Olivier Chiacchiari
auteur dramatique
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Olivier Chiacchiari, né le à Genève, est un dramaturge suisse d'origine italienne.
Biographie
Olivier Chiacchiari naît le à Genève[1]. Naturalisé suisse[2], il est fils d'immigrés italiens et possède la nationalité italienne[3],[4]. Son père est ouvrier[4].
Il fait un apprentissage de graphiste et suit une formation de comédien au Conservatoire populaire de Genève de 1985 à 1990[1]. Préférant rester dans l'ombre que s'afficher sur scène, il met fin à cette activité de comédien pour se concentrer sur l'écriture[5].
Il est l’auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre[6], dont plusieurs ont été créées en Suisse, notamment à la Comédie de Genève où elles sont mises en scène par Claude Stratz, et en France au Festival d'Avignon[7],[8]. Certaines d'entre elles ont été traduites en allemand, en italien et en polonais notamment[9]. Il écrit également pour la radio, la télévision et le cinéma[1], en particulier pendant sa pause de cinq ans dans l'écriture théâtrale entre 1998 et 2003[10]. C'est d'ailleurs la Radio suisse romande qui diffuse ses premières œuvres avant qu'elles ne fassent l'objet de lectures publiques, les théâtres les ignorant pendant sept ans[11]. Il écrit sa première pièce, Le briquet, en 1990[5].
Son style est qualifié de satirique[12],[13] et de politique[14] et ses qualités de dialoguiste sont reconnues[15].
Il est le lauréat de divers prix littéraires, notamment le Prix Welti (de) 2007 pour La Mère et l'enfant se portent bien[16], le Prix de la Société genevoise des écrivains en 1998 pour La Cour des Petits[1],[17], et le prix du dialogue au Festival du film de Soleure en 1997 pour Sale Histoire de Frédéric Landenberg[1],[6]. Il est également récipiendaire de la bourse d'aide genevoise à l'écriture en 1998[18] pour La Preuve du contraire[19].
Parallèlement à ses activités littéraires, il exerce la profession de graphiste à la Tribune de Genève[20],[21].
Publications
- Les Lois sur marché : Opéra-bouffe, Vevey, Éditions de l'Aire, , 108 p. (ISBN 9782940478903)[22],[23]
- Prudence : Sicher ist sicher, Theater der Zeit, [24]
- La Mère et l'enfant se portent bien, L'Aire, (lire en ligne)[25]
- La Preuve du contraire, Zoé, (lire en ligne)[26]
- Les Passeurs, in De Mémoire d'ondes : Mémoire et résistance à toutes les formes d'infamie, Lansman, [27]
- La Cour des Petits suivi de Sale Histoire, Chêne-Bourg, Éditions Zoé, (ISBN 978-2881823442, lire en ligne)
- Le Drame, Chêne-Bourg, Éditions Zoé, (ISBN 978-2881822988, lire en ligne). Il s'agit d'une « farce amère autour d'un cercueil »[1].
- 10 - Le Livre des Machines, suivi de Nous le sommes tous, L'Âge d'Homme, (ISBN 978-2825108109)[28]
Pièces de théâtre
- À la recherche de l'Oiseau bleu, réécriture de la pièce de Maurice Maeterlinck, 2021, mise en scène Laurence Iseli et Corinne Grandjean[29]
- Le Livre des Machines - Nous le sommes tous, 2019, mise en scène de Jean-Philippe Hoffman[30],[31]
- Le Rêve de Peer Gynt, 2018, mise en scène par Laurence Iseli[32],[33]
- Lettre à Élise, 2017, mise en scène par Isabelle Renaut[34],[35]
- Le Roi tout nu, 2015, mise en scène d'Isabelle Matter[36],[37]
- Les Lois du marché, 2013, mise en scène de Guy Jutard[38],[39]
- Le Temps des sirènes, 2013, mise en scène de Carlos Diaz[40],[41]
- Le Vilain petit mouton, 2011, mise en scène de Guy Jutard[21],[42]
- Prudence - Sicher ist sicher, 2010 à Vienne, mise en scène de Josef Maria Krasanovsky[43]
- Nuit d'éveil, 2009, spectacle écrit pour le 450e anniversaire de l'Université de Genève, mise en scène de Fredy Porras[44],[45]
- La Mère et l'enfant se portent bien, 2006, mise en scène de David Bauhofer[46]
- La Cour des petits, 2006, mise en scène de Guy Jutard[47],[48]. La pièce porte sur la « politique culturelle d'un pays modeste »[1].
- La Preuve du contraire, 2003, mise en scène de Fredy Porras[49],[50] ; 2022, à Florence (La Prova contraria, trad. Daniel Bilenko), mise en scène de Andrea Bruno Savelli[51]. La pièce est un « jeu de symétrie sur la trahison »[1].
- Sa Majesté des mouches, 1998, adaptation du roman de William Golding, mise en scène de Claude Stratz[52]