Olivier Rafowicz
porte-parole de l'armée israelienne
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Olivier Rafowicz, né à Savigny-sur-Orge, le , est un colonel de l'armée israélienne qui travaille comme porte-parole des Forces Armées d'Israël et intervient souvent dans les médias francophones pour défendre la position du gouvernement de son pays dans les conflits au Moyen-Orient.
| Olivier Rafowicz | |
| Naissance | France |
|---|---|
| Arme | Force de Défense d'Israël |
| Grade | Colonel |
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Il s'est présenté sans succès à diverses élections dans son pays sur des listes de partis nationalistes de droite. Il est l'auteur de trois livres.
Famille
Olivier Rafowicz est né en France le . Son père, juif d'origine polonaise, a échappé à la grande rafle du [1].
En 1981, il a émigré en Israël lorsqu'il avait 19 ans mû par ses idées sionistes.
Il est marié avec Roxanne Rouas-Rafowicz, dirigeante de StudioFact Media Group et membre depuis 2020 du comité exécutif à Paris du patronat français Medef[2],[3]. Il est l'oncle de la députée européenne Emma Rafowicz[4].
Carrière militaire
Après avoir terminé ses études universitaires en relations internationales et en sciences politiques, Rafowicz s'est enrôlé dans l'armée israélienne en 1985. Parmi ses fonctions au sein de l'armée israélienne il a été porte-parole du Commandement du Nord et chef de la branche des communications internationales de l'Unité des porte-paroles de Tsahal, pendant la deuxième Intifada (2000-2005) et la deuxième guerre du Liban (2006) [5].
Le , Olivier Rafowicz faisait partie d'un convoi au sud du Liban dans lequel quatre militaires israéliens ont été tués par une bombe du Hezbollah.
En avril de 2002, pendant la Deuxième Intifada, Olivier Rafowicz a été le représentant du porte-parole de l'armée israélienne dans l'équipe négociateur avec des miliciens palestiniens que s'étaient barricadés avec des otages dans l'Église de la Nativité. Il dément le fait que les soldats israéliens aient fait feu sur le bâtiment, affirmant que l' « armée israélienne n’a pas tiré sur l’église, ni sur le couvent. […] Nous excluons toute chose qui puisse faire du mal à l’église ». Cette déclaration s'avère mensongère[6]. Le , après des longues négociations, l'Israël a accepté le transfert des Palestiniens à Chypre ou Gaza.
Olivier Rafowicz critique cette année-là le rapport de Humans Rights Watch sur les potentiels crimes de guerre commis à Jénine (Cisjordanie occupée) par l'armée israélienne[7], estimant que le document « ignore complètement les raisons profondes de l’opération de l’armée israélienne à Jénine » et que celui-ci « ne s’intéresse pas à la complexité de l’infrastructure terroriste dans le camp et au fait qu’elle ait été placée au cœur d’une zone civile d’une grande densité humaine »[8].
Communicant de l'armée israélienne
Porte-parole du Commandement du Sud
En 2009, il a été recruté à nouveau en tant que porte-parole du Commandement du Sud. Il est membre de l'Institut de Stratégie et Sécurité de Jérusalem (JISS) et du conseil stratégique pour le Moyen-Orient du Centre Juif Européen (CJE).
Olivier Rafowicz a participé au lancement de la chaîne de télévision web israélienne InfoliveTV, qu'il a ensuite vendu à son épouse[9]. Il intervient souvent pour défendre les positions du gouvernement israélien à la télévision (par exemple sur ILTV[10], Al Jazeera[11] et France 24), à la radio [12] et dans la presse écrite[13]. Il est un commentateur fréquent de l'édition française de la chaîne israélienne I24News[14],[15] et a été l'envoyé du Fonds national juif pour la Belgique[16].
Porte-parole de Tsahal pendant la Guerre de Gaza
Il est fréquemment intervenu comme représentant de Tsahal après l'attaque du 7 octobre 2023. Le Monde diplomatique a critiqué le fait de que les médias français qui invitent Rafowicz contredisent rarement ou mettent en doute ses affirmations malgré ses faussetés répétées[3]. Il a notamment défendu l'idée de la véracité d'une infox sur le fait que le Hamas aurait brûlé un bébé vivant, malgré les démentis[17]. Lors d'une des rares occasions dans lesquelles un journaliste a osé remettre Rafowicz en question avec sévérité, la chaîne (TV5 Monde) a désavoué son travailleur[9].
Blast a relevé que depuis 2023, Olivier Rafowicz a été cité plus de 200 fois sur les pages X des principales chaînes d'information en continu françaises, dont 98 fois par CNews, 72 fois par BFM TV et 25 fois par LCI[8]. Le média israëlien francophone I24News, considéré comme favorable au gouvernement de Benyamin Netanyahou, l'a quant à lui cité 248 fois[8].
En , Olivier Rafowicz félicite BFM TV pour son « travail excellent » en matière de couverture de la Guerre de Gaza[8].
Déclarations sur le Hamas
Sur le plateau de I24News, Olivier Rafowicz enchaîne, selon Blast, les « déclarations outrancières » sur la Guerre de Gaza, et accuse le Hamas d'« orchestre[r] un chaos humanitaire pour accuser Israël » et d'être « organisation nazie à but génocidaire »[8]. Il critique régulièrement la communauté internationale et l'ONU, qu'il reproche de « reprend[re] les chiffres du Hamas comme s’il s’agissait des Évangiles ou de la Torah » ou encore le « narratif du Hamas »[8].
Famine à Gaza
En , alors qu'une centaine d'ONG alertent sur un risque de famine imminente, il nie sur BFMTV qu'il y ait une famine à Gaza et reporte les éventuels problèmes de distribution sur le Hamas[18]. Un mois plus tard, le , l'ONU déclare officiellement l'état de famine dans la bande de Gaza[19].
La Société des Journalistes de la chaîne dénonce les propos d'Olivier Rafowicz et affirme que ces derniers « contredise[nt] tous les éléments factuels et documentés par les ONG et nos confrères journalistes sur place, qui sont eux-mêmes en proie à cette famine, comme l’ont rappelé nos journalistes à l’antenne »[20].
Activité politique
Rafowicz a été le chef de la délégation d'immigration de l'Agence juive en France[21],[22]. En 2017, il a préparé un rapport pour la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Sofya Landever, avec des conseils pour augmenter l’immigration en Israël en provenance de France.
En octobre de 2018, il s'est présenté aux élections du Conseil Municipal de Tel-Aviv-Jaffa comme tête de la liste « Olim Beyahad », composée d'immigrants surtout francophones[23].
Bien qu'il se déclare officiellement « ni de droite ni de gauche »[8], il figure, la même année, sur la liste Israël Beytenou, parti d'extrême droite dirigé par le colon ultranationaliste Avigdor Lieberman, ancien ministre des Affaires Etrangères connu pour avoir dit qu’il fallait « décapiter à la hache » les Palestiniens et « noyer les prisonniers palestiniens dans la mer Morte »[8],[3].
En septembre de 2019, il a été le candidat numéro 16 dudit parti dans les élections pour la Vingtième Deuxième Knesset et le candidat numéro 15 dans les élections pour la Vingtième Troisième Knesset[24]. Il n'a pas remporté de siège.