Roger Karoutchi

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Élection
PrésidentGérard Larcher
PrédécesseurPhilippe Dallier
SuccesseurMathieu Darnaud
Roger Karoutchi
Illustration.
Roger Karoutchi en 1999.
Fonctions
Premier vice-président du Sénat

(2 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection
Président Gérard Larcher
Prédécesseur Philippe Dallier
Successeur Mathieu Darnaud
Sénateur français
En fonction depuis le
(14 ans, 5 mois et 9 jours)
Élection 25 septembre 2011
Réélection 24 septembre 2017
24 septembre 2023
Circonscription Hauts-de-Seine
Groupe politique UMP (2011-2015)
REP (depuis 2015)

(4 jours)
Circonscription Hauts-de-Seine
Groupe politique UMP
Prédécesseur Jacques Gautier
Successeur Jacques Gautier

(7 ans, 6 mois et 7 jours)
Élection 26 septembre 2004
Circonscription Hauts-de-Seine
Groupe politique RPR (1999-2002)
UMP (2002-2007)
Prédécesseur Charles Pasqua
Successeur Jacques Gautier
Représentant permanent de la France auprès de l'OCDE

(2 ans, 1 mois et 21 jours)
Prédécesseur Philippe Marland
Successeur Pascale Andréani
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement

(2 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Premier ministre François Fillon
Gouvernement Fillon I et II
Prédécesseur Henri Cuq
Successeur Henri de Raincourt
Député européen

(2 ans, 2 mois et 28 jours)
Élection 13 juin 1999
Législature 4e et 5e
Groupe politique UPE (1997-1999)
PPE-DE (1999)
Prédécesseur Michel Debatisse
Conseiller régional d'Île-de-France

(23 ans, 8 mois et 21 jours)
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
28 mars 2004
21 mars 2010
Circonscription Hauts-de-Seine
Président Michel Giraud
Jean-Paul Huchon
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Maroc)
Nationalité Française
Parti politique UDR (1967-1976)
RPR (1976-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
SL (depuis 2017)
Diplômé de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Professeur agrégé d'histoire
Inspecteur général de l'Éducation nationale

Roger Karoutchi, né le à Casablanca, est un homme politique français.

Il est conseiller régional d'Île-de-France de 1992 à 2015, député européen de 1997 à 1999 et sénateur des Hauts-de-Seine de 1999 à 2007. Dans les gouvernements Fillon I et Fillon II, de 2007 à 2009, il est secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement.

Devenu représentant permanent de la France auprès de l'OCDE, il retrouve son siège de sénateur en 2011. Il est premier vice-président du Sénat de 2020 à 2023.

Origines

Roger Karoutchi est le fils d'Halter Karoutchi, chirurgien-dentiste et de Sol Fedida, femme au foyer[1]. Il est issu d'une famille d'origine juive marocaine d'Essaouira, anciennement Mogador, arrivée au Maroc en provenance de Livourne dans le grand-duché de Toscane au XVIIIe siècle. Une partie de la famille Karoutchi émigre en Israël, où son cousin, Mike Karoutchi, est chanteur[2].

Vie privée

Le , dans une interview à l'AFP il rend publique son homosexualité[3]. Quelques années plus tard, Il confirme avoir conclu un « mariage de convenance » avec une amie au début des années 1980 pour « faire écran » à son homosexualité[4],[5].

Formation et carrière professionnelle

Agrégé d'histoire en 1974[6], titulaire d'une maîtrise de droit et ancien élève de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[7] (dont il n'est pas diplômé)[8], il est professeur d'histoire et d'économie à Goussainville (Val-d'Oise) puis à Paris, entre 1975 et 1989. Il est inspecteur général de l'Éducation nationale à partir de 1997.

Parcours politique

Débuts, à l'UDR puis au RPR

Roger Karoutchi se lance en politique à l'âge de 16 ans, en adhérant à l'Union des démocrates pour la République (UDR). Délégué national du Rassemblement pour la République (RPR), chargé de la jeunesse de 1981 à 1985, il seconde, en 1981, Nicolas Sarkozy, alors président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle, avant de devenir délégué national à la jeunesse du RPR, puis chargé de mission auprès du secrétaire général du RPR (1985-1986)[9].

Collaborateur de Philippe Séguin

À partir de 1986, il entre, aux côtés de Philippe Séguin, comme chargé de mission auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi (1986-1988), chargé notamment des discours. Il est ensuite son chef de cabinet de 1993 à 1997, quand ce dernier est président de l'Assemblée nationale, puis son conseiller politique quand il est président du RPR, entre 1997 et 1999. Comme lui, il soutient Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995[10].

Conseiller régional d'Île-de-France

Il est élu conseiller régional d'Île-de-France en 1992. Président du groupe RPR (1998-2002), puis du groupe UMP (2002-2010) au conseil régional, il est battu lors de la primaire en vue de l'élection régionale de 2010 par Valérie Pécresse, qui recueille 59,9 % des suffrages[11].

En , il annonce qu'il ne sera pas à nouveau candidat à une primaire UMP en vue de l'élection régionale prévue pour 2015 et se rallie à Valérie Pécresse[12]. Il quitte le conseil régional en 2015, après 23 ans de présence sans discontinuer.

Député européen puis sénateur

Roger Karoutchi en 1994.

Il devient député européen en 1997 à 1999[13]. Il démissionne en , à la suite de son entrée au Sénat pour remplacer Charles Pasqua, démissionnaire. Il y siège jusqu'à sa nomination au gouvernement, en 2007[14].

Membre du gouvernement

Il soutient activement Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. Après l'élection de ce dernier, il est, de 2007 à 2009, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement[13],[9].

Lors des élections municipales de 2008, Roger Karoutchi est élu sur la liste de rassemblement UMP-DVD-Associative de Villeneuve-la-Garenne[9].

Il est par ailleurs secrétaire national fonctionnel chargé des fédérations UMP et président-fondateur de la Fédération nationale des élus régionaux (FNER) qui réunit, depuis , les élus régionaux de droite et du centre[14].

Lors du remaniement du 23 juin 2009, il n'est pas reconduit dans ses fonctions ministérielles. Il est peu après nommé représentant permanent de la France auprès de l'OCDE, fonction qu'il occupe jusqu'en [15].

Retour au Sénat et responsabilités à l'UMP et à LR

Roger Karoutchi en 2010.

Détaché de son service d'inspecteur général de l'Éducation nationale pour exercer son mandat de sénateur, il est réintégré dans cette fonction le , afin de faire valoir ses droits à la retraite[16].

Le , il lance son propre mouvement, « Rassemblement gaulliste »[17]. Cette initiative aboutit au dépôt d'une motion gaulliste, « Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France », en vue du vote des militants instaurant des « mouvements » au sein de l'UMP à l'occasion du congrès de novembre 2012[18]. En vue de ce congrès, il soutient par ailleurs la candidature de Jean-François Copé, dont il devient directeur de campagne[19].

En janvier 2013, dans le cadre de la direction partagée entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l'UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Après le renouvellement de la moitié du Sénat en , il présente sa candidature pour présider le groupe UMP. Il est battu par Bruno Retailleau, sénateur de Vendée soutenu par François Fillon, Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin[20].

Le , Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme vice-président de la commission nationale d'investiture[21]. Le , il devient secrétaire général adjoint du parti (devenu Les Républicains), chargé des élections[22].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[23]. Le , il est nommé coordinateur adjoint de campagne[24]. Dans l'entre-deux tours, après l'élimination de Nicolas Sarkozy, il apporte son soutien à François Fillon[25].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[26].

En , il intègre l'organigramme de Libres !, le mouvement de Valérie Pécresse, chargé des relations avec le Sénat[27].

En 2021, il accède à la présidence du groupe d'amitié France-Israël du Sénat[28]. Il demande, en 2023, que le gouvernement français « punisse sévèrement » les personnes qui « ne soutiennent pas Israël et qui font l'apologie du terrorisme »[29].

En septembre 2024, alors qu'il s'était déclaré candidat à la présidence du groupe Les Républicains au Sénat, il retire finalement sa candidature[30].

Il crée en octobre 2024, au sein du groupe Les Républicains du Sénat, le club politique "Les Sages du Palais" , "formé de sénatrices et de sénateurs expérimentés, refusant le jeunisme agressif, le dégagisme exacerbé, le wokisme qui veut nous régimenter[31]".

Détails des fonctions et des mandats

Mandats électoraux

  • Conseiller régional d'Île-de-France (1992-2015)
  • Vice-président du conseil régional d'Île-de-France (1994-1998)
  • Président du groupe RPR au conseil régional d'Île-de-France (1998-2002)
  • Président du groupe Majorité présidentielle au conseil régional d'Île-de-France (2002-2010)
  • Député européen (1997-2000)
  • Suppléant de Charles Pasqua au Sénat
  • Sénateur des Hauts-de-Seine ( - , 24 - , depuis le )
  • Membre de la Haute Cour de justice
  • Adjoint au maire de Villeneuve-la-Garenne (2008-2012)
  • Premier vice-président du Sénat (2020-2023)

Fonctions ministérielles

Au sein de partis politiques

  • Délégué national du RPR, chargé de la jeunesse (1981-1985)
  • Chargé de mission auprès du secrétaire général du RPR (1985-1986)
  • Délégué national à la formation (1989)
  • Membre du conseil national du RPR
  • Secrétaire national chargé de l'administration générale et de l'animation au RPR (1998-1999)
  • Secrétaire national aux élections du RPR, puis à la politique européenne et à l'administration générale (1999)
  • Secrétaire national de l'UMP, chargé de l'animation et de la formation et des fédérations
  • Délégué général de l'UMP chargé de l'Île-de-France
  • Secrétaire départemental de l'UMP des Hauts-de-Seine
  • Vice-président de l'UMP ( - )
  • Vice-président de la commission nationale d'investiture des Républicains (depuis le )

Au Sénat

Dans les médias

Il est un temps chroniqueur de l'émission de Laurent Ruquier On va s'gêner, sur Europe 1[32].

Ouvrages

Notes et références

Voir aussi

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