Numéro (musique)

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Les numéros individuels des comédies musicales étaient souvent publiés séparément sous forme de partitions, comme dans cet exemple, They All Look Alike, dans Have a Heart, de Jerome Kern.

En musique, le numéro est une chanson, une danse ou une pièce instrumentale faisant partie d'une œuvre plus vaste de comédie musicale, d'opéra ou d'oratorio. Il peut également désigner une chanson individuelle dans un recueil publié, ou une chanson ou danse individuelle dans une représentation de plusieurs pièces musicales sans rapport entre elles, comme lors de concerts ou de revues de théâtre. Les deux acceptions du terme sont utilisées en anglais américain depuis la seconde moitié du XIXe siècle[1][source insuffisante].

Dans la comédie musicale, les paroles des numéros musicaux sont intégrées au récit du livret. Dès 1917, Jerome Kern a écrit que « les numéros musicaux doivent poursuivre l'action de la pièce et refléter la personnalité des personnages qui les interprètent »[2]. Le parolier Oscar Hammerstein II, autre partisan de ce point de vue, a refusé de lister les numéros de Rose-Marie (en), craignant que cela ne nuise à ce qu'il considérait comme l'étroite intégration entre le livret et les paroles. Cependant, David Horn et Scott McMillin ont tous deux avancé qu'une intégration complète n'est pas possible. Pour McMillin, le début d'un numéro musical crée une sensation sensiblement différente, où le chanteur devient un « interprète » et non plus un simple personnage[3]. Pour Horn, les numéros peuvent non seulement faire avancer le récit, mais aussi s'adresser directement au public et l'engager dans une expérience qui se démarque du contexte dramatique de l'œuvre, une fonction qui trouve son origine dans le vaudeville américain[4].

Dans les revues de théâtre, spectacles populaires en plusieurs actes combinant musique, danse et saynètes, il n'y a pas de récit général, mais plutôt une succession de numéros musicaux sans rapport entre eux. Cependant, comme le souligne Rick Altman, certains numéros de ce type de spectacle, comme This Heart of Mine dans le film Ziegfeld Follies, peuvent être des récits miniatures. Ce numéro, selon Altman, « n'est pas seulement musical ; sa danse onirique découle du récit mimé par Bremer et Astaire qui ouvre la sélection »[5].

Opéra et oratorio

Notes et références

Bibliographie

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