Marie Louise Françoise Odette Dornier naît le à Besançon[1] de Marie Lucie Lacoste et Victor Arthur Constant Dornier, archiviste[2]. Elle fréquente de 1908 à 1911 l'École des Beaux-arts de sa ville natale[3], obtient un premier prix de dessin, et devient professeur au lycée de Besançon. Elle est lauréate du concours de l'École des Beaux-Arts de Paris en mai 1914[4] et est reçue première du concours de professorat de dessin en 1916[5]. Élève de Jacques Majorelle et de Fernand Cormon[6], c'est une peintre orientaliste qui réalise portraits, scènes locales, nus et natures mortes[7].
Elle épouse en 1917 à Besançon Henri Louis Bruneau, sous-lieutenant récemment affecté au 6etirailleurs indigènes au Maroc, ancien décorateur et fils d'horlogers de Besançon[2],[8]. Ils auront un fils, également militaire[9]. Elle enseigne à Lons-le-Saunier, puis à Langres en 1919[10]. En 1920, son mari, lieutenant, est détaché à la direction du Génie à Casablanca.
Elle contribue à Casablanca, où elle est professeur de dessin au lycée de jeunes filles[11], à l'ouverture d'une académie de peinture[12], et avec son mari expose aux salons des militaires dès 1928. En 1935, avec Geneviève Barrier Demnati et Marguerite Delorme, elle est l'une des trois femmes à participer au salon des peintres d’Afrique du Nord à Casablanca[12]. Elle expose à la galerie Monterrat à Casablanca en 1935[13], La Boîte à Musique à Rabat en 1944[14], etc. En 1948, elle expose au VIIIe Salon des Artistes Indépendants de Casablanca[15]. Elle expose au moins jusqu'en 1951.
Son mari, démobilisé fin 1945, meurt en 1975 à Casablanca.
Odette Bruneau meurt en 1984 à Buzignargues[6],[7]. Son fonds d'atelier est vendu chez Drouot en 2016[17]. Son œuvre abondante, aux couleurs chaudes, entièrement consacrée au Maroc, reste à redécouvrir.
Élisabeth Cazenave, «Bruneau, Odette», dans Les artistes de l'Algérie: dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, Bernard Giovanangeli Éditeur, , 447p. (ISBN9782909034270, lire en ligne), p.181.