Mers-les-Bains

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Mers-les-Bains
Mers-les-Bains
La façade maritime de Mers-les-Bains.
Blason de Mers-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CC des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Emmanuel Maquet
2026-2032
Code postal 80350
Code commune 80533
Démographie
Gentilé Mersois, Mersoise
Population
municipale
2 540 hab. (2023 en évolution de −10,09 % par rapport à 2017)
Densité 471 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 05″ nord, 1° 23′ 19″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 99 m
Superficie 5,39 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Eu
(banlieue)
Aire d'attraction Eu
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Friville-Escarbotin
Législatives 3e circonscription de la Somme
Localisation
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Mers-les-Bains
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Mers-les-Bains
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Mers-les-Bains
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Mers-les-Bains
Liens
Site web https://www.merslesbains.fr/

Mers-les-Bains [mɛʁs le bɛ̃] est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Le s se prononce à la fin de Mers (/mɛʁs/). Les locaux abrègent en prononçant simplement « Mers ».

Avec Eu et Le Tréport, elle est l'une des trois principales villes de l'unité urbaine d'Eu qui fait entièrement partie de l'intercommunalité dénommée communauté de communes des Villes Sœurs.

Depuis le , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime[1]. Elle est aussi l'une des portes d'entrée du "Grand site de France Baie de Somme".

En 2024, Mers-les-Bains est arrivé 2e dans l'élection du Village préféré des français, derrière Collioure.

En 2025, Mers-les-Bains rejoint le "Réseau des Villes Belle Époque" aux côtés de Cabourg, Houlgate, Bagnoles de L'Orne, Saint-Raphaël et Spa en Belgique. Une adhésion qui confirme l'attrait de la station pour son passé "Belle Epoque", à l'origine, avec la mode des Bains de mer, de l'édification de son quartier balnéaire de villas classées[2].

Localisation

Mers-les-Bains est un bourg picard du Vimeu aux confins de la Somme et de la Seine-Maritime.

Administrativement, c'est aujourd'hui une commune des Hauts-de-France. Pour ce qui est du Vimeu, la majorité des Mersois ne considèrent pas en faire partie, et estiment que celui-ci commence sur le plateau et non en vallée[2].

Limitrophe d'Eu et le Tréport, la commune est située à 27 km au nord-est de Dieppe[3], 32 km à l'ouest d'Abbeville[4] et à 68 km au nord-ouest d'Amiens[5] à vol d'oiseau[Note 1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de trois communes.

Les communes limitrophes sont Eu, Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly et Le Tréport.

Géologie et relief

Mers-les-Bains est une station balnéaire et de tourisme de la Somme, située sur le littoral de la Manche[6], au nord de l'embouchure de la Bresle.

Vue des Falaises de craie de Mers-les-Bains.

Cette station balnéaire, également labellisée depuis 2011 Station verte de vacances, possède une plage de galets (et de sable à marée basse) d'environ un kilomètre de long ainsi que de hautes falaises de craie (+- 95 m). Du haut de ces dernières, près de la statue de Notre-Dame, se dégage un vaste panorama (accessible à pied en passant devant l'église ou en voiture par le plateau en suivant la direction du lieu-dit Blengues) d'où il est possible de voir la mer, la ville voisine du Tréport, son port de plaisance et de commerce, la ville d'Eu avec notamment son château et sa collégiale, puis au nord d'apercevoir Ault et le hâble éponyme, en direction de la baie de Somme. Par temps clair, la côte picarde se dévoile à l'horizon jusqu'au Marquenterre.

Tout près de Mers et sur son territoire se trouvent la valleuse de Boulval puis le bois de Rompval, bois maritime propriété du Conservatoire du littoral et non ouvert au public. En continuant, on atteint sans mal le bois de Cise, bois résidentiel de la commune voisine de Ault, qui donne sur la mer.

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Mers-les-Bains[Note 2].

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

Elle est limitée au sud par la Bresle[7],[Carte 1].

La Bresle est un fleuve côtier d'une longueur de 68 km, qui prend sa source dans la commune de Abancourt, à 180 mètres d'altitude, et se jette dans la Manche au Tréport, après avoir traversé 30 communes[8].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Vallée de la Bresle ». Ce document de planification concerne un territoire de 748 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Bresle. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement, de gestion et de valorisation du bassin de la Bresle[9].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 764 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cayeux-sur-Mer à 15 km à vol d'oiseau[16], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 761,1 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

Natura 2000

Estuaires et littoral picards (baies de Somme et d'Authie)[19].

ZNIEFF de type 1

Falaises maritimes et estran entre Ault et Mers-les-Bains, bois de Rompval[20]. Ces falaises de craie sont le prolongement de la côte d'Albâtre et s'étendent sur 6 kilomètres avant de disparaître à l'intérieur des terres.

Cours de la Bresle et prairies associées[21].

Les vallées de la Bresle, du Liger et de la Vimeuse[22].

La plaine maritime picarde[23].

Autres protections

L'ensemble des crêtes et valleuses des falaises mersoises, entre Mers et le bois de Cise et incluant le site du Bois de Rompval (Conservatoire du littoral), est classé en zone protégée ZNIEFF[réf. nécessaire].

Urbanisme

Typologie

Au , Mers-les-Bains est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24].

Elle appartient à l'unité urbaine d'Eu[Note 4], une agglomération inter-régionale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[25],[I 1].

Par ailleurs, Mers-les-Bains fait partie de l'aire d'attraction d'Eu, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[26],[27].

Mers-les-Bains est une ville bordée par la Manche, et également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[28]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[29].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,8 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,5 %), zones urbanisées (18,9 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), forêts (9,4 %), prairies (8,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,4 %), zones humides côtières (0,1 %)[30].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 3 067, alors qu'il était de 2 993 en 2016 et de 2 805 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 46,3 % étaient des résidences principales, 49,6 % des résidences secondaires et 4,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 48,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 51,7 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mers-les-Bains en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (49,6 %) supérieure à celle du département (8,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Mers-les-Bains en 2022.
Typologie Mers-les-Bains[I 3] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 46,3 83,2 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 49,6 8,5 9,7
Logements vacants (en %) 4,1 8,3 8

Voies de communication et transports

La Gare du Tréport - Mers, située au Tréport mais proche de Mers, est desservie par des trains TER Hauts-de-France, effectuant la liaison Le Tréport - Mers Abancourt Beauvais. En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars no 1 et no 2 (Mers-les-Bains - Oisemont - Amiens et Mers-les-Bains - Friville - Abbeville) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[31].

Les villes de Mers-les-Bains, Eu et Le Tréport luttent depuis plusieurs années pour la réouverture de la ligne ferroviaire Le Tréport - Mers > Abbeville[2].

Risques naturels et technologiques

La commune présente un risque de submersion marine[32].

Mers-les-Bains, station balnéaire des Hauts-de-France (Ex côte picarde ou Picardie maritime), subit les assauts répétés de la mer, surtout l'hiver et lors des plus fortes tempêtes. De tous temps, Mers a subi des dégâts importants avec des toitures arrachées, des submersions régulières de son centre-ville, notamment du quartier dit « du dépôt SNCF »[33].

En 1977, il a même fallu recourir à l'intervention de l'armée afin de tenter de contenir la mer par la mise en place de murs composés de sacs de sable, (à Mers et aussi sur le territoire de Le Tréport tout proche). La même année, on déplorait le décès par noyade d'une dame âgée qui dormait au rez-de-chaussée de son domicile. En 1990, les dégâts sur la côte, et en particulier à Mers-les-Bains, sont tels que le président de la République François Mitterrand lui-même, accompagné des ministres Henri Nallet, Pierre Joxe et Brice Lalonde, se rend sur place en hélicoptère pour une visite du lieu. L'une des déclarations du président restera dans les esprits : "J'ai des ministres, adressez-vous à eux !". De fait, rien ne bougera avant au moins 2001.

Afin de remédier à tout cela, et par le biais du syndicat de défense contre la mer Mers-Le Tréport, Mers a initié un immense chantier de défense contre la mer, dont on parlait localement depuis toujours. Les deux premières tranches, à savoir la pose d'un immense talus amortisseur de roches afin de briser les éléments côté Le Tréport, et la réalisation ou réparation des épis de la plage constituant autant de casiers de galets protecteurs, ont coûté environ 13 M€.

En 2008, Mers a bénéficié de la troisième et dernière phase de ce chantier, celle qui prévoyait la protection de son pied de falaise, une première de toute son histoire. Contrairement à la ville du Tréport toute proche, les falaises de Mers sont partiellement toujours vives, c'est-à-dire que la mer frappe toujours leur pied, générant une érosion qui pouvait mettre en péril les habitations du sommet, distantes de quelques centaines de mètres. Ont été posés des enrochements venus du Boulonnais (Boulogne-sur-Mer) et amenés par des barges (clapage maritime). Des épis en palplanches recouverts de béton ont été mis en place afin de former des casiers de galets protecteurs.

De nouveaux apports de galets ont été réalisés dès la mi- en pied de falaise, et se sont poursuivis jusqu'au printemps côté plage après la remise en état de certains épis détériorés par l'érosion marine et le frottement des galets contre le béton. L'objectif est bien sûr de retarder le plus possible l'érosion de la falaise (il y a des accès et des habitations sur celle-ci et à moins de 100 mètres du bord) ; mais aussi de pallier tout risque de submersion des premières rues et maisons mersoises proches du pied de falaise. Le stock est depuis régulièrement maintenu à niveau et nivelé chaque année pour conserver au dispositif toute son efficacité contre les franchissements d'eau de mer.

Les dégâts et la première phase des travaux

La seconde phase : l'arrivée des roches pour la protection en .

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Maris au IXe siècle ; Maire en 1144 ; Mercht et Merc au XIIe siècle ; Merck vers 1209 ; Mers en 1340 ; Mamers en 1648 ; Mer en 1690 ; Mars en 1764[34].

Histoire

L'architecture caractéristique des « villas balnéaires » mersoises.

Préhistoire

La présence humaine au paléolithique et au néolithique a été confirmée par des trouvailles de silex taillés de période abbevillienne, pré-acheuléenne puis acheuléenne. Dans les années 1980 une hache polie du Néolithique y a été trouvée, ainsi qu'un biface Acheuléen assez massif.

Antiquité

Un temple érigé sur la falaise en l'honneur du dieu Mars aurait témoigné de la présence romaine. C'est cette présence qui aurait donné son nom à la commune.

Moyen Âge

Quelques familles seigneuriales, propriétaires de terres, sont relevées sur des lieux-dits connus : les Mython, seigneurs de Froideville, dont il demeure une superbe pierre taillée de leurs armoiries qui orne désormais la salle du conseil municipal de la mairie ; les Lucas, seigneurs de Romeval (aujourd'hui Rompval, soit une contraction de Val rompu : valleuse de craie sur la Manche) ; les Lattaignant, seigneurs de Blengues et les Torcy, seigneurs de Mers, sont mentionnées dans les archives.

Le blason actuel de la ville de Mers-les-Bains a été dessiné par M. Jack Lebeuf à la demande du conseil municipal en 1962. Il reprend, pour son quart inférieur gauche, les armoiries des MYTHON relevées sur la pierre ; et s'inspire de celles des autres familles seigneuriales Mersoises en lien à des lieux-dits connus de la commune, les LATTAIGNANT seigneurs de Blengues (Blingues) et bien sûr les TORCY seigneurs de Mers. Seules les armes des LUCAS seigneurs de Romeval (Rompval) n'ont pu être reprises faute de place.

Il existe aussi une "légende de Froideville", écrite par Paul Sonniès dans un livret hélas introuvable, "Les Serments du Baron de Froideville".

Époque contemporaine

Jules Chéret, affiche Chemin de fer du Nord - Le Tréport-Mers, saison 1889

Jadis petit village de pêcheurs, mais surtout d'agriculteurs, de quelques âmes, la station balnéaire a connu un essor fulgurant dès 1860[35], avec l'explosion de la mode des bains de mer. Grâce à la ligne de chemin de fer Paris - Le Tréport (Compagnie des chemins de fer du Nord), ouverte en 1872, des familles entières de Parisiens aisés découvrent les bienfaits des bains de mer et de l'air iodé. Mers étant à trois heures de train de la capitale, des privilégiés fortunés s'offrent alors des week-ends et séjours rapides. Un établissement de bains et un casino, qui d'ailleurs n'en finissait pas de changer d'emplacement, ont suivi d'emblée cet engouement pour la plage picarde ; un attrait réel dont les élus locaux prennent vite conscience. Ceux-ci décident alors de lotir Mers, qui offre un potentiel immobilier immense avec des terrains à construire, peu larges mais permettant de s'élever considérablement. Séduits, les riches propriétaires font alors édifier la plupart des villas actuelles du front de mer, rues adjacentes et centre-ville.

Le tramway d'Eu-Le Tréport-Mers, qui relie les trois villes, est mis en service en 1902.

Concernant le front de mer et les rues adjacentes, c'est le principe d'une architecture balnéaire toute de verticalité qui est retenu afin de satisfaire tout le monde, avec des villas aux façades peu larges mais très hautes avec balcons ouvragés et bow-windows décorés de nombreuses fantaisies architecturales et bénéficiant d'une vue sur la mer. En centre-ville, c'est plutôt la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des Bains et pensions de familles voient le jour, la station balnéaire est lancée ; depuis, la commune s'adapte en permanence à l'évolution du tourisme et vante la beauté et la qualité de son architecture balnéaire. Mers vécut également l'époque des premiers congés payés de 1936 en accueillant sur sa plage les premières familles d'ouvriers et de vacanciers venues par le train de la gare Le Tréport-Mers.

Durant la Première Guerre mondiale, un camp anglais d'entraînement de chars est installé au lieu-dit Rompval. Il y subsiste encore aujourd'hui une fosse à char, ainsi que la prairie aux Anglais (partie déboisée afin de permettre l'évolution des chars par les apprentis pilotes). Les Anglais offriront un tank désarmé à la commune en 1919 afin de la remercier de son accueil. Celle-ci en fera un monument de reconnaissance aux alliés, mais sera contrainte de le supprimer (vente à un ferrailleur) quelques années après, tant l'entretien du char, qui subissait la rouille du fait d'un milieu maritime salin corrosif, était devenu coûteux et problématique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Mersois et Mersoises sont entrés dans la Résistance et ont contribué à l'échec de bien des projets de l'occupant allemand. Les ouvrages Histoire de Mers de Jacques Maquet (1986) ou Mers l'insoumise de Roland Jouault et Jeannette Vanderschooten (2004) permettent de faire leur connaissance et de réaliser l'importance de leurs actions.

Le , un avion Dakota en perdition de la ligne Beauvais-Londres est forcé d'y atterrir en catastrophe. Il n'y a heureusement aucune victime[36].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Abbeville du département de la Somme[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Ault[37]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Friville-Escarbotin[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de la Somme.

Intercommunalité

La commune est l'une de celles qui ont créé fin 1999 la communauté de communes du Gros Jacques, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

À la faveur d'extensions, cette intercommunalité pris la dénomination de communauté de communes interrégionale de Bresle maritime puis, en 2017, de communauté de communes des Villes Sœurs.

Tendances politiques et résultats

Scrutin 1er tour 2e tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2020[38] DVD 100,00 Une seule liste Tour unique
Départementales 2021[39] UCD 49,62 RN 22,91 UGE 20,00 DVG 7,47 UCD 63,61 UGE 36,39 Pas de 3e
Régionales 2021[40] UCD 51,32 RN 19,92 UGE 13,37 DSV 5,04 UCD 59,40 RN 21,67 UGE 18,93
Présidentielle 2022[41] RN 33,88 LREM 24,28 LFI 16,64 REC 7,22 RN 55,53 LREM 44,47 Pas de 3e
Législatives 2022[42] LR 45,45 RN 22,11 PCF 14,55 LREM 9,84 LR 62,09 RN 37,91 Pas de 3e
Européennes 2024[43] RN 45,16 RE 11,57 PS 9,17 LR 7,28 Tour unique
Législatives 2024[44] RN 39,82 LR 37,98 PCF 15,59 HOR 4,19 LR 52,72 RN 47,28 Pas de 3e

Liste des maires

Liste des maires successifs[45]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1808 Nicolas Forget    
1808 1832 Jean-Paul Jolly    
1832 1849 Jean-Baptiste Gondré    
1849 1861 Charles Lebeuf    
1861 1870 Jean-Baptiste Lebeuf    
1871 1872 Jean-Baptiste Cava   Maire provisoire
1872 1876 Michel Lebeuf    
1876 1892 Jean-Baptiste Cava    
1892 1906 Charles Le Beuf    
1906 1912 Jean-Baptiste Cava    
1912 1916 Charles Le Beuf   Décédé en fonction
1916 1916 Antoine Gonnet   Décédé en fonction
1916 1917 Émile Pouilly   Fonctionnaire maire
1917 1919 Léon Vasseur   Conseiller municipal
1919 1935 Alexandre Arnoult FR  
1935 1941 Cléophas Marcassin    
11/6/1940 21/07/1940 M. Votat   Désigné par la Kommandantur en l'absence de municipalité
février 1941[46] 1943 Étienne Chantrel   Arrêté par les Allemands
1943 1944 Henri Lebeuf   Arrêté par les Allemands et déporté
1944   M. Derivière   Conseiller municipal
2 septembre 1944 9 septembre 1944 Robert Cointrel   Président de la commission administrative provisoire
9 septembre 1944 février 1950 Maurice Eloy[47] PCF Président de la commission administrative provisoire puis élu maire
février 1950 1962 Ernest Dailly[Note 7] UNR Décédé en fonction
1962 mars 1977 Roger Hénocq[Note 8],[49] UDF Pharmacien
mars 1977 mars 1989 Roland Jouault[50],[51] PCF Cheminot, Résistant
mars 1989 septembre 1993[52] Gisèle Coiffier[53] PS
puis exclue du PS
Directrice de l'école maternelle
Conseil municipal dissous le 2 septembre 1993
octobre 1993[54] mars 2001 Guy Champion PCF Mécanicien
Conseiller général d'Ault (1998 → 2004)
mars 2001 juillet 2017 Emmanuel Maquet[55] LR Assureur
Conseiller général d'Ault (2004 → 2015)
Conseiller départemental de Friville-Escarbotin (2015 → 2017)
Vice-président du conseil départemental de la Somme (2015 → 2017)
Vice-président de la CC Bresle maritime (2014 →2017)
Président du Syndicat mixte baie de Somme (2015[56] →)
Député de la Somme (3e circ.) (2017 →2024)
Démissionnaire à la suite de son élection comme député
octobre 2017[57],[58] mars 2026[59] Michel Delépine[60] DVD[57] Retraité de La Poste[61]
Vice-président de la CC des Villes Sœurs (2017 →)
mars 2026[62] en cours
(au 22 mars 2026)
Emmanuel Maquet LR Assureur
Député de la Somme (3e circ.) (2017 →2024)
Conseiller régional des Hauts-de-France (2021 →)

Jumelage

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Ses habitants s'appellent les Mersois[64].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[66].

En 2023, la commune comptait 2 540 habitants[Note 9], en évolution de −10,09 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406417457389408422426434430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4314304324354886788499961 110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4541 6781 7412 5132 7502 9542 9073 4553 659
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 8344 1074 6283 9453 5403 3943 4773 4692 960
2015 2020 2023 - - - - - -
2 8402 5732 540------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 23,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 46,4 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 262 hommes pour 1 476 femmes, soit un taux de 53,91 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,49 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[68]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
2,2 
12,6 
75-89 ans
16,5 
29,8 
60-74 ans
30,4 
19,5 
45-59 ans
19,1 
12,5 
30-44 ans
10,3 
14,4 
15-29 ans
10,7 
10,5 
0-14 ans
10,7 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2022 en pourcentage[69]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,8 
6,9 
75-89 ans
9,5 
17,4 
60-74 ans
18,3 
19,8 
45-59 ans
19 
18,1 
30-44 ans
17,4 
19,3 
15-29 ans
17,9 
17,7 
0-14 ans
15,9 

Économie et tourisme

L'importante verrerie du groupe Verescence (800 p., ex-Saint-Gobain), longtemps considérée comme le leader mondial du flaconnage de luxe pour la parfumerie, constitue sa principale activité industrielle[70]. L'usine a toutefois vu son département pharmacie et de nombreux salariés déménager pour la pépinière d'entreprises de la communauté de communes des Villes Soeurs (CCVS), à Saint-Quentin-la-Motte, à quelques kilomètres seulement, pour une unité de production neuve dénommée "SGD Pharma".

Mers mise surtout de plus en plus sur son image et ses atouts de station balnéaire, d'autant qu'elle a obtenu, par décret en date du vendredi , son classement officiel en tant que station balnéaire et station de tourisme, ceci à l'issue d'une longue procédure enclenchée dès 2001, officiellement déposée dès 2004 puis réactualisée fin 2008. Ce classement devait notamment permettre à la commune de bénéficier de dotations plus importantes de la part de l'État compte tenu de son nouveau statut. Il a été renouvelé en 2019.

Mers a obtenu plusieurs fois le Pavillon Bleu d'Europe depuis 2006, et lance des pistes de réflexion pour optimiser son tourisme balnéaire mais aussi culturel (secteur sauvegardé classé de villas anciennes de différentes inspirations notamment art nouveau). Une résidence hôtelière de 81 logements, avec un office de tourisme attenant au rez-de-chaussée, est opérationnelle. En 2020 une résidence pour séniors en centre-ville était annoncée, en 2023 elle est pleinement opérationnelle.

La commune compte un parc commercial le Grand Marais sur six hectares et 10 700 m2 de surface ; vingt nouvelles enseignes de notoriété nationale ont ouvert leurs portes et plusieurs emplois directs et indirects ont ainsi été créés. Avec l'hypermarché, la galerie marchande, le forum de Froideville et le parc des grands marais, Mers-les-Bains dispose d'un équipement commercial assez complet.

Équipements de loisir

  • Casino, Bowling, Billard, Spectacles... Mers réfléchit également à son avenir. Pour cela, elle a attribué une délégation de service public (DSP) pour l'ouverture d'un casino à une société privée et a obtenu, en date du , l'autorisation du ministère de l'Intérieur en vue de la réouverture de son casino, fermé depuis . Un casino provisoire a été inauguré le , avant la construction puis la livraison, au printemps 2014, du nouvel établissement de jeux attenant à un luxueux bowling en entrée de ville. Il s'agit du septième casino de la station depuis le début de son histoire (premier établissement de jeux en 1868). Mers poursuit son développement urbain, commercial et touristique notamment avec l'aide de cabinets d'études européens et d'une mission d'assistance urbaine. Une réflexion globale sur l'aménagement de la route départementale 1015 qui traverse la station, avec l'aide d'un cabinet d'experts parisien, a permis l'émergence d'un premier tronçon après le reversement de cette voie en voirie communale. Le second tronçon a débuté en Février 2023, sa livraison est intervenue début 2024.
  • Skatepark : le skatepark de Mers-les-Bains a fait l'objet d'une extension de son « Kidney bowl » en 2014. Ce skatepark gratuit occupe une surface de 650 m2.
  • Minigolf
  • Ping-pong
  • Jardins d'enfants
  • Tennis
  • Équitation
  • Aérodrome
  • Sports nautiques

En 2024, la commune a été élue 2e « village préféré des Français » lors de l'émission Le Village préféré des Français diffusée sur France 3 et présentée par Stéphane Bern, juste derrière Collioure. Le célèbre animateur s'y est rendu en personne, en profitant pour visiter le chantier de rénovation de la galerie Jules Barni que la Mission BERN pour le patrimoine a subventionné.

Culture et vie artistique

Mers possède un centre culturel au cœur de la ville : l'Espace Jacques-Prévert. Au rez-de-chaussée de celui-ci se trouvent désormais les locaux de la médiathèque. La bibliothèque se dédouble à nouveau depuis 2018 d'un espace consacré à l'art moderne et contemporain, avec notamment des expositions d'Alain Mongrenier (2018), Michel Four, David Daoud, José San Martin, Claude Viseux, Pierre Jutand, Michèle Battut, Stéphane Montefiore (2019), Jacques Vimard, François Jousselin, Jean-Pierre Vielfaure (2020), Michel Patrix, Jivko, Jean-Gabriel Montador, Michel Moskovtchenko, Daniel Gallais, Béatrice Nodé-Langlois (2021), Alexandre Garbell, Ben-Ami Koller, Dan Jacobson, Gérald Collot et Marthe Hamue (2022), Benoît Rafray, Pierre Bosco, Bernard Lorjou, Tony Soulié (2023), Philippe Charpentier, Jean-Pierre Ceytaire (2024), Claude Raimbourg, Jean Dometti, Carlos Braché (2025). L'année 2025 y voit l'inauguration d'une artothèque[71].

En juillet, Mers renoue avec son passé sur le thème des bains de mer 1900 en organisant une grande fête des baigneurs. Durant deux jours, Mersois, résidents secondaires et touristes évoquent le passé en se costumant à l'ancienne. Des tacots et des calèches défilent dans la station et des animations originales sont proposées. Cette fête, dont le succès est constant, confirme, si besoin était, l'intérêt pour ce type d'évocation populaire, historique, culturelle et festive du passé de la station. En 2022, c'était sa 20e édition.

Mers propose également chaque été des animations ciblées.

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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