Orliac

commune française du département de la Dordogne From Wikipedia, the free encyclopedia

Orliac est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Orliac
Orliac
Le village d'Orliac et son église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord
Maire
Mandat
Christian Ventelou
2020-2026
Code postal 24170
Code commune 24313
Démographie
Population
municipale
43 hab. (2023 en évolution de −28,33 % par rapport à 2017)
Densité 4,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 01″ nord, 1° 04′ 08″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 305 m
Superficie 10,54 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée Dordogne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Orliac
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Orliac
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Orliac
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    Géographie

    Généralités

    Dans le quart sud-est du département de la Dordogne, en Périgord noir, non loin des départements du Lot et de Lot-et-Garonne, Orliac est une commune rurale[1] enchâssée au cœur d'une forêt de châtaigniers. Elle est arrosée par la Briolance et la Nauze qui y prennent leur source.

    À l'écart des routes principales le minuscule bourg d'Orliac est situé, en distances orthodromiques, 17 kilomètres au sud de Saint-Cyprien et 19 kilomètres au sud-est du Buisson-de-Cadouin.

    La commune est desservie par les routes départementales (RD) 54 à l'est et RD 60 au sud-est.

    Communes limitrophes

    Orliac est limitrophe de quatre autres communes. À l'ouest, son territoire est distant d'environ 200 mètres de celui de Salles-de-Belvès.

    Les communes limitrophes sont Doissat, Mazeyrolles, Prats-du-Périgord et Sainte-Foy-de-Belvès.

    Géologie et relief

    Géologie

    Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Orliac est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[2].

    Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c4a(Bs), date du Santonien inférieur, composée de marnes à huîtres, calcaires crayeux en plaquettes gris à bryozoaires, puis grès carbonaté et sables jaunes (formation de Boussitran). La formation la plus récente, notée CFvs, fait partie des formations superficielles de type colluvions carbonatées de vallons secs : sable limoneux à débris calcaires et argile sableuse à débris. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 831 - Belvès » et « no 832 - Gourdon » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et leurs notices associées[5],[6].

    Carte géologique d'Orliac.

    Relief et paysages

    Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 139 mètres et 305 mètres[7],[8].

    Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [9]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1],[10]. La commune fait partie du Périgord noir, un paysage vallonné et forestier, qui ne s’ouvre que ponctuellement autour de vallées-couloirs et d’une multitude de clairières de toutes tailles. Il s'étend du nord de la Vézère au sud de la Dordogne (en amont de Lalinde) et est riche d’un patrimoine exceptionnel[11].

    La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 10,54 km2[7],[12],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 10,76 km2[4].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située pour partie dans le bassin de la Dordogne et pour partie dans le bassin de la Garonne au sein du Bassin Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par la Beuze et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 13 km de longueur totale[4],[Carte 1].

    Affluent de rive droite de la Nauze et sous-affluent de la Dordogne, la Beuze borde la commune au nord sur quatre kilomètres, face à Doissat.

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne amont ». Ce document de planification, dont le territoire s'étend des sources de la Dordogne jusqu'à la confluence de la Vézère à Limeuil, d'une superficie de 9 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[16]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [17].

    La quasi-intégralité du territoire communal dépend du SAGE Dordogne amont. Seules deux petites zones au sud-ouest et au sud-est, en limite de Mazeyrolles et de Prats-du-Périgord, ne sont rattachées à aucun SAGE en 2022.

    La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[20] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[21]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 886 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coulounieix-Chamiers à 8 km à vol d'oiseau[24], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 912,2 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 4].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Orliac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[27]. Elle est située hors unité urbaine[28] et hors attraction des villes[29],[30].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (79,3 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), prairies (7,2 %), terres arables (2,4 %)[31]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Prévention des risques

    Le territoire de la commune d'Orliac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[32]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[33].

    Orliac est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[34]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[35],[36].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Orliac.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[37]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[38]. 90,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[39].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999 et par des mouvements de terrain en 1999[32].

    Toponymie

    En occitan, la commune porte le nom d'Orlhac[40]. Sur la carte du diocèse de Sarlat de 1625, elle figure sous le nom de 'Dorléac'.

    Histoire

    Politique et administration

    Rattachements administratifs

    Dès 1790, la commune d'Orliac a été rattachée au canton d'Orliac qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Villefranche-de-Belvès (devenu canton de Villefranche-du-Périgord en 1893) dépendant de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[7].

    Intercommunalité

    Fin 1999, Orliac intègre dès sa création la communauté de communes du Pays du Châtaignier. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord.

    Administration municipale

    La population de la commune étant inférieure à 100 habitants au recensement de 2017, sept conseillers municipaux ont été élus en 2020[41],[42].

    Liste des maires

    Mairie d'Orliac, à côté de l'église.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1983 mars 2008 François Mignon PS  
    mars 2008 mars 2014 François Fournier SE[43] puis PS Commandant de police retraité
    Conseiller général du canton de Villefranche-du-Périgord (2011-2015)
    mars 2014
    (réélu en mai 2020)
    en cours Christian Ventelou    
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    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[44].

    Équipements et services publics

    Justice

    Dans le domaine judiciaire, Orliac relève[45] :

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

    En 2023, la commune comptait 43 habitants[Note 6], en évolution de −28,33 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    348316317327376366347357374
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    417384342217213232253230220
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    213185170147144134121138111
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    807387777251505058
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    614943------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[48].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Emploi

    En 2015[49], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent vingt-six personnes, soit 42,6 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (six) a augmenté par rapport à 2010 (deux) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 23,1 %.

    Établissements

    Au , la commune compte cinq établissements[50], dont deux au niveau des commerces, transports ou services, un dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, un dans la construction, et un relatif au secteur administratif[51].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'église romane Saint-Matthieu des XIIe et XIIIe siècles est à l'origine une tour de guet aux murs de pierre très épais et aux façades nues. Une réfection de la décoration intérieure est achevée en 1986 : ajout d'une rosace lumineuse du maître verrier Alain Creunier, statues en bois de noyer de Gérard Aulniac, chemin de croix du peintre tourangeau Gérald Garand qui possède la particularité de mettre en scène la passion du Christ avec, en arrière-plan de chaque station, une maison du village. En 2008 un travail de réfection du sol - extraction, remise en place et à niveau des pierres anciennes du chœur, création du sol de la nef en pierres de Thenon - et un portail en chêne massif reprenant les motifs de la façade en pierre réalisé par Christophe Collineau, ébéniste local, viennent en parachever la rénovation.

    De sa première fonction, l'église saint-Matthieu garde un aspect rude et austère : triples fenêtres meurtrières sur le chevet plat et toit de lauzes, également rénové il y a une trentaine d'années.

    Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1951.

    La commune d'Orliac possède de plus une halle à l'ancienne, réalisée en 1990 avec du bois fourni par les habitants du village. En 2002, une fontaine, œuvre du sculpteur italien Giovanni Carosi, est venue compléter un patrimoine local dont la qualité a été reconnue par l'attribution du Prix national des rubans du patrimoine.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

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    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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