Il est rattaché à une ligne de chemin de fer touristique à voie étroite, aujourd'hui fermée. La Road Transport Historical Society, qui possède également le National Road Transport Museum adjacent, gère le musée.
Suite à la fermeture du Central Australia Railway après l'ouverture d'une nouvelle ligne à écartement standard reliant Tarcoola à Alice Springs en 1980, la Ghan Preservation Society est créée en 1981.
L'association opérait depuis un site situé à McDonnell Siding, 6,4 km au sud d'Alice Springs. Une subvention de 800 000 dollars australiens accordée en 1987 par l'Australian Bicentennial Authority permet de financer la construction d'une réplique d'un bâtiment de gare des South Australian Railways[1], et un bail conclu avec l'Australian National Railways Commission rend possible l'exploitation de trains touristiques à partir d' sur les 25 km de voie vers le sud jusqu'à Ewaninga Siding[2],[3],[4],[5].
Les trains de la société —quatre par semaine au début des années 1990[6]— sont tractés par une ancienne locomotive à vapeur de classe W de la WAGR et une locomotive diesel de classe NSU des Chemins de fer du Commonwealth tirant des wagons précédemment utilisés sur le Ghan[7],[8].
En 1995, la société rencontre des difficultés financières, rompt ses liens avec le musée des transports routiers voisin[Notes 1] (le National Road Transport Hall of Fame, renommé en National Road Transport Museum) et perd de nombreux bénévoles. Les circulations ferroviaires cessent en 2001 et les locomotives ainsi que le matériel roulant sont placés en exposition statique. En 2005, les locomotives et le matériel roulant sont vandalisés et la voie ferrée est en mauvais état; la presse fait état d'un conflit entre les membres qui souhaitaient confier la gestion du site à du personnel rémunéré et ceux qui voulaient raviver l'intérêt des bénévoles[6]. En novembre 2020, le projet est décrit comme «quasiment oublié depuis plus d'une décennie, mais faisant désormais l'objet d'un effort de relance dynamique» impliquant le soutien de la communauté locale et des entreprises pour restaurer les locomotives, le matériel roulant et la ligne de chemin de fer. Les promoteurs reconnaissent les nombreux défis à relever, mais affirment qu'en cas de succès, Alice Springs disposerait d'un atout touristique majeur et d'un parc des transports ludique pour les habitants[5].