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Nuremberg (film, 2025)

film américain sorti en 2025 From Wikipedia, the free encyclopedia

Nuremberg est un film américain réalisé par James Vanderbilt et sorti en 2025. Il s'agit d'une adaptation de l'ouvrage Le Nazi et le Psychiatre de Jack El-Hai (en)[1].

Réalisation James Vanderbilt
Scénario James Vanderbilt
Musique Brian Tyler
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Nuremberg
Description de cette image, également commentée ci-après
Les accusés lors du procès de Nuremberg
(dont Goering en haut à gauche de la photo).
Réalisation James Vanderbilt
Scénario James Vanderbilt
Musique Brian Tyler
Acteurs principaux Russell Crowe
Rami Malek
Leo Woodall
John Slattery
Mark O'Brien
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame historique
Durée 148 minutes
Sortie 2025

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Rami Malek incarne le psychiatre Douglas Kelley qui est, en 1945, chargé d'interroger des prisonniers nazis pour déterminer s'ils sont aptes à être jugés au procès de Nuremberg. Il va particulièrement s'opposer à Hermann Göring (incarné par Russell Crowe), l'ancien « bras droit » d'Adolf Hitler[2].

Il est présenté au festival international du film de Toronto 2025. Le film reçoit des critiques généralement positives, la prestation de Russell Crowe est notamment particulièrement saluée. Il enregistre plus de 70 millions de dollars au box-office.

Synopsis

le psychiatre Douglas Kelley, incarné par Rami Malek dans le film

Le 7 mai 1945, à la veille de la capitulation de l'Allemagne nazie face aux Alliés, Hermann Göring, ancien numéro deux d'Adolf Hitler (qui s'est récemment suicidé), se rend avec sa famille aux forces américaines en Autriche. Au même moment à Washington, D.C., le juge Robert Jackson est informé de l'arrestation du Reichsmarschall. Cette nouvelle suscite une discussion avec sa secrétaire, Elsie Douglas, sur la création d'un tribunal international chargé de poursuivre les dirigeants nazis survivants pour crimes de guerre. Douglas se montre réservée, soulignant l'absence de précédent juridique international pour une telle initiative. Jackson, en revanche, se montre enthousiaste, voyant dans ce tribunal l'occasion d'établir un tel précédent. Dans un premier temps, les États-Unis hésitent à soutenir les projets de Jackson, privilégiant plutôt des exécutions sommaires. Toutefois, Jackson finit par obtenir le soutien du pape Pie XII en tirant parti de sa connaissance des relations controversées que ce dernier entretenait avec le régime nazi.

le juge Robert Jackson, ici en juillet 1940, est interprété par Michael Shannon

Par ailleurs, le lieutenant-colonel Douglas Kelley, psychiatre de l'armée américaine, est appelé à Mondorf-les-Bains au Luxembourg. Il découvre sur place qu'il est chargé d'évaluer la santé mentale de vingt-deux dirigeants nazis détenus par les Alliés — dont Göring — et sélectionnés pour être traduits en justice. Sous les ordres du commandant du centre de détention, le colonel Burton Andrus, Kelley entame sa mission avec l'aide d'un interprète d'origine allemande, le sergent Howard Triest. Si les premiers entretiens avec Göring se déroulent de manière courtoise, d'autres prisonniers, tels que Robert Ley et Julius Streicher, manifestent du mépris. Kelley juge Göring intelligent mais profondément narcissique et envisage d'utiliser ses notes sur ces échanges pour ensuite rédiger un livre-confession à des fins lucratives.

David Maxwell Fyfe lors du procès

Par la suite, Jackson et l'avocat britannique David Maxwell Fyfe sont désignés comme procureurs auprès du Tribunal militaire international nouvellement créé à Nuremberg en Allemagne. Ce tribunal inculpe les détenus de crimes contre la paix, de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de complot criminel. Durant la période précédant le procès, Kelley et Göring entretiennent des relations cordiales, ce dernier allant jusqu'à aider Kelley à examiner l'ancien adjoint du Führer, Rudolf Hess, en échange de l'autorisation d'écrire à son épouse Emmy et à sa fille Edda. Douglas Kelley noue également des liens avec ces dernières, servant d'intermédiaire pour les échanges de messages entre elles et Göring. En privé, Jackson sollicite Kelley pour obtenir des informations sur la stratégie de défense des prisonniers, afin d'orienter l'argumentation de l'accusation.

Avant le début du procès, Robert Ley parvient à se suicider par strangulation dans sa cellule, malgré la sécurité renforcée par Burton C. Andrus. Ce suicide amène Andrus à faire appel au psychologue Gustave Gilbert pour obtenir un second avis. À l'ouverture du procès, Jackson prononce une déclaration liminaire percutante soulignant la nécessité de rendre des comptes, tandis que Göring, réduit au silence, reçoit l'ordre de formuler sa plaidoirie ; lui et les autres détenus plaident « non coupable ». Durant les suspensions d'audience, Kelley apprend que la famille de Göring a été arrêtée en lien avec les vols d'œuvres d'art qui lui sont imputés et demande à Andrus d'intervenir ; Göring finit par l'apprendre par l'intermédiaire de Gilbert.

À la reprise du procès, l'accusation projette des images des atrocités commises par le régime dans ses camps de concentration. Bouleversé, Douglas Kelley confronte alors Göring, qui avait précédemment nié avoir eu connaissance de tels agissements. Göring persiste à affirmer qu'il ignorait tout de ces faits et en vient à nier la réalité des atrocités ou à les comparer aux crimes présumés commis par les Alliés. Consterné, Kelley s'enivre et révèle involontairement la teneur de ses entretiens privés avec Göring à Lila, une journaliste du Boston Globe, qui publie ensuite ces informations. Furieux, Andrus relève Kelley de ses fonctions et lui ordonne de partir, non sans lui révéler toutefois qu'il a réussi à obtenir la libération d'Emmy et d'Edda. Au moment de quitter les lieux, Howie Triest confie à Douglas Kelley qu'il est un Juif né en Allemagne et que, si sa jeune sœur a pu s'enfuir en Suisse, ses parents ont été assassinés par les nazis en 1942.

Le procès, le 30 septembre 1946

Howard Triest avertit que la cruauté du régime n'a rencontré aucune opposition en raison d'une indifférence générale face au mal ; cela incite Kelley à rester et à remettre toutes ses notes personnelles sur Göring à Jackson et Fyfe, prédisant que Göring compte profiter du procès pour défendre les agissements du régime. Comme Kelley l'avait prévu, Göring déjoue le contre-interrogatoire de Jackson et affirme que son décret relatif à la « Solution finale » visait en réalité une « solution complète » axée sur l'émigration des Juifs d'Allemagne plutôt que sur leur extermination. Par ailleurs, l'agressivité de Jackson envers Göring lui vaut un rappel à l'ordre sévère du tribunal, ce qui amène Fyfe à prendre le relais. Fyfe joue sur la vanité de Göring et le pousse à admettre ouvertement sa loyauté persistante envers Hitler, le plaçant ainsi dans une impasse. À l'issue du procès, Göring est condamné à mort par pendaison.

Avant de partir, Douglas Kelley rend une dernière visite à Göring, au cours de laquelle il prend la mesure de la véritable nature de ce dernier. Le 15 octobre 1946, la veille de son exécution prévue, Göring se suicide en ingérant du cyanure, au grand dam d'Andrus[3]. Les exécutions restantes se déroulent comme prévu, Streicher étant en proie à une crise de nerfs. Triest, qui avait l'intention de révéler ses origines juives à Streicher avant son exécution, choisit finalement de l'accompagner avec douceur jusqu'à la potence. L'exécution se passe mal, Streicher devant être lesté pour que la corde provoque sa mort.

Traumatisé par ce qu'il a vécu à Nuremberg, Douglas Kelley rentre aux États-Unis et publie un ouvrage révélateur intitulé 22 Cells in Nuremberg, dont il peine toutefois à assurer la promotion. Des intertitres révèlent que Douglas Kelley a sombré dans l'alcoolisme et passé le reste de sa vie à mettre en garde — en vain — contre l'éventualité d'un futur régime comparable à celui des nazis, avant de se suicider en 1958 en ingérant du cyanure. Triest parvient à retrouver sa sœur, tandis que le travail d'accusation mené par Jackson à Nuremberg a jeté les bases des poursuites internationales pour crimes de guerre.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

En , il est révélé que James Vanderbilt va écrire et réaliser le film, avec Rami Malek, Russell Crowe et Michael Shannon dans les rôles principaux[8]. En , Richard E. Grant, Leo Woodall, John Slattery ou encore Colin Hanks rejoignent à leur tour la distribution[9],[10].

Le tournage débute en à Budapest (Hongrie) et s'achève en mai de la même année[11],[12],[13].

Sortie et accueil

Date de sortie

En , Sony Pictures Classics acquiert les droits de distribution pour l'Amérique du Nord et annonce une sortie américaine pour le [14].

Critique presse

RTBF trouve intéressante et quasiment inédit cette façon d'aborder le Procès de Nuremberg pour un résultat certes classique mais porté par un solide casting[15].

La Presse évoque un drame historique manquant d'hardiesse et laissant peu de souvenirs malgré la prestations des acteurs qui incarnent des personnages sombres[16].

Le site Écran Large se dit déçus que le Procès de Nuremberg ne soit pas l'élément central du film, que les personnages féminins ne servent que de figuration et que le film se perde en intrigues secondaires[17].

Le Devoir note que le film censé dénoncer les horreurs nazis donne la part belle à son principal instigateur à travers le jeu d'acteur de Russell Crowe qui éclipse tous les autres[18].

Tsounami n'apprécie pas le film pour ses décors médiocres, l'utilisation de la musique caricaturale ainsi que ses séquences de dialogues imaginaires entre prisonniers nazis et psychologue[19].

Abus de Ciné pointe surtout le jeu des acteurs comme point fort du film au milieu de séquences soulignant sa propre action réhaussé par des dialogues glaçants[20].

Les Inrockuptibles loue le film pour sa capacité à reconstituer de façon didactique mais honorable le Procès de Nuremberg à travers une analyse des personnages aussi complexes que l'évènement historiques auxquels ils participents[21].

Le Parisien mentionne un film gênant aux allures de blockbuster critiquant par moments avec légèreté et spectaculaire un sujet majeur dans l'histoire de l'humanité[22].

Le Figaro parle d'un mauvais film peinant tout du long à restituer le procès des hauts dignitaires nazis malgré la prestation de Russell Crowe qui ne parvient pas à sauver le reste du film[23].

Télérama apprécie le jeu des acteurs dans une mise en scène qui élude toutefois des moments clé du procès de Nuremberg[24].

Libération met en avant l'originalité du film qui consiste à disséquer le Procès de Nuremberg comme le ferait un film enquête[25].

Box-office

Le film est un succès commercial. Il récolte plus de 70 millions de dollars, pour un budget de 40 millions[26].

Davantage d’informations Pays ou région, Box-office ...
Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau de la France France 548 876 entrées[27]
Drapeau des États-Unis États-Unis 14 524 694 $[26] [28] 13
Monde Total mondial 71 141 195 $[26]
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Notes et références

Annexes

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