Olivier Babeau

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Olivier Babeau
Fonction
Président
Institut Sapiens
depuis
Biographie
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Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
Père
André Babeau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Emmanuel Babeau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Directeur de thèse
Jean-François Chanlat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Olivier Babeau, né le à Neuilly-sur-Seine, est un universitaire, consultant, et essayiste français.

Enseignant à l'université de Paris-Dauphine, puis à l'université Paris VIII Vincennes et à l’université de Bordeaux, il fait en parallèle un bref passage en politique[1]. Il a été directeur des études et porte-parole de la Fondation Concorde jusqu’en 2017. Depuis 2017, il dirige l’Institut Sapiens, un think tank, dont il est le cofondateur[2],[3], ainsi qu'un cabinet de conseil, Human First[4].

Olivier Babeau intervient régulièrement dans les médias. Il est souvent présenté comme  et se revendique  libéral[5]. À partir de 2024, il assure la chronique économique de la matinale d'Europe 1[6].

Famille

Olivier Babeau est né le à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils de l'économiste André Babeau. Il a cinq frères et sœurs, dont le chef d'entreprise Emmanuel Babeau[7].

Études

À l'issue de ses études secondaires au lycée catholique privé Sainte-Croix de Neuilly, il obtient son baccalauréat en 1993[8].

Après deux ans de classes préparatoires au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, il intègre l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP). En parallèle, il obtient un DEA en philosophie morale et politique à l’université Paris IV Sorbonne[9]. Il intègre l'École normale supérieure de Cachan en 1999 comme élève en 3e année et y prépare l'agrégation d’économie et gestion qu'il obtient en 2000. En 2001, il valide un deuxième DEA en économie des institutions à l’université Paris X Nanterre[9].

De 1996 à 2003, il étudie en parallèle l'orgue auprès de Sylvain Ciaravolo au conservatoire Charles Munch à Paris 11e.

Le 2 décembre 2005, il soutient sa thèse de doctorat en sciences de gestion sur le thème : « Le manager et la transgression ordinaire des règles : le cas des cabinets de conseil en management »[10].

En juin 2009, il obtient une agrégation des universités en sciences de gestion[11].

Carrière d’enseignant

En 2002, il entame sa carrière d’enseignant en devenant professeur agrégé détaché dans le supérieur à l’université Paris X Nanterre. Il devient maître de conférence et chercheur en marketing, stratégie et prospective à l’université Paris-Dauphine en septembre 2006, poste qu'il conserve jusqu'en juin 2007, avant de le reprendre en juillet 2008. Il enseigne ensuite les sciences de la gestion à l'université Paris VIII Vincennes Saint Denis jusqu’en 2014.[réf. nécessaire] Depuis, il est professeur à l’université de Bordeaux[12].

En 2017, il est le directeur de la thèse de gestion de Pascal Perri[13].

Engagements politiques

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il est conseiller auprès du Premier ministre François Fillon, ainsi que du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi[14].

Il a été brièvement (une semaine) la plume du premier ministre François Fillon, après avoir été directeur de campagne de David Martinon, candidat à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 2008.[réf. nécessaire]

En 2019, il participe à la Convention de la droite, aux côtés de Ivan Rioufol et de Laurent Alexandre, dont il est proche[14].

Chroniqueur

Il est régulièrement publié dans plusieurs médias français[15],[16],[17],[18], L’Opinion, où il a été chroniqueur entre 2017 et 2019[19], Le Figaro depuis 2019[20], ainsi que l'hebdomadaire Franc-Tireur, créé en 2021.

Institut Sapiens

Activités

Depuis , Olivier Babeau préside l’Institut Sapiens, un organisme à but non lucratif qu'il a co-fondé avec Laurent Alexandre et Dominique Calmels[21]. Son objectif est d'influencer le débat économique et social[12].

L’Institut Sapiens se veut le premier représentant d’une think tech modernisant radicalement l’approche des think tanks traditionnels[2]. Selon l'Observatoire des multinationales, il est « proche des mouvements transhumanistes, et du Medef », le cofondateur Dominique Calmels participant aux travaux du Medef au sein de plusieurs comités[14].

Il obtient en 2021 le prix Turgot du meilleur livre d'économie financière, créé sous le haut patronage du ministère de l'Économie et des Finances, pour son livre Le nouveau désordre numérique. Comment le digital fait exploser les inégalités[22].

Critiques

Le journal Libération a mené une enquête qui suggère que Olivier Babeau et l'Institut Sapiens alignent de manière suspecte leurs points de vue sur ceux de leurs clients dans les secteurs chimiques et pharmaceutiques, comme Bayer et le laboratoire pharmaceutique Teva. Cela les positionnerait plus comme une agence de lobbying que comme un institut d'analyse guidé par des convictions impartiales[3].

D'après le magazine Marianne, Olivier Babeau se présente souvent comme économiste alors qu'il est professeur de gestion et n'aurait jamais publié d'article de recherche dans des revues à comité de lecture en sciences économiques[23].

Prise de position

Il est hostile aux propositions de la Convention citoyenne pour le climat, qu'il présente comme « un ensemble idéologique assez cohérent, en fait, qui veut choisir la décroissance contre la croissance, et qui est en fait une action contre notre modèle de civilisation et l'économie de marché […][14]. » Il estime qu'« elles transformeraient la France en Venezuela en deux mois » et évoque un projet « porte-voix des élucubrations écolo-totalitaires les plus folles »[14].

Il considère que « les vraies solutions écologiques sont l’agriculture intensive pour limiter l’usage des sols, les OGM pour limiter les intrants, le nucléaire pour limiter le carbone, et le numérique pour mieux économiser l’énergie[14]. »

Récompenses

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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