Noir et Blanc (chanson)
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| Sortie | |
|---|---|
| Durée | 4:50 |
| Genre | chanson française, pop rock, Synthpop |
| Format | 45 tours, maxi 45 tours |
| Auteur-compositeur | Bernard Lavilliers |
| Producteur | Bernard Lavilliers, Mick Lanaro |
| Label | Barclay |
Singles de Bernard Lavilliers
Pistes de Voleur de feu
Noir et Blanc est une chanson écrite, composée et interprétée par Bernard Lavilliers. Faisant partie de l'album Voleur de feu[Note 1], elle sort en single en septembre 1986. Connue notamment grâce au refrain « De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur, la musique est un cri qui vient de l'intérieur », le chanteur l'interprète avec le musicien congolais Nzongo Soul[1]. Celui-ci chante en lingala la phrase « Po na ba mboka nionso pe na pikolo nionso » (« De tous les pays et de toutes les couleurs »).
Noir et Blanc évoque l'apartheid en Afrique du Sud et Nelson Mandela, alors en prison à cette période[2]. Lors d'un entretien à Télérama en à la suite du décès de Mandela, Lavilliers dira qu'« à cette époque, des images commençaient à transpirer de ce pays. Il avait quand même fallu plus de trente ans pour que l'apartheid devienne un scandale en Europe »[2], ajoutant que « Danielle Mitterrand s'est beaucoup investie sur ce dossier », alors que « les Anglo-saxons étaient plus frileux »[2].
Lavilliers fait également référence au chanteur brésilien Geraldo Vandré, ami de Lavilliers dont les mains furent brisés durant la dictature militaire. « 'Sa voix', c'était la sienne, c'est celle de tous les opprimés d'hier et d'aujourd'hui », dira Lavilliers plusieurs années plus tard[3]. La phrase « Y'a du sang sur le trottoir » résonnait au moment de l'écriture, en raison de l'affaire Oussekine[3], du nom de cet étudiant franco-algérien de l’École supérieure des professions immobilières de vingt-deux ans matraqué à mort le par des policiers qui l'ont pris pour un casseur[4].
Sortie et accueil
Alors qu'on lui avait dit que la chanson ne serait pas un tube[3], Noir et blanc, premier single de Lavilliers à se hisser au Top 50, reste classé durant 17 semaines consécutives dans les meilleures ventes de singles à partir du et atteint la 10e place fin [5]. Il s'écoule plus de 100 000 exemplaires du 45 tours[6].
La chanson est traduite en lingala par N'Zongo Soul, une version qui est rendue célèbre quand Lavilliers l'interprète en Afrique du Sud[3]. En Angola, il existe une version portugaise[3]. La chanson est reprise par Souad Massi, Ismaël Lo et les Tambours du Burundi[3].