998 (réédition 2000 et 2005 Ramsay Poche)
  • La Maison aux mirages, Le Rocher, 2000
  • Villa Week-End, Jean-Claude Lattès, 2003
  • Une terrasse sur le Nil, Ramsay, 2004
  • Hannah et les derniers Ottomans, Ramsay, 2006
  • La Valise de mademoiselle Lucie, Le Rocher, 2007
  • Le Fil de la vie, Balland, 2012

Notes et références

Liens externes

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