Orthohantavirus

genre de virus potentiellement mortel From Wikipedia, the free encyclopedia

Le genre Orthohantavirus regroupe des virus, historiquement appelés hantavirus, appartenant à la famille des Hantaviridae, parmi lesquels le virus de Hantaan semble le plus dangereux. Il s'agit de virus à ARN monocaténaire de polarité négative appartenant au groupe V de la classification Baltimore.

Faits en bref Domaine, Embranchement ...
Orthohantavirus
Description de cette image, également commentée ci-après
Classification
Domaine Riboviria
Embranchement Negarnaviricota
Sous-embr. Polyploviricotina
Classe Bunyaviricetes
Ordre Elliovirales
Famille Hantaviridae
Sous-famille Mammantavirinae

Genre

Orthohantavirus
ICTV[1]

Espèces de rang inférieur

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L'humain est un hôte accidentel de ces virus (l'un des hôtes mammifères possibles). L'animal réservoir est un rongeur dont l'espèce varie selon les régions du monde :

Les hantavirus sont des virus enveloppés, de 180 à 115 nm de diamètre, caractérisés par des particules virales sphériques ou ovoïdes. Leur ARN est monocaténaire, de polarité négative.

On connaît 25 espèces virales antigéniquement distinctes, responsables de plusieurs fièvres hémorragiques (dont la fièvre hémorragique de Corée en Amérique du Nord), généralement foudroyantes.

Types de hantavirus

Divers hantavirus ont été isolés chez des rats de plusieurs grandes villes d'Asie et d'Occident, dont les États-Unis, ainsi qu'au Brésil ;

Maladies humaines à hantavirus

Les hantavirus sont responsables de deux grands types de syndromes : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal et le syndrome pulmonaire à hantavirus.

Maladies proches et confusions possibles

D'autres Bunyaviridae sont responsables de fièvres hémorragiques. Notamment :

D'autres virus causent des fièvres hémorragiques :

La plupart de ces fièvres sont considérées comme transmises aux humains par des vecteurs sains issus du monde animal. C'est ainsi que s'expliquent, pour les pathologies les plus rares, les apparitions sporadiques de ces maladies à formes souvent extrêmement graves puisque dans 5 à 15 % des cas, la phase associant hypotension artérielle et oligurie aboutit à la mort du patient.

En Europe

L'hantaviose (néphropathie épidémique ou NE) est supposée être le plus souvent contractée par voie respiratoire, par inhalation de particules virales émises par des excréments de petits rongeurs, ou à la suite d'une morsure d'un rongeur infecté, ou encore par contact avec une plaie ouverte (ex. : griffure, piqûre ou toute effraction de la peau par une épine souillée par l'urine d'un rongeur porteur). Le principal vecteur connu en Europe est le campagnol roussâtre qui vit dans les forêts, les bois feuillus, les taillis et les haies.

Épidémiologie

Comme pour la maladie de Lyme, également hébergée en Europe par de petits rongeurs, mais véhiculée par les tiques, le nombre de cas annuels semble augmenter en Europe, notamment chez certaines populations à risque (chasseurs, forestiers, naturalistes et personnes fréquentant les zones boisées)[2]. La salive et les excréments de rongeurs atteints semblent constituer les voies de transmission du virus.

Contagion interhumaine : elle est rare, mais possible et au moins démontrée pour le virus des Andes. La transmission interhumaine de hantavirus n'a jamais été signalée aux États-Unis, mais elle l'a été dans quelques cas en Argentine.

Prévention, dans la nature et en laboratoire

On recommande le port de gants, le pansement et la désinfection soigneuse de toutes les plaies survenues en zone à risque, ainsi que de se positionner dos au vent en présence de rongeurs morts ou vifs, de leurs excréments ou de leurs nids[3].

Des cas de patients infectés lors d'une manipulation en laboratoire ont été décrits dans plus de 6 pays. Fin 1985, 126 cas de FHSR ainsi acquise avaient été signalés rien qu'au Japon ; et en 1986, 4 cas étaient signalés au Royaume-Uni, généralement à la suite d'un contact avec des aérosols (particules en suspension dans l'air) issus de rongeurs infectés.

Cas récents

En Guyane, depuis 2008, trois cas ont été déclarés, dont deux mortels en mars et en . Ces virus sont véhiculés par plusieurs espèces de rongeurs, dont Zygodontomys brevicauda et Oecomys bicolor, d'après les sources médicales[Lesquelles ?].

En Californie, six cas ont été déclarés, dont deux mortels durant l'été 2012. La contamination qui a potentiellement exposé plus de 10 000 visiteurs de Curry Village, situé dans le Parc national de Yosemite en Californie, s'est produite par la présence de rongeurs infectés dans les tentes-cabines à double-mur[4],[5]. Isolées par deux cloisons, les tentes-cabines offraient un endroit de nidification privilégié pour les rongeurs qui pouvaient se glisser dans l'espace entre les deux murs.

En , en Chine, un homme est décédé à bord d'un bus et a été déclaré positif à l'orthohantavirus.

En , en France, dans le Jura, 7 cas sont déclarés[6].

En , à Santa Fe (Nouveau-Mexique), USA, Mme Hackman, épouse de l'acteur Gene Hackman, est décédée de syndrome pulmonaire par hantavirus[7].

Le , l'Organisation mondiale de la santé fait état de trois décès liés à un possible foyer d'infection par le hantavirus andin. Le foyer de ce syndrome respiratoire aigu s'est déclaré à bord d'un bateau de croisière dans l'Atlantique, le MV Hondius reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert[8],[9].

Notes et références

Voir aussi

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