Orchestre national de Metz Grand Est
orchestre symphonique français
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L'Orchestre national de Metz Grand Est (d'abord dénommé Orchestre philharmonique de Lorraine pendant dix ans, ensuite Philharmonie de Lorraine jusqu'en 2002, puis Orchestre national de Lorraine jusqu'en 2018, enfin Orchestre national de Metz entre 2018 et 2022) est un orchestre symphonique français fondé en 1976 et établi à Metz.
| Orchestre national de Metz Grand Est | |
Jacques Mercier dirigeant l'Orchestre national de Lorraine en 2014. | |
| Pays de résidence | |
|---|---|
| Ville de résidence | Metz |
| Années d'activité | Depuis 1976 |
| Type de formation | Orchestre symphonique |
| Genre | Musique classique |
| Direction | David Reiland |
| Effectif théorique | 75 |
| Site web | https://www.citemusicale-metz.fr/la-cite-musicale/lorchestre-national-de-metz |
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Histoire
L'Orchestre national de Metz Grand Est est fondé en 1976 et résulte de la fusion de l'Orchestre municipal de Metz et de l'Orchestre radio-symphonique de Strasbourg, ce dernier étant dissous à la disparition de l'ORTF. L'orchestre porte initialement le nom d'Orchestre philharmonique de Lorraine, jusqu'à sa dissolution en 1984, avant de renaître en 1986 sous le nom de Philharmonie de Lorraine, d'obtenir le statut d'orchestre national en 2002 et de devenir Orchestre national de Lorraine, jusqu'en 2018, puis Orchestre national de Metz entre 2018 et 2022, enfin Orchestre national de Metz Grand Est depuis 2022[1],[2],[3],[4].
Fort de ses soixante-quinze musiciens permanents, l'orchestre se produit essentiellement dans les départements de la région Lorraine, et principalement à Metz, à l'Arsenal (à partir de 1989) et dans la fosse de l'opéra-théâtre, même s'il n'est pas rare, toutefois, de voir la formation se produire au-delà de sa région d'attache, lors de grands festivals français et allemands, notamment[2],[1].
Outre le répertoire classique, l'orchestre national de Metz Grand Est s'attache particulièrement comme tout orchestre de région à valoriser le patrimoine régional : on peut noter notamment ses enregistrements du Stabat Mater et du Requiem de Louis Théodore Gouvy, qui ont été largement salués par la critique musicale française.
L'orchestre est financé par la ville de Metz et le conseil régional du Grand Est, ainsi que par le ministère de la Culture et de nombreux mécènes.
Sur la liste des solistes invités par l'orchestre au fil des ans, figurent notamment les noms de José van Dam, Anne Queffélec, Augustin Dumay, Maria Bayo, Cécilia Bartoli, Jean-Jacques Kantorow.
Son directeur musical et chef d'orchestre permanent est depuis 2018 David Reiland, qui succède à la tête de l'orchestre à Jacques Mercier[5],[2].
En 2025, l'orchestre annonce que David Reiland quittera son poste en 2027[6].
Directeurs musicaux
Comme directeurs musicaux de l'orchestre se sont succédé[1] :
- Michel Tabachnik (1976-1981) ;
- Emmanuel Krivine (1981-1983) ;
- Gérard Akoka (1983-1984) ;
- Jacques Houtmann (1986-1998) ;
- Jacques Lacombe (1998-2001) ;
- Jacques Mercier (2002-2018) ;
- David Reiland (depuis 2018).
Créations
L'Orchestre national de Metz Grand Est est le créateur d'œuvres de Jean-Louis Agobet (Composer l'orchestre 1.0, 2014), Carlos Roqué Alsina (Prima Sinfonia, 1983), Gilbert Amy (Stretto, 1977), Juan Allende-Blin (en) (Transformations), John Cage (Trente Pièces pour cinq orchestres, 1981), Édith Canat de Chizy (Moïra, concerto pour violoncelle, 1998), André Casanova (Ein Musikalisches Opfer ; Ephemeris, 1991), Charles Chaynes (Litanies, 1989 ; Concerto pour trombone no 2, 1997 ; Mi amor, opéra, 2007), Marc-André Dalbavie (Impressions-Mouvements, 1989), Pascal Dusapin (La Rivière, 1979 ; L'Aveu, 1982), Allain Gaussin (Irisation-Rituel, 1980), Théodore Gouvy (Pastorale pour violon et orchestre, 1999), Joan Guinjoan (Música per a violoncel i orquestra, 1978), Heinz Holliger (Trema, 1981), Philippe Hurel (Aura pour piano et orchestre, 2002), Philippe Leroux (L'Unique trait de pinceau, 2009 ; Pourquoi ?, 2009 ; Envers Symphonie, 2010), Michaël Levinas (Ouverture pour une fête étrange, 1979), Patrick Marcland (Maldoror pour récitant, chœur et orchestre, 1997), Martin Matalon (Trame V, concerto pour trompette, 2003), La Légende de Monsieur Chance, 2006), Piotr Moss (Rapsodia, 2004), Costin Miereanu (Rosenzeit, 1982), Luis de Pablo (Figura en el mar, 1990), Thierry Pécou (Marcha de la Humanidad, 2004 ; Orquoy pour grand orchestre, 2013), Griffith Rose (de) (Messe de saint Antoine) et Iannis Xenakis (A Colone, 1977), notamment[7].