Oisilly

commune française du département de la Côte-d'Or From Wikipedia, the free encyclopedia

Oisilly est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Oisilly
Oisilly
L'église Saint-Léger.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Communauté de communes Mirebellois et Fontenois
Maire
Mandat
Robert Roblot
29 juin 2024-2026
Code postal 21310
Code commune 21467
Démographie
Gentilé Oisillons
Population
municipale
127 hab. (2023 en évolution de −1,55 % par rapport à 2017)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 17″ nord, 5° 22′ 00″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 238 m
Superficie 5,97 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Apollinaire
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Oisilly
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Oisilly
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Géographie

Situation

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 844 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Poyans à km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Oisilly est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,9 %), forêts (20,4 %), prairies (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Le nom de la commune est cité dans les Chroniques de l'abbaye de Bèze sous la dénomination de Auxilicum[16]. On retrouve également les appellations de Ossilleium, Osiliacum puis Ozilly, Oisiley et Oizilly[17].

L'église fut donnée par Villencus, évêque de Langres à l'abbaye de Bèze en 1130. Cette paroisse lui avait déjà appartenu vers 614, cédée à l'époque par le duc Amalgaire. La commune était divisée en trois seigneuries : Chamblan, Montarean et Ozilly, avec trois châteaux forts, détruits lors du passage des troupes du général Gallas. Elles furent par la suite réunies.

Un certain frère Jean (Antoine de Bourbon, comte de Moret, 1607-1692), fils naturel de Henri IV et de Jacqueline de Breuil[18], a vécu quelque temps au XVIIe siècle dans un ermitage situé dans une caverne au milieu d'un bois dépendant du village d'Oisilly, où il forma 13 jeunes novices[19].

En 1852, une épidémie de variole se déclare à Mirebeau-sur-Bèze et se propage à Oisilly[20].

Avec l'ouverture en 1888 de la section Is-sur-Tille à Gray de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray, Oisilly a partagé une gare avec Renève.

Pendant la Première Guerre mondiale, un camp militaire américain fut installé au lieu-dit la Roche.

Passé ferroviaire du village

Horaire de la ligne d' Is-sur-Tille à Gray en 1914.
Un train à vapeur sur le viaduc d'Oisilly vers 1910.
Le viaduc d'Oisilly aujourd'hui qui permettait aux trains de franchir la Vingeanne, le Canal entre Champagne et Bourgogne .

De 1882 au 2 mars 1969, la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant du sud-ouest de la gare de Mirebeau-sur-Bèze, contournait le village par le nord, et, après avoir franchi le Viaduc d'Oisilly s'arrêtait à la gare de Oisilly-Renève, gare commune aux villages d'Oisilly et de Renève et se dirigeait ensuite vers la gare de Champagne-sur-Vingeanne.

La gare, dont les bâtiments sont encore présents de nos jours, est située au nord du village.

L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient chaque jour à la gare d'Oisilly-Renève dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens. À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises. À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le 2 mars 1969 au trafic voyageurs puis désaffectée.

Depuis 2013, cette ligne est utilisée par le Vélorail de la Vingeanne, sur le trajet Mirebeau-sur-Bèze, Oisilly-Renève, Champagne-sur-Vingeanne, Autrey-lès-Gray.

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 1977 Marc Pavie    
mars 1989 2014 François Renaud    
2014 24 mai 2020 Françoise Clément    
25 mai 2020 17 avril 2024 Charlène Collet    
18 avril 2024 29 juin 2024 Robert Roblot   Maire par interim
29 juin 2024 en cours Robert Roblot    
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2023, la commune comptait 127 habitants[Note 3], en évolution de −1,55 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
154201193200203220197215228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
206205199202209273240175174
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150165146140145129153117104
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1131048896116108131137133
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
128127-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Le viaduc ferroviaire d'Oisilly.

Lieux et monuments

  • Le viaduc construit de 1886 à 1888[25].
Long de 295 m, il supporte la voie ferrée unique de la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray et enjambe le canal entre Champagne et Bourgogne, la Vingeanne, la RD 112F et des prairies.
L'arche surplombant le canal fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale puis reconstruite en béton (le viaduc avait dès sa construction été muni de chambres de minage devant faciliter son dynamitage en cas de guerre).
  • L'église paroissiale Saint-Léger date des XIIe et XIIIe siècles[26].
Elle est de style roman, elle comprend une nef avec deux travées voûtées et est surmontée d'un clocher carré. Durant la Guerre de Trente ans, elle fut incendiée en 1636 par les troupes du général Matthias Gallas. Elle fut restaurée plusieurs fois, dont la dernière en 1994.
Les vitraux sont de Marc Couturier et ont pour thème la création du monde[27]. Elle a été inscrite aux Monuments historiques en 1986[28].
Colombier et orangerie, chapelle Saint-Augustin. L'aile gauche du château fut reconstruite à la suite d'un incendie survenu en 1864
  • Vestiges de la voie romaine menant de Langres à Besançon.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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