Marc Couturier
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Longueur, largeur, hauteur et profondeur, ces quatre attributs divins sont l'objet d'autant de contemplation (d) () |
Marc Couturier est un artiste plasticien et sculpteur français né le à Mirebeau-sur-Bèze (Côte-d'Or)[1].
Autodidacte et arrivé tardivement dans le domaine de l'art (1984), Marc Couturier vit et travaille à Paris [2].
Dans les années 1990, il développe un nouveau concept artistique, celui du « redressement » : l’artiste choisit, collecte et « redresse » divers objets, matières ou surfaces, non faits de main d’homme, dans lesquels apparaissent des paysages ou des figures. Il les assemble et les détourne pour créer des œuvres entre humour et poésie[2].
Il participe à de nombreuses expositions, en France et à l'étranger.
Plusieurs de ses œuvres figurent dans des collections de musées ou dans des espaces publics, profanes ou religieux.
Expositions (sélection)
- 1985 : Biennale de sculpture de Belfort
- 1985 : Ville de Paris, Grand Nadir
- 1986 : Salon de la jeune sculpture, Paris
- 1987 : Fondation Cartier pour l'art contemporain, Jouy-en-Josas
- 1989 : Galerie Michel Vidal, Paris
- 1989 : Fondation Cartier pour l'art contemporain, Jouy-en-Josas
- 1989 : Simultanément au Centre Georges-Pompidou et à la Grande halle de la Villette, à Paris, Magiciens de la Terre
- 1993 : Fondation Cartier pour l'art contemporain, les Dessins du troisième jour
- 1993 : Fondation Cartier pour l'art contemporain, Jouy-en-Josas
- 1993 : Philippe Briet Gallery, New York
- 1994 : Musée d'Art moderne Grand-Duc Jean (Mudam), Luxembourg, le Troisième Jour
- 1995 exhibition Marc Couturier, Temple Tō-ji, Kyoto
- 1996 : Fondation Cartier pour l'art contemporain
- 1997 : PS1 Museum, New York, Heaven
- 1998 : Galerie Praz-Delavallade, Paris
- 2000 : Avignon, La beauté
- 2001 : Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie (Maao)
- 2006 : Monastère royal de Brou
- 2006 : Galerie Praz-Delavallade, Paris
- 2006 : Musée d'Art moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg, le Troisième Jour
- 2006 : Musée d'Art contemporain de Tokyo
- 2008 : Centre Georges-Pompidou, Paris, Traces du Sacré
- 2010 : Centre Pompidou-Metz carte blanche à Marc Couturier
- 2011 : Galerie Maeght, Paris
- 2012 : Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, le Troisième Jour
- 2014 : Palais de Tokyo, Inside
- 2014 : Centre Pompidou-Metz; Formes simples
- 2015 : Musée d'Art Mori Tokyo, Simple Forms: Contemplating Beauty - Mori Art Museum, Tokyo
- 2015 : Musée du Quai Branly, Paris installation L'Aleph
- 2016 : Domaine de Chaumont-sur-Loire, huitième saison d'art
- 2016 : Centre Pompidou-Metz
- 2016 : Abbaye de Fontfroide, (Aude), barque miroir
- 2017 : Musée d'Art de Séoul (SeMA), Collection Fondation Cartier, Highlights
- 2017 : Galerie Barnoud, Quétigny, Fruits de la passion
- 2017 : Musée Zadkine, Paris, Être pierre
- 2017 : Grand Palais (Paris), Jardins
- 2017 : Fondation Villa Datris, L'Isle-sur-la Sorgue, De Nature en Sculpture
- 2017 : Espace Muraille, Genève, Voyage, voyage, des acubas aux dames de nage
- 2018 : Galerie Robespierre, Grande-Synthe, Apparition du dessin
- 2018 : Galerie Laurent Godin, Paris, L’Embarquement…
- 2018 : Power Station of Art, Shangaï, Fondation Cartier pour l'art contemporain, A Beautiful Elsewhere
- 2018 : Galerie Christophe Gaillard, Paris, Dessine-moi un drapeau
- 2019 : Domaine de Chaumont-sur-Loire, vestibule château, Vous êtes ici
- 2019 : Abbaye du Thoronet, …et l’ombre
- 2019 : Kunsthalle, Munich, The Fabric of Modernity
- 2020 : Galerie Mouvements, Paris, Incubes & Succubes (à confirmer vu pandémie)
- 2020 : Fort Sainte-Agathe, Porquerolles, Fondation Carmignac, Marc Couturier (à confirmer vu pandémie)[5],[6],[7],[8],[4],[9].
Œuvre
Selon les critiques, son art est qualifié d'aérien, minimaliste, conceptuel, poétique, symboliste, voire mystique, et ses œuvres, jugées irréelles, intemporelles, en lévitation, immatérielles, spirituelles, secrètes, mystérieuses, sacrées. Leur taille peut être intimiste ou monumentale[10].
Les matériaux qu'il travaille sont très divers : tôle d'acier, notamment sous forme de lame, bronze, métaux précieux, verre moulé ou à plat, porcelaine, bois, papier, textile. Quant à ses « redressements », leur matière dépend du hasard de la découverte.
Collections publiques
Œuvres profanes
Son tapis Acuba, réalisé en 1985 par la manufacture de la Savonnerie intégrée dans la manufacture des Gobelins, est maintenant propriété du Mobilier national.
Le Fonds national d'art contemporain (FNAC) a acquis un exemplaire de la série des barques de Saône (barques-miroirs), qui fait partie de la collection de l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne.
La Flamme de la liberté (en) est une œuvre commandée à Marc Couturier pour matérialiser l’amitié unissant la France et le Japon. D'une hauteur de 27 mètres, elle est en bronze et aluminium doré à la feuille d'or et a été inaugurée en 2001 sur des terrains gagnés sur la baie de Tokyo, dans le quartier d'Odaiba[11],[12].
Au centre, Flamme de la Liberté
Ses œuvres sont présentes dans d'autres collections publiques et privées :
- Centre Georges-Pompidou
- Musée national d'Art moderne
- Manufacture nationale des Gobelins
- Manufacture nationale de Sèvres
- Fondation Cartier pour l’art contemporain
- Fonds national d'art contemporain
- Plusieurs Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC)
- Musée d'Art moderne Grand-Duc Jean (Mudam), Luxembourg[13].
Série barque de Saône (barque-miroir) : Acquisition en 2002 par le Fonds national d'art contemporain (FNAC) ; un exemplaire fait partie de la collection de l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne depuis 1993[10].
Œuvres religieuses
En 1992, « sans chercher aucun pastiche, et en s'adressant à des artistes selon leur sensibilité actuelle », le diocèse de Paris lance une consultation en partenariat avec la Commande publique de l'État[14],[15], pour remplacer dans le chœur de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, la grande croix au pied de laquelle se tenait la Pietà jusqu'à la Révolution française, et la Gloire qui la surmontait[16],[15].
Marc Couturier remporte le concours et obtient la commande pour la réalisation d'un ensemble intitulé Croix et Gloire, qui surmontera la Pietà de Nicolas Coustou[17]. La Croix est une structure sculptée en bois recouverte à la feuille d'or. La Gloire, objet-halo au-dessus de la Croix, d'une constitution analogue, suggère une forme de poisson, symbole chrétien. Les dimensions de la Gloire et de la barre horizontale de la Croix sont en harmonie avec l’écartement des bras de la Pietà[15]. La bénédiction de la croix par Mgr Lustiger a lieu le [16]. L'œuvre a survécu à l'incendie du [17],[18].
- N-D de Paris. Croix et Gloire de Marc Couturier, en arrière et au-dessus de la Pietà de Nicolas Coustou
En 1994, Marc Couturier réalise les vitraux de l'église Saint-Léger d'Oisilly en Côte-d'Or, qui ont pour thème la création du monde[1],[15], et en 1995, un autel pour l'église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement à Paris[15].
St Denys-du-St Sacrement.
Autel, par Marc Couturier
Depuis 1998, dominant le parvis de l'église Saint-Georges de Sélestat, une lame de sa conception, en fonte d'aluminium, dorée à la feuille d'or, est fixée sur le mur pignon d'une construction remontant au Moyen Âge[19].
Pour la chapelle des Cromot, au château de Vassy (Yonne) (Yonne), il conçoit en 2019 une croix en fer, dorée à la feuille, ainsi que des vitraux réalisés par le maître-verrier Jean-Dominique Fleury[20].