Oriel
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Un oriel (fenêtre en baie ou fenêtre arquée) est une fenêtre en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux d'une façade et soutenue par une ou plusieurs consoles. Quand l'oriel est fermé par une porte intérieure, on parle de « balcon-serre ».
Le nom masculin oriel apparaît pour la première fois dans la langue écrite en 1879[1],[2] dans le dictionnaire d'architecture d'Ernest Bosc, sous le sens originel de « très petit oratoire pratiqué dans l'épaisseur d'un mur »[2]. Il s'agit alors d'une reprise de l'ancien français oriol, attesté en 1174-1176 et existant également sous les formes euriel ou horieul (« porche », « galerie » ou « corridor »)[1],[2].
Le sens contemporain est attesté dès 1888 et est un anglicisme provenant de l'anglais oriel window (1805), qui désigne une fenêtre en saillie, lui-même également issu d'oriol (via oriel, attesté en anglais au XIVe siècle)[2].
L'étymologie du terme oriol lui-même reste cependant incertaine[1],[2]. Le terme pourrait provenir du bas latin auleolum (« chapelle »), diminutif d'aulaeum (« rideau », « tenture » ou « baldaquin ») devenu °oliol puis oriol, soit par dissimilation, soit par fausse étymologie avec le latin orare (« prier » ; retrouvé dans le sens originel d'oratoire proposé pour oriel par Ernest Bosc)[2].
Description

Un oriel peut épouser différents aspects et formes (de deux à six faces) et être surmonté d'un toit ou d'une petite terrasse avec garde-corps.
Héritier lointain des anciennes échauguettes françaises[précision nécessaire] [réf. nécessaire], l'oriel de nos jours peut également désigner une « fenêtre en baie » ou « fenêtre arquée », termes qui désignent aujourd'hui pour les professionnels[Qui ?] les châssis vitrés coulissants constitués d'ouvrants en portions de cylindres à vitres pouvant être planes ou cylindriques.
Des bay-wyndowes sont attestées dans la mode architecturale anglaise des années 1400[3]. Ce dispositif architectural est devenu populaire avec le style néogothique puis, en Grande-Bretagne, avec l'architecture victorienne de la fin du XIXe siècle. Il est largement utilisé dans les pays germaniques sous le nom d'Erker, depuis la Renaissance. Il était également utilisé auparavant dans l'architecture islamique, en conjonction avec les moucharabiehs, que l'on retrouve également dans l'architecture indienne avec le jharokhâ et qui permet aux femmes de regarder dehors sans être vues.
L'avantage de ce type de construction, outre le traitement esthétique de la façade du bâtiment par son volume, est de procurer un peu plus de chaleur solaire à l’intérieur, ainsi qu’une vue surplombante sur la rue (sa fonction militaire initiale [réf. nécessaire]). En revanche, contrairement aux idées reçues, il ne permet pas de faire entrer plus de lumière dans la pièce qu'une fenêtre classique.

