Nuno Gomes Nabiam
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| Nuno Gomes Nabiam | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Premier ministre de Guinée-Bissau | |
| – (3 ans, 5 mois et 10 jours) |
|
| Président | Umaro Sissoco Embaló |
| Gouvernement | Nabiam I et II |
| Législature | 10e (2020-2022) |
| Coalition | MADEM G-15-APU-PDGB-PRS |
| Prédécesseur | Aristides Gomes |
| Successeur | Geraldo Martins |
| Premier vice-président de l'Assemblée nationale populaire | |
| – (10 mois et 11 jours) |
|
| Président | Cipriano Cassamá |
| Biographie | |
| Date de naissance | (59 ans) |
| Lieu de naissance | Bissau |
| Nationalité | Bissao-guinéenne |
| Parti politique | PAIGC (1980-2014) APU-PDGB (depuis 2014) |
| Profession | ingénieur |
| Religion | Musulman |
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| Premiers ministres de Guinée-Bissau | |
| modifier |
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Nuno Gomes Nabiam, né le à Bissau, est un homme d'État bissao-guinéen, Premier ministre depuis le .
Jeunesse et formation
Il est né le à Bissau. En 1980, il rejoint le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), après avoir été membre à partir de 1978 de la Jeunesse africaine Amílcar Cabral (JAAC) et de l'Organisation des pionniers Abel Djassi à partir de 1973[1].
Après la fin de ses études secondaires au lycée national Kwame Nkrumah en 1986, reçoit une bourse d'études relative à l'aviation civile. Il obtient ainsi son diplôme à l'Institut supérieur d'ingénierie de l'aviation civile de Kiev. En 1994, il obtient une maîtrise en gestion d'entreprise aux États-Unis[1].
Carrière professionnelle
De retour au pays, il rejoint la fonction publique, après avoir été conseiller auprès du ministre des Transports et des Télécommunications[1].
En 2012, il est nommé président du conseil d'administration de l'Agence de l'aviation civile de Guinée-Bissau[1].
Parcours politique
Élection présidentielle de 2014
Il participe à l'élection présidentielle bissau-guinéenne de 2014, dont il arrive deuxième du premier tour. Il reçoit le soutien de l'armée et du Parti du renouveau social[2]. Il est battu par José Mário Vaz. Après une médiation de l'Union africaine, Nabiam accepte de ne pas contester les résultats[3].
Élections législatives de 2019
Le , à la suite des élections législatives bissau-guinéennes de 2019, il est élu premier vice-président de l'Assemblée nationale[4].
Élection présidentielle de 2019
Il arrive troisième de l'élection présidentielle bissau-guinéenne de 2019. Au second tour, il soutient l'ancien Premier ministre Umaro Sissoco Embaló[5].
Premier ministre
Aristides Gomes est limogé de son poste de Premier ministre au lendemain de l'investiture d'Umaro Sissoco Embaló. Celui-ci prête serment en présence du président sortant José Mário Vaz, du premier vice-président de l'Assemblée nationale populaire, Nuno Nabiam, du président de la commission électorale, du procureur général, du chef d'état-major[6] et des députés membres du Parti du renouveau social et du Mouvement pour l'alternance démocratique G-15[7],[8].
Le lendemain, Embaló nomme comme Premier ministre Nuno Gomes Nabiam. Le nouveau président justifie cette décision par l'impossible cohabitation entre les deux hommes[9]. Il prend ses fonctions le [10]. En réaction, l'Assemblée nationale a investi son président Cipriano Cassamá comme président par intérim, alors qu'Embaló réside au palais présidentiel[11]. L'armée prend le contrôle du siège de la télévision et de la radio[12] et le siège du gouvernement et le palais de justice[13]. Assermenté le [14], le nouveau gouvernement est formé de membres du Mouvement pour l'alternance démocratique G-15, de l'Assemblée du peuple uni et du Parti du renouveau social[15]. Le poste de ministre de la Santé reste vacant[16] jusqu'au [17].
Le , Embaló est reconnu par la CEDEAO, qui lui demande cependant de nommer un nouveau Premier ministre d'ici le . L'organisation préconise également une réforme de la constitution dans les six mois, alors qu'Embaló évoque des législatives anticipées[18]. Le , le président menace alors de dissoudre l'Assemblée[19]. Le , cinq députés du PAIGC rejoignent la coalition au pouvoir[20], et le gouvernement obtient la confiance du Parlement le [21].
Le , il annonce avoir été testé positif au virus de la Covid-19[22]. Quatre autres membres du gouvernement sont également touchés, dont le ministre de la Santé Antonio Deuna et le ministre de l'Intérieur Botche Candé[23]. Déclaré guéri le , il sort de sa quarantaine[24].
Des hommes armés encerclent le palais du gouvernement le , où le Umaro Sissoco Embaló et le Premier ministre Nuno Gomes Nabiam se seraient rendus pour assister à une réunion du cabinet. Le radiodiffuseur d'État rapporte que la fusillade a endommagé le palais du gouvernement, situé à proximité de l'aéroport, et que des « envahisseurs » retenaient des représentants du gouvernement. Le président déclare à l'agence de presse AFP lors d'un appel téléphonique : « Tout va bien » et a ajouté que la situation « était sous contrôle »[25].
Le , le président Umaro Sissoco Embaló annonce la dissolution de l'Assemblée nationale populaire, annonce des élections anticipées pour le et reconduit Nabiam[26],[27]. Deux mois avant la date prévue, un report est envisagé pour des raisons logistiques et financières[28]. La veille du , Embaló annonce le report du scrutin au à la suite d'un accord entre les partis politiques et la commission électorale[29].
Les législatives de 2023 sont remportées par la coalition de la Plateforme de l'alliance inclusive-Terra Ranka (PAI-Terra Ranka) menée par le PAIGC qui arrive en tête et décroche la majorité absolue des sièges. Le Mouvement pour l'alternance démocratique G-15 (Madem G15) arrive loin derrière en deuxième position. Le Madem G15 aurait souffert des luttes internes au parti ainsi que de l'incapacité du président à résoudre la chute des prix dans le secteur de la noix de cajou, dont la population tire une large part de ses revenus[30],[31]. Le , Domingos Simões Pereira est élu président de l'Assemblée nationale populaire[32]. Geraldo Martins est nommé Premier ministre le [33].
Notes et références
- 1 2 3 4 (pt) « Presidente Sissoko nomeia Nuno Gomes Nambiam Primeiro-Ministro », sur O Democrata GB (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau : face à face entre José Mario Vaz et Nuno Gomes Nabiam au second tour – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau: le candidat battu accepte les résultats de l'élection », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Législatives 2019 : La Guinée Bissau toujours sans Premier ministre », sur La Tribune (consulté le ).
- ↑ « Élections en Guinée-Bissau: Sissoco Embalo engrange le soutien de Nuno Nabiam - RFI », sur RFI Afrique (consulté le ).
- ↑ I, « Présidentielle en Guinée-Bissau: Umaro Sissoco Embalo se fait «investir» », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Bissau: Embalo se fait investir président malgré le recours de son adversaire », sur VOA, VOAAfrique (consulté le ).
- ↑ Braima Darame, « Em meio a contencioso judicial, Sissoco toma "posse simbólica" como Presidente da Guiné-Bissau », DW (consulté le )
- ↑ AFP, « Umaro Embalo nomme un nouveau Premier ministre en Guinée-Bissau », sur VOA, VOAAfrique (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau: Umaro Sissoco Embalo investit son nouveau Premier ministre », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Deux présidents investis en Guinée-Bissau », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « La Guinée-Bissau, abonnée aux coups de force politiques, a deux présidents », .
- ↑ « Guinée-Bissau : le président de l'Assemblée nationale populaire investi comme président par intérim », sur french.xinhuanet.com (consulté le ).
- ↑ « Bissau: le gouvernement du Premier ministre nommé par Sissoco Embalo investi », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ (pt) SAPO, « Embaló desafia novo Executivo guineense a mudar imagem do país », sur SAPO Notícias, (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau: les fonctionnaires pris en étau entre les deux gouvernements », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « En Guinée-Bissau, la lutte contre le coronavirus freinée par la crise politique? », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Présidentielle en Guinée-Bissau: la Cédéao reconnaît la victoire d’Umaro Sissoco Embalo », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau: la bataille pour le contrôle de l'Assemblée nationale », sur fr.news.yahoo.com (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau: le camp présidentiel s'assure une majorité au Parlement », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló obtient la majorité parlementaire – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le ).
- ↑ Yann, « (COVID-19) Guinée-Bissau : le PM Na Biam testé positif au nouveau coronavirus », sur french.china.org.cn, (consulté le ).
- ↑ « (COVID-19) La Guinée-Bissau signale 52 nouveaux cas au cours des dernières 48 heures », sur french.china.org.cn, (consulté le ).
- ↑ Norbert, « (COVID-19) Le PM bissau-guinéen, déclaré guéri du coronavirus, sort de sa quarantaine », sur french.china.org.cn, (consulté le ).
- ↑ « Tentative de coup d’État en Guinée-Bissau : la situation est « sous contrôle », assure le président ».
- ↑ (en) AfricaNews, « Guinea-Bissau President dissolves parliament, calls for early elections », sur Africanews, (consulté le ).
- ↑ (en) Reuters, « Guinea-Bissau's president Embalo dissolves parliament, citing corruption », sur Reuters, (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau : risque d’un report des législatives faute de moyens – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
- ↑ « Guinea-Bissau postpones legislative elections », sur www.apanews.net (consulté le ).
- ↑ « Législatives en Guinée-Bissau: majorité absolue pour l'opposition, selon les résultats provisoires », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- ↑ (pt) « PAI – Terra ranka é a grande vencedora das legislativas, com cinquenta e quatro deputados », sur O Democrata GB (consulté le ).
- ↑ AfricaNews, « Guinée-Bissau : début de cohabitation après la rentrée parlementaire », sur Africanews, (consulté le ).
- ↑ « Guinée-Bissau : Geraldo Martins nommé Premier ministre », sur lecourrier.vn (consulté le ).
Liens externes
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