Onitsha (roman)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Format | |
|---|---|
| Langue | |
| Auteur | |
| Genre | |
| Sujet | |
| Date de parution | |
| Pays | |
| Éditeur |
Onitsha est le titre d'un roman de Jean-Marie-Gustave Le Clézio publié en 1991 aux éditions Gallimard.
Ce roman écrit un peu dans le genre de Coeur des Ténèbres de Joseph Conrad mêle trois rêves et trois révoltes au cœur de l'Afrique, d'une Afrique devenue impossible pour ces trois occidentaux qui perdent chacun à leur tour l'Afrique idyllique qu'ils s'étaient construite chacun à sa manière. On peut certainement avec ce roman obtenirune vision de la ville d'Onitsha au lendemain de la seconde guerre mondiale avant l'indépendance du Nigéria, grande ville portuaire zu débouché du Niger, qui hébergea un marché africain qui passe pour le plus grand du continent. Le dernier chapitre fait référence à la guerre du Biafra.
Il s'agit de l'histoire d'un garçon anglais, Fintan, 12 ans, et de sa mère Maria Luisa, qu'il surnomme Maou. Venus après la seconde guerre mondiale dans la ville éponyme pour y rejoindre Geoffroy Allen, leur père et mari, qui y travaille pour la United Africa Company. Fintan écrit un récit de son voyage. Geoffrey avait pour intérêt essentiel d'étudier au côté du résident Sabine Rodes, un homme en marge, l'hypothèse selon laquelle les gens de Méroé ont migré dans le secteur de l'estuaire. Tous trois doivent cependant repartir à Londres à cause de la situation difficile de Maou, qui avait pris cause pour des forçats rivés au creusement d'une piscine pour le représentant de l'empire (D.O.) corrompu[1].
Les personnages :foisonnent. On retient Bony, l'ami africain de Fintan, animiste, révolté contre la colonie ; Oya, une jeune africaine qui suscite leurs désirs concurrents. Marima, une africaine de l'âge de Maou, une amitié passionnelle. Une deuxième Marima qui est la fille, de père incertain, conçue à Onitsha avant leur retour en Europe, et que Fintan, devenu adulte puis vieux, protégera constamment, soeur ou demi-soeur.
Onitsha témoigne en 1991 de la révolte désormais établie de Le Clézio envers le colonialisme et de son pessimisme concernant l'avenir des nations désormais indépendantes, soumises aux massacres intérieurs et aux pouvoirs des des prédateurs pétroliers et miniers.