Organisation territoriale du Togo
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L’organisation territoriale du Togo est le cadre structurant de l’administration du pays, réparti en subdivisions administratives qui favorisent une gestion décentralisée et coordonnée. Le Togo est organisé en régions, préfectures, communes et cantons, formant un système territorial qui repose à la fois sur l’autorité déconcentrée de l’État et sur des collectivités locales dotées d’une certaine autonomie. Les lois sur la décentralisation, notamment celles adoptées en 2007 et révisées en 2019, ont renforcé la participation citoyenne et le rôle des collectivités locales dans la gestion des affaires publiques, tout en maintenant un contrôle étroit de l’État pour assurer la cohésion nationale et l’égalité devant la loi. Les préfectures servent de circonscriptions administratives dirigées par des préfets représentant l'État, tandis que les communes sont administrées par des conseils municipaux élus, jouant un rôle clé dans le développement local[1].
Cette organisation résulte d’une évolution historique marquée par la colonisation, qui a introduit les premières bases administratives modernes, suivie par des réformes post-indépendance visant à adapter le modèle aux réalités nationales[2].
Le Togo, un État unitaire
Le Togo, situé en Afrique de l'Ouest, est un État unitaire qui a développé au fil des ans un système d'organisation territoriale complexe. Cette organisation est marquée par une forte centralisation, tout en ayant initié des réformes de décentralisation pour mieux gérer les besoins locaux. Il s'agit d'un État centralisé, où le pouvoir exécutif est très concentré au niveau du gouvernement central à Lomé, la capitale. Cependant, des réformes successives ont progressivement introduit des éléments de décentralisation. Le processus de décentralisation, amorcé dans les années 1990 et qui s'est intensifié au XXIe siècle, a pour but d’accroître l'autonomie des collectivités territoriales et d’améliorer la gestion des services publics.
Le Togo est un État unitaire, où tous les citoyens sont soumis à une autorité centrale. Le pouvoir de décision émane principalement de l’État central, représenté par le gouvernement à Lomé. Ce modèle repose sur l’existence d’une seule constitution qui régit l’ensemble du pays et impose des lois communes à tous les citoyens, qu'ils soient à Lomé ou dans les régions périphériques du pays. Ce système est caractérisé par une faible autonomie des collectivités locales, qui sont fortement subordonnées à l'État central[3].
L’évolution vers la décentralisation
Bien que l'État togolais ait longtemps été centralisé, des efforts ont été faits pour introduire des mécanismes de décentralisation. En 2007, la Constitution du Togo a été révisée pour instaurer des principes de décentralisation, permettant la création de collectivités territoriales élues. Ces collectivités locales, tout en restant sous l’autorité de l’État, disposent désormais d’une certaine autonomie administrative et financière. Cette révision a marqué un tournant, ouvrant la voie à une plus grande participation des populations locales dans la gestion de leurs affaires[3].
Le "millefeuille" territorial
Le Togo, comme beaucoup d’autres pays, souffre de la complexité de son organisation administrative, souvent qualifiée de "millefeuille territorial". Ce terme désigne ici, une superposition de niveaux administratifs qui peuvent parfois créer de la confusion et des doublons dans les fonctions administratives. Le Togo présente un certain nombre de niveaux territoriaux qui compliquent la gestion publique et le fonctionnement des services publics (tel que la confusion apparente entre les communes et les cantons).
Les niveaux territoriaux
Le Togo est divisé en plusieurs unités administratives, à différents niveaux. Les plus importants sont les communes, les cantons, les préfectures, et les régions. Il y a en premier lieu les communes : le pays est subdivisé en communes qui sont des unités administratives gérées par un conseil municipal. Chaque commune est responsable de certains services publics locaux, de même pour les cantons qui sont le regroupement de plusieurs villages, mais, leur autonomie est limitée. Les communes sont dirigées par un maire élu, assisté d'un conseil municipal. Ensuite il y a les préfectures : au-dessus des communes et des cantons, les préfectures sont des subdivisions administratives responsables de la gestion de plusieurs communes. Elles sont dirigées par un préfet, qui est nommé par le président de la République et qui assure la coordination des politiques publiques au niveau local. Enfin, les régions : pour finir, le pays est divisé en régions, qui sont les unités administratives les plus larges. Le Togo compte cinq régions qui sont, du sud au nord : la Région maritime, la Région des Plateaux, la Région centrale, la Région de la Kara et la Région des Savanes ; chacune étant supervisée par un conseil régional. Ces régions sont dirigées par un préfet de région, nommé par le gouvernement central.
Cette hiérarchie des collectivités territoriales, bien que très importante pour la gestion du pays, pose souvent problème en termes de coordination et de coopération entre les différents niveaux administratifs[4].
La réforme de décentralisation et la simplification des structures
Le processus de décentralisation amorcé par le Togo a conduit à des réformes qui visent à simplifier l’administration territoriale. Cependant, les critiques à propos du "millefeuille territorial" se font de plus en plus entendre. En 2018, des propositions ont été faites pour réduire le nombre d’échelons administratifs, en fusionnant certaines préfectures ou en augmentant le rôle des conseils régionaux. L’objectif est d’optimiser les ressources publiques et de rendre les services plus accessibles aux citoyens[4].
Les services publics et l’administration
L’organisation territoriale du Togo repose sur la mise en œuvre de services publics destinés à répondre aux besoins de la population. Cela inclut l’éducation, la santé, la sécurité, et l’approvisionnement en services essentiels comme l’eau et l’électricité. Les services publics sont gérés par l’État, mais depuis la décentralisation, les collectivités territoriales jouent également un rôle important dans leur gestion[4].
Les services publics au niveau local
Les services publics au Togo sont gérés par plusieurs niveaux administratifs. À la base, ce sont les communes qui gèrent une grande partie des services publics de proximité, comme l’assainissement, l’éducation primaire et secondaire, et l’état civil. Les préfectures et les régions coordonnent la gestion des services publics à une échelle plus large, par exemple en matière de santé, d’infrastructure, ou de sécurité.
Les services publics au Togo se caractérisent par une certaine centralisation des décisions et des ressources. Les projets et les budgets des collectivités territoriales sont souvent soumis à l’approbation du gouvernement central. Ce modèle est encore très marqué par le contrôle exercé par l'État, bien que des réformes aient été entreprises pour permettre une meilleure allocation des ressources et une plus grande participation locale[4].
L’administration publique
L’administration publique togolaise comprend l’ensemble des structures étatiques et des fonctionnaires responsables de la mise en œuvre des politiques publiques. L’administration territoriale de l’État est organisée en fonction des circonscriptions administratives (cantons, communes, préfectures, et régions). Le service public, au Togo, repose sur plusieurs principes fondamentaux, tels que la continuité du service, l’égalité d’accès pour tous les citoyens, et l’adaptabilité aux besoins de la population.
Le rôle de l’administration publique au Togo est également de promouvoir la justice sociale et d’assurer l’équité dans la répartition des ressources à travers le pays. Toutefois, le manque de moyens, la lenteur administrative, et le clientélisme restent des défis majeurs dans la gestion des services publics[5].
Vers une nouvelle organisation territoriale ?
Le Togo continue de travailler sur l’amélioration de son organisation territoriale, en particulier dans le cadre de la décentralisation. En 2017, une nouvelle loi de décentralisation a été adoptée pour améliorer l’autonomie des collectivités locales et renforcer leur capacité de gestion. Cela inclut une plus grande délégation de pouvoirs et de ressources financières aux collectivités locales, ainsi que des réformes dans la formation des agents publics pour améliorer l’efficacité des services[5].
Les défis de la décentralisation
Malgré ces avancées, le processus de décentralisation au Togo reste incomplet et confronté à de nombreux défis. L’une des principales difficultés réside dans la mise en place de la capacité administrative et technique des collectivités locales. Il existe également des disparités importantes entre les régions urbaines et rurales en termes de développement infrastructurel et d’accès aux services publics.
Des réformes doivent également être entreprises pour renforcer la coopération entre les différents niveaux administratifs, afin d’éviter les doublons et améliorer la coordination. Cela nécessitera de réorganiser les relations entre les communes, les préfectures, et les régions, et d’assurer une meilleure transparence dans la gestion des fonds publics[5].
Collectivités territoriales
Collectivités de droit commun
Régions
Le Togo est divisé en cinq grandes régions administratives (du nord au sud) : la Région des Savanes (au nord), la Région de la Kara, la Région Centrale, la Région des Plateaux et la Région Maritime (au sud).
| Région | Superficie[7]
(km²) |
Population (2022) | Chef-lieu | Localisation | Caractéristiques principales | Activités dominantes |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Région Maritime | 6 280 | 3 534 991 | Tsévié | Sud, bordée par l'Atlantique | Capitale Lomé, économie portuaire | Commerce, pêche, industrie |
| Région des Plateaux | 17 206 | 1 635 946 | Atakpamé | Sud-est | Relief accidenté, climat humide | Culture de café et de cacao |
| Région Centrale | 13 101 | 795 529 | Sokodé | Centre | Relief varié, carrefour commercial | Cultures vivrières, échanges locaux |
| Région de la Kara | 11 588 | 985 512 | Kara | Nord | Montagnes, vallées, sols fertiles | Agriculture, production de tubercules |
| Région des Savanes | 8 496 | 1 143 520 | Dapaong | Extrême nord | Climat semi-aride, végétation de savanes | Élevage, culture de céréales |
Ces régions sont le fruit de découpages territoriaux visant à renforcer la décentralisation et l’administration locale. Chaque région est dirigée par un préfet, représentant de l’État, nommé par décret présidentiel. Toutefois, ces entités ne disposent pas encore d’une autonomie totale en matière de gestion, cependant, des efforts sont en cours pour développer les capacités locales et renforcer les pouvoirs des collectivités territoriales[8].
Préfectures
Chaque région est subdivisée en préfectures, au nombre de 39. Ces subdivisions administratives permettent une meilleure gestion locale et la coordination des activités entre l’État central et les localités.
Les préfectures sont dirigées par des préfets qui jouent un rôle essentiel dans l’exécution des décisions gouvernementales à l’échelle locale. Les préfets veillent également à la sécurité publique, au respect des lois et à la mise en œuvre des projets de développement[8].
Communes
Depuis la réforme de la décentralisation amorcée en 2019, le Togo compte 117 communes, chacune dirigée par un conseil municipal élu au suffrage universel direct. Ces conseils municipaux sont présidés par un maire, qui constitue l’autorité exécutive locale[12].
| N° | Communes | Maire | Régions | Chef-lieu |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Cinkassé 1 | Koundjo Nagnango | Région des savanes | Dapaong |
| 2 | Cinkassé 2 | Kandjime L. Debire | ||
| 3 | Tône 1 | Gountante Yampoadeb | ||
| 4 | Tône 2 | Sibitidja Momare | ||
| 5 | Tône 3 | Nanmoupa Douti | ||
| 6 | Tône 4 | Bantinia Blimpo | ||
| 7 | Kpendjal 1 | Arzoume Sambiani | ||
| 8 | Kpendjal 2 | Tondja Didjengou | ||
| 9 | Kpendjal Ouest 1 | Moali Boukari | ||
| 10 | Kpendjal Ouest 2 | Komlan Mintoiba | ||
| 11 | Oti 1 | Seidou Baboudou | ||
| 12 | Oti 2 | Yentroulengue Ladani | ||
| 13 | Oti Sud 1 | Kwami Lamboni | ||
| 14 | Oti Sud 2 | Charles Yindjido Bikoubia | ||
| 15 | Tandjouare 1 | Monoka Lare | ||
| 16 | Tandjouare 2 | Kounsoumba Salissa | ||
| 17 | =Kéran 1 | Kounama Kpemou | Région de la Kara | Kara |
| 18 | Kéran 2 | Adji Datibe | ||
| 19 | Kéran 3 | Ntcha Lapoili N'Dah | ||
| 20 | Bassar 1 | Djani Lentame Kokou Gbati | ||
| 21 | Bassar 2 | Adedokou Adessonkain | ||
| 22 | Bassar 3 | Kondi Tchapo | ||
| 23 | Bassar 4 | Toï Hozo | ||
| 24 | Dankpen 1 | Nakodja Beguem | ||
| 25 | Dankpen 2 | Nare Tanma Tittora | ||
| 26 | Dankpen 3 | N'Yobol Koulou | ||
| 27 | Kozah 1 | Pawoubadi Pidabi | ||
| 28 | Kozah 2 | Kossiwa E. Kabiya | ||
| 29 | Kozah 3 | Sami Essokudjowu Pissiyou | ||
| 30 | Kozah 4 | Simféilé Adom | ||
| 31 | Binah 1 | Tchao Madjatom Bamaze | ||
| 32 | Binah 2 | Ali Tatangue | ||
| 33 | Doufelgou 1 | Tchémi tchambi tchapkro | ||
| 34 | Doufelgou 2 | Touni Koubonou | ||
| 35 | Doufelgou 3 | Abla Yassim | ||
| 36 | Assoli 1 | Nouhoum Salissou Abou-Bakari | ||
| 37 | Assoli 2 | N'na Kpelafiya | ||
| 38 | Assoli 3 | Daouda Alassani | ||
| 39 | Tchaoudjo 1 | Tchanilé Ouro-Gbele | Région centrale | Sokodé |
| 40 | Tchaoudjo 2 | Kokolou Kiliou | ||
| 41 | Tchaoudjo 3 | Agoro. Sansani Tchedre | ||
| 42 | Tchaoudjo 4 | Kpégouni Tchagnao | ||
| 43 | Sotouboua 1 | Plibam Gnanguissa | ||
| 44 | Sotouboua 2 | Padamilim Agbada | ||
| 45 | Sotouboua 3 | Komlanvi Lonmou | ||
| 46 | Mô 1 | Bayé Kloun | ||
| 47 | Mô 2 | Séidou Gmampoum | ||
| 48 | Tchamba 1 | Ousmanou Katafara | ||
| 49 | Tchamba 2 | Atiode Sita Amogou | ||
| 50 | Tchamba 3 | Akahou Tikpa Saboutou | ||
| 51 | Blitta 1 | Yao Bassambadi Dazimwai | ||
| 52 | Blitta 2 | Kodjo Malou | ||
| 53 | Blitta 3 | Koami Kotokoli | ||
| 54 | Anié 1 | Tfaraba Los-Masingo Atara | Région des plateaux | Atakpamé |
| 55 | Anié 2 | Kokou Ogouhounde | ||
| 56 | Est-Mono 1 | Tossima Katelewena | ||
| 57 | Est-Mono 2 | Assitchou Kokou Tambo | ||
| 58 | Est-Mono 3 | Massan Dzifa Kodko-Bakpe | ||
| 59 | Moyen-Mono 1 | Djidjole Mensah Pierre Awity | ||
| 60 | Moyen-Mono 2 | Mawouna Fantodji | ||
| 61 | Agou 1 | Patrick Kodjovi Sénam Bolouvi | ||
| 62 | Agou 2 | Koofi Sessime Sakpa | ||
| 63 | Danyi 1 | Kossivi Wonyra | ||
| 64 | Danyi 2 | Komla Bawa Semedo | ||
| 65 | Akébou 1 | Yawo Sodagni | ||
| 66 | Akébou 2 | Koffi Bedou Owoussou | ||
| 67 | Kpélé 1 | Komla Apedoh Batchey | ||
| 68 | Kpélé 2 | Komlan Xolali Dotsou | ||
| 69 | Kloto 1 | Yawo Winny Dogbatse | ||
| 70 | Kloto 2 | Mensah Abots-Dzegbla | ||
| 71 | Kloto 3 | Kossi Mawuli Amuaku | ||
| 72 | Ogou 1 | Yawa Ahofa Kouigan | ||
| 73 | Ogou 2 | Noumonvi Agounkey | ||
| 74 | Ogou 3 | Kossivi Dedete Thadee | ||
| 75 | Ogou 4 | Noumonvi Guegue | ||
| 76 | Amou 1 | Kossi Woledji | ||
| 77 | Amou 2 | Meyebine-Esso Kwame Gnassingbe | ||
| 78 | Amou 3 | Yao Obibiaboe Essiomle | ||
| 79 | Wawa 1 | Yao Ogah Assamoah | ||
| 80 | Wawa 2 | Koudjo Bossiade | ||
| 81 | Wawa 3 | Yao Kounalè Wletou | ||
| 82 | Haho 1 | Yawovi Sefenu | ||
| 83 | Haho 2 | Sossou Ayidote | ||
| 84 | Haho 3 | Kossi Adaïsso | ||
| 85 | Haho 4 | Wanta Ranougo Badombena | ||
| 86 | Avé 1 | Kodjo Alexandre Aziabu | Région Maritime | Tsévié |
| 87 | Avé 2 | Kwaku Ayawli | ||
| 88 | Bas-Mono 1 | Anani Djogbessi | ||
| 89 | Bas-Mono 2 | Atsou Eklou | ||
| 90 | Yoto 1 | Kossi Amegnonan | ||
| 91 | Yoto 2 | Yawavi Adjra | ||
| 92 | Yoto 3 | Kokou Degbe | ||
| 93 | Vo 1 | Atissovi Afande | ||
| 94 | Vo 2 | Kokou Messan Gnavo | ||
| 95 | Vo 3 | Kodjo Minogblon | ||
| 96 | Vo 4 | Kodjo Ezian | ||
| 97 | Lacs 1 | Alexis John C.D. Aquereburu | ||
| 98 | Lacs 2 | Amavi Bénoit Mensah | ||
| 99 | Lacs 3 | Edoé Gunn | ||
| 100 | Lacs 4 | Folly Kuevidjin | ||
| 101 | Zio 1 | Sodjedo Messan Agogno | ||
| 102 | Zio 2 | Adjo Agbaglo | ||
| 103 | Zio 3 | Koffi Atsou Dzene | ||
| 104 | Zio 4 | Etse Franck Sego | ||
| 105 | Agoé-Nyivé 1 | Akoété Adanboubou | ||
| 106 | Agoé-Nyivé 2 | Koffi Djabakou Bolor | ||
| 107 | Agoé-Nyivé 3 | Yawo Adonkanu | ||
| 108 | Agoé-Nyivé 4 | Adamou Abdoulaye | ||
| 109 | Agoé-Nyivé 5 | Afiwa Enyonam Gbodzo | ||
| 110 | Agoé-Nyivé 6 | John Siabi K-Koumah Aglo | ||
| 111 | Golfe 1 | Koamy Gbloekpo Gomado | ||
| 112 | Golfe 2 | Kokou Sénamé Amaglo | ||
| 113 | Golfe 3 | Alawo Adjayi Kamal | ||
| 114 | Golfe 4 | Jean Pierre Fabre | ||
| 115 | Golfe 5 | Kossi Agbenyega Aboka | ||
| 116 | Golfe 6 | Koffi Dagbovie | ||
| 117 | Golfe 7 | Aimé Koffi Djikounou |
Les communes représentent le niveau de base de l’administration locale et disposent de compétences variées telles que la gestion de l’éducation primaire et de la santé de proximité, l'aménagement du territoire et l'urbanisme, la gestion des marchés locaux et infrastructures communales etc.
Cependant, des défis importants demeurent comme l'insuffisance des ressources financières et humaines ou encore le manque d’équipements pour l’administration locale.
Collectivités à statut particulier
Grand Lomé
La capitale togolaise, Lomé, et ses environs disposent d’un statut spécial. L’agglomération de Lomé est administrée par le District Autonome du Grand Lomé (DAGL), créé en 2016. Cette entité assure la gestion des infrastructures stratégiques (port, aéroport), la collecte des déchets et l’aménagement urbain.
Le DAGL est dirigé par un gouverneur nommé par le président de la République. Bien que cette structure soit équipée pour gérer les défis propres à une métropole, elle fait face à des problèmes tels que l’expansion urbaine non planifiée et les défis environnementaux[12],[14].
Défis et perspectives
La décentralisation au Togo est en constante évolution. Les principales perspectives incluent sur le renforcement des capacités locales telles que la formation des cadres locaux pour mieux gérer les communes, l'augmentation des ressources locales avec une diversification des sources de financement, avec une amélioration de la gouvernance : une transparence dans la gestion des projets communaux[15].
Le gouvernement togolais, avec le soutien des partenaires internationaux comme l’Union Européenne et le PNUD, travaille à relever ces défis[16].
