Ordre de bataille du service aérien de l'American Expeditionary Force
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Cet article présente l'ordre de bataille du service aérien de l'American Expeditionary Force à la date du 11 novembre 1918, soit la date de sa puissance maximale pendant la Première Guerre mondiale.
La première unité aérienne (en) américaine arrive en France en septembre 1917, tandis que la dernière à atteindre le front le fait le . À la fin de la guerre, ce sont en tout 57 508 militaires américains qui servent dans la branche aérienne de l'American Expeditionary Force, dont 4088 pilotes. Seuls 1724 ce ces pilotes servirent cependant dans des unités combattantes américaines, le reste n'étant pas déployé à temps. Il faut rajouter à ces chiffres les 574 Américains affectés dans des unités de la Royal Air Force et les 8 pilotes affectés à l'Aéronautique Militaire française. Du fait du déploiement progressif des troupes américaines en Europe, le service aérien du corps expéditionnaire subit de très fréquentes réorganisations.
L'aviation américaine monta progressivement en puissance au cours de la guerre, qu'elle termina avec 45 squadrons d'avions et 17 compagnies de ballons déployés dans la zone de front. Toutes ces unités « de base » furent regroupées en deux grands ensembles : le First Army Air Service (en), rattaché à la 1re armée à partir du 26 août 1918, et le Second Army Air Service (en), rattaché à la 2e armée à partir du 12 octobre. Le Third Army Air Service (en), lui, est créé trois jours après l'armistice pour être rattaché aux troupes d'occupation américaines en Allemagne.
Les États-Unis sont l'un des premiers pays au monde à doter leur armée d'une composante aérienne avec la création en 1907 de l'Aeronautical Division (en), rattachée au Signal Corps. Il faut cependant attendre deux ans avant que ce corps soit doté de son premier avion, et cinq ans pour que la première unité d'aviation, le 1st Aero Squadron (en) soit créé[1]. L'Aeronautical Division est remplacée en 1914 par l'Aviation Section (en), toujours rattachée au Signal Corps[1].
Cette première tentative de force aérienne américaine souffrit toutefois d'un lancement compliqué. En plus des débats autour de son indépendance, les pilotes qui la composaient n'étaient que temporairement détachés d'autres armes, et ses commandants étaient issus du Signal Corps, sans expérience dans l'aviation[1]. Bien qu'ayant été utilisée au cours de l'expédition punitive contre Pancho Villa entre mars 1916 et février 1917, l'Aviation Section se révèle totalement inadaptée lors de l'entrée en guerre des États-Unis[1]. Ainsi, au début de l'année 1917, sur les 24 escadrons que compte la force aérienne américaine, seul le premier est pleinement opérationnel[1].
L'aviation américaine connut donc une montée en puissance rapide et considérable durant son engagement dans la guerre : lors de l'Armistice, elle représente 10% de l'aviation alliée[1]. Cette montée en puissance se fit surtout par diverses réorganisations visant à créer des unités de plus en plus grandes (les autres belligérants firent de même dans les dernières années de la guerre)[1]. Ainsi, alors que les escadrons sont éparpillés auprès d'un grand nombre d'unités terrestres au début de l'engagement américain, le I Corps Observation Group (en) est formé en pour regrouper plusieurs escadrons. Le modèle se développe progressivement, avant que les groupes ne soient eux-mêmes réunis au sein d'escadres (wing, en anglais) à partir de [1]. L'aviation américaine atteint le stade final de son développement à partir d' lorsque plusieurs escadres sont regroupées pour former le First Army Air Service (en). Une deuxième grande unité du même type est en cours de déploiement lorsque la guerre se termine[1].

La formation et l'entraînement se déroulant au 3e centre d'instruction aérien de l'aérodrome d’Issoudun.

