Opération Forfar
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L'opération Forfar est le nom donné aux raids des commandos britanniques sur les côtes françaises durant la Seconde Guerre mondiale. Les raids font partie de l'opération Starkey, une opération de diversion destinée à faire sortir les avions de la Luftwaffe. Ces raids avaient pour but d'identifier les troupes côtières allemandes présentes sur place ainsi que leur équipement, le tout ayant pour but de simuler des opérations de reconnaissance précédant un potentiel débarquement.
En janvier 1943, le Haut commandement Allié reporte l'idée d'une invasion de la France d'au moins pour un an. En avril, ils concentrent leurs efforts sur la Méditerranée. Le nouveau chef d'état-major du commandement suprême des forces expéditionnaires alliés (à ne pas confondre avec le Commandement suprême des forces alliées), le Major-Général Fredirick Morgan, est nommé pour diriger les opérations militaires d'intoxication en Europe de l'Ouest pour immobiliser les forces ennemies au nord tandis que les alliés seraient au sud. Les ordres comprenait explicitement le fait de créer un environnement pour un potentiel débarquement sur les côtes françaises pour détourner les efforts de la Luftwaffe[1].
Morgan et Bevan, a la tête de la London Controlling Section (LDC), établirent un faux plan du commandement suprême des forces expéditionnaires alliés appelé "Ops(B)". Ils ont donc commencé à planifier des opérations pour remplir les objectifs de 1943. Le 3 juin ils procèdent à trois opérations (Starkey, Wadham et Tindall) sous le nom d'opération Cockade[1].
Opération Starkey
L'Opération Starkey est une opération visant à simuler une invasion de la France par le Nord-Pas-De-Calais début septembre 1943 afin de menacer le nord de la France pour détourner l'attention de la Luftwaffe[1]. Il permettait aussi de collecter des informations[2]. Chaque raid faisait appel à environ dix commandos, principalement du No.10 et 12[3]. Â chaque fois, l'objectif est une préparation à un débarquement imminent comprenant la destruction de point défensif, la reconnaissance ainsi que la capture de soldats travaillant sur site. Les commandos laissent aussi de fausses lettres pour conforter les officiers ennemis[2].
Charles Cruickshank, dans son ouvrage Deception in World War II, et Thaddeus Holt, dans son ouvrage The Deceivers, affirment tous deux que Forfar prévoyait quatorze missions entre juillet et septembre 1943, mais que seules huit ont été menées à bien, l'une d'entre elles, Forfar Beer, ayant dû être abandonnée à trois reprises[4],[5]. Dans son histoire du 10 Commando, Nick van der Bijl estime le nombre prévu à treize, dont seulement six ont été menées à bien, l'une d'entre elles ayant dû être abandonnée à deux reprises[6].
