Observation météorologique
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Une observation météorologique est une mesure quantitative ou une observation qualitative d'un ou de plusieurs éléments météorologiques, par exemple la pression atmosphérique, l’occurrence de précipitations de pluie ou de neige, etc.[1] La prise de ces données doit être accompagnée de sa position géographique et du moment où elle s'est produite. La somme de ces observations constitue la veille météorologique mondiale et permet de connaître l'état de l'atmosphère, de la surface des océans et du manteau neigeux afin d'analyser son état actuel, ce qui servira pour la prévision météorologique et l'analyse des climats.
Dès l'Antiquité, l'observation des phénomènes météorologiques est important pour l'agriculture et plusieurs civilisations ont développé des observations astronomiques et climatiques à cette fin. Ces observations étaient le plus souvent des textes purement descriptifs écrits dans des journaux personnels, des livres de bord de navire et autres chroniques. En 1654, sous les conseils du jésuite Luigi Antinori, Ferdinand II de Médicis inaugura le premier réseau météorologique mondial coordonné par la Société météorologique de Florence (stations à Florence, Bologne, Parme, Milan, Innsbruck, Osnabrück, Paris et Varsovie qui utilisent de manière harmonisée le thermomètre florentin, premier thermomètre à alcool développé par les physiciens de l'Accademia del Cimento)[2].
Tous les réseaux d'observations qui se sont ensuite développés jusqu'au milieu du XIXe siècle étaient indépendants. Une information météorologique cruciale pouvait donc ne pas être transmise. Ceci était particulièrement important en mer. Le principal promoteur d'échanges internationaux serait l'Américain Matthew Fontaine Maury. En 1853, une première conférence des représentants de dix pays se réunit à Bruxelles pour formaliser une entente et normaliser le codage des données météorologiques. En 1873, l'Organisation météorologique internationale a été fondée à Vienne par les pays ayant un service météorologique. Des normes ont été développées par la suite pour standardiser les paramètres décrits, les unités de mesure et la fréquence de collection venant de positions régulières à travers le monde[3].
Ces observations prise à la surface sont cependant en nombre limité et la répartition des stations météorologiques est assez inégale. Ainsi les déserts, les océans et les pays pauvres sont peu couverts. De nos jours, les données des stations automatiques, des radiosondages, des radars et des satellites météorologiques, ainsi que les réseaux de détecteur de la foudre et d'autres tentent du compléter en 3 dimensions, la mesure des phénomènes météorologiques[3],[4].