Ningyo
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Une ningyo (人魚, « poisson-humain », « sirène ») est une créature des mers de la mythologie japonaise.
Les premières sources historiques, comme le Shanhaijing chinois, décrivent les ningyo comme ayant à la fois un corps de poisson et un visage humain, avec une voix d'enfant. Le recueil d’histoires Kokon Chomonjū (en) datant de 1254, décrit des poissons dotés de visages humains, mais avec des bouches protubérantes dotées de petites dents, et des traits proches de ceux des singes. La première encyclopédie illustrée du Japon, Wakan sansai zue, parue en 1713, présente la créature avec un haut du corps féminin et une queue proche de celle d’un poisson[1].
Ces créatures étaient considérées comme nuisibles pendant la période médiévale[1]. Attraper une ningyo déclenchait des tempêtes et provoquait la malchance. Des pêcheurs qui capturaient ces créatures étaient mis en garde par d’autres marins et les rejetaient dans l'océan. On dit aussi que lorsqu’une ningyo s’échouait sur les plages, cela provoquait aussitôt une guerre ou une calamité quelconque[2]. Mais leur rôle a changé à travers les époques et situations, et elles pouvaient être de bon augure. Elles sont aujourd'hui censées éloigner la mauvaise fortune et aider à la bonne santé[1].
La légende la plus célèbre sur les ningyo est l'histoire de Yao bikuni (八百比丘尼, « la bhikkhuni de 800 ans »), que l'on trouve autour de la province de Wakasa (aujourd'hui préfecture de Fukui) : une jeune femme ayant mangé de la viande de ningyo acquise par son père est restée jeune pendant 800 ans, et est devenue religieuse bouddhiste. De nombreuses variations de ce conte existent. Selon certaines versions, elle aurait vécu près de 1 000 ans, comme dans la variation répandue dans la préfecture d'Okayama[1].