Occupation japonaise de la Nouvelle-Guinée

From Wikipedia, the free encyclopedia

L'occupation japonaise de la Nouvelle-Guinée est l'occupation militaire de la partie septentrionale de l'île de Nouvelle-Guinée par l'Empire du Japon entre 1941 et 1945, durant la Seconde Guerre mondiale[1].

Faits en bref Statut, Capitale ...
Occupation japonaise de la Nouvelle-Guinée

19411945

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte japonaise de la Nouvelle-Guinée de 1943.
Informations générales
Statut Occupation militaire
Capitale Hollandia
Langue(s) Japonais, tok pisin, néerlandais, anglais et autres...
Fermer

À la suite de l'attaque de Pearl Harbor et du déclenchement de la guerre du Pacifique en décembre 1941, les forces japonaises envahissent le territoire australien de Nouvelle-Guinée ainsi que la Nouvelle-Guinée néerlandaise au début de l'année 1942. Elles s'emparent respectivement de Rabaul en février 1942 et de Hollandia en avril 1942, qui constituent alors les principales capitales administratives de ces territoires. La campagne de Nouvelle-Guinée voit ensuite les forces japonaises progresser vers le territoire australien de Papouasie, dans le sud-est de l'île. Toutefois, leur tentative de s'emparer de Port Moresby, menée dans le cadre de l'opération Mo, échoue. À la fin de la guerre, l'ensemble des positions japonaises en Nouvelle-Guinée est reconquis par les forces alliées.

Contexte

En 1941, l'île de Nouvelle-Guinée est divisée entre la Nouvelle-Guinée néerlandaise, à l'ouest, administrée comme une partie des Indes orientales néerlandaises, le territoire australien de Papouasie, au sud-est, et le territoire sous mandat australien de Nouvelle-Guinée, au nord-est. À la suite du déclenchement de la guerre du Pacifique[2], les forces japonaises envahissent la partie septentrionale de l'île au début de l'année 1942. Elles s'emparent rapidement de Rabaul, capitale du territoire sous mandat australien, ce qui entraîne l'évacuation des civils australiens. Les Japonais occupent ensuite Hollandia(aujourd'hui Jayapura), capitale administrative de la Nouvelle-Guinée néerlandaise, et en font le principal centre administratif de leur occupation en Nouvelle-Guinée[3].

Administration

Hollandia

Les forces japonaises s'emparent de Hollandia en avril 1942 et en font la capitale de leur administration en Nouvelle-Guinée[4]. La Marine impériale japonaise y établit également une base navale dans le port de Jayapura dès 1942[5]. Ses navires mouillent dans la baie de Humboldt, tandis que des unités d'infanterie sont progressivement déployées afin de renforcer les forces de débarquement de la marine. Selon les estimations alliées, les forces japonaises disposent alors de deux régiments d'infanterie en Papouasie et d'un régiment de fusiliers marins[6].

Les autorités coloniales néerlandaises cherchent à développer les échanges commerciaux en Papouasie, mais l'administration japonaise intensifie davantage cette politique après son occupation[7]. Les Japonais fondent également l'université Cenderawasih en 1943[8]. À Hollandia, ils contraignent les Papous à effectuer des travaux forcés, notamment pour la construction de routes. Trois aérodromes sont également aménagés aux abords du lac Sentani grâce à cette main-d'œuvre réquisitionnée[9]. Selon certaines sources, l'occupation japonaise de Jayapura figure parmi les plus sévères de l'ensemble des Indes orientales néerlandaises[10].

En avril 1944, les troupes américaines débarquent à Hollandia et affrontent les forces japonaises lors de la bataille de Hollandia. L'offensive se solde par une victoire des Alliés, qui prennent le contrôle de la ville et mettent fin à l'occupation japonaise de Hollandia.

Sentani

La ville de Sentani est occupée par les forces japonaises en 1943. Cette occupation prend fin en 1944, lorsque les troupes alliées reprennent la localité au cours de leur offensive. Selon certaines sources, environ 800 soldats japonais sont alors encerclés et tués lors des combats[11].

Kavieng

La ville de Kavieng, située sur l'île de Nouvelle-Irlande, est occupée par les forces japonaises en janvier 1942. Les Japonais y établissent une base militaire, de moindre importance que celle de Rabaul[12]. La ville est ensuite la cible de bombardements alliés répétés tout au long des années 1943 et 1944, avant d'être libérée par les forces australiennes et américaines en 1945[13]. De nombreux navires japonais coulés reposent aujourd'hui au large de Kavieng et constituent un site prisé pour la plongée sous-marine. Les bombardements alliés entraînent toutefois la destruction d'une grande partie de la ville avant sa libération[14].

Rabaul

Le 23 janvier 1942, environ 5 000 soldats japonais s'emparent de Rabaul. À cette époque, près d'une centaine de navires sont ancrés dans le port de Simpson. Les autorités japonaises y soumettent de nombreux Coréens, Britanniques et Indiens au travail forcé[15]. Le 13 septembre 1945, les troupes australiennes reprennent la ville, mettant ainsi fin à l'occupation japonaise[16].

Données démographiques

La majorité de la population est composée de Papous autochtones, tandis que la présence japonaise est principalement constituée de militaires. Un grand nombre de Chinois, déportés depuis d'autres régions occupées de la Nouvelle-Guinée, sont transférés à Rabaul[17]. De plus petits groupes de Britanniques, d'Indiens, de Coréens et de Taïwanais, originaires d'autres territoires de l'Empire japonais ou placés sous son contrôle, sont également déportés vers la Nouvelle-Guinée[18].

Crimes de guerre

Selon les témoignages recueillis par les forces alliées, les troupes japonaises n'hésitent pas à exécuter sommairement les personnes qu'elles considèrent comme récalcitrantes et traitent souvent les habitants de la Nouvelle-Guinée avec une grande brutalité[19]. De nombreux civils sont tués sur-le-champ lorsqu'ils n'obéissent pas aux ordres des militaires japonais.

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI