Otobong Nkanga

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Naissance
Période d'activité
Nationalité
Activité
plasticienne
artiste visuelle
performeuse
Otobong Nkanga
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Naissance
Période d'activité
Nationalité
Activité
plasticienne
artiste visuelle
performeuse
Formation
Maître
Lieu de travail
Distinctions
Yanghyun Prize (en) ()
Lise Wilhelmsen Art Award (d) ()
Docteure honoris causa de l'université d'Anvers ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Otobong Nkanga, née en 1974 à Kano au Nigeria, est une artiste plasticienne et performeuse, basée à Anvers. Elle est aussi dessinatrice, photographe, vidéaste, et réalise des tapisseries et des installations. Son travail, qui explore les notions d'identité, le statut de la femme africaine et les particularités culturelles du Nigéria, dont elle est originaire, a été présenté dans de nombreuses institutions dont le Centre Pompidou (Paris), la Tate Modern (Londres), le Kunst-Werke (de) (Berlin), le Stedelijk Museum (Amsterdam) et la Biennale de Charjah (Charjah)[1]

Elle est récipiendaire de nombreux prix internationaux parmi lesquels le prix de la Biennale de Yang Hyun Jun en 2015[2],[3] ou encore le prix Nasher pour la sculpture contemporaine en 2025[4].

Elle vit et travaille aujourd'hui à Anvers en Belgique[5].

Origine et formation

Otobong Nkanga est née en 1974 à Kano au Nigeria[6].

Elle effectue des études artistiques à l'université Obafemi-Awolowo, en pays yorouba, puis aux Beaux-Arts de Paris qu'elle intègre en 1995[5], où elle étudie notamment dans l'atelier de Giuseppe Penone[7].

Elle est ensuite artiste en résidence à l'Académie royale des beaux-arts d'Amsterdam de 2002 à 2003[8],[9],[10].

Démarche artistique et influences

Otobong Nkanga utilise un grand nombre de médias : dessin, peinture, sculpture, textile, photographie ou vidéos, installations ou performances[11].

Son œuvre interroge souvent la notion de territoire[12]. Elle met en lumière les liens qui unissent la terre et le corps humain, la misère et l’opulence, l’Afrique et l’Europe, et s'attache aux usages et à la valeur culturelle des ressources naturelles[13],[14]. Elle s'intéresse aussi aux notions de circulation et de transformation des ressources, des objets et des corps[15].

Ses influences sont multiples, elle n'hésite pas à explorer dans différentes strates historiques et dans différents paysages. Cette stratification est physique dans son œuvre[11].

Parcours

Sa première exposition personnelle, « Classicism & Beyond », a lieu en 2002 dans la célèbre organisation à but non lucratif, le Project Row Houses (en) à Houston, au Texas.

En 2005, elle fait partie des artistes sélectionnés pour l'exposition du Centre Pompidou à Paris : « Africa Remix, l'art contemporain d'un continent »[16].

En 2007-2008, en réponse à l'œuvre Baggage (1972-2007/2008) de l'artiste américain Allan Kaprow[17], Nkanga a conçu une performance pour la Kunsthalle de Berne, en Suisse, intitulée Baggage (1972-2007/08). Elle répond à l'œuvre initiale qui abordaient des enjeux de déplacements de marchandises d'un point de la planète à un autre, en y introduisant une réflexion post-coloniale sur les déplacements forcés d'humains ou de ressources[18]. Ainsi que l'atteste l'artiste à l'occasion d'un entretien[19], les notions d'identités et de spécificités culturelles sont au centre de son geste de ré-appropriation artistique.

En 2008 toujours, elle produit la série de dessins Contained measures of Land, comme une réflexion sur le sol, à la fois comme un espace terrestre naturel, un territoire et comme une source de conflit. Réalisés dans son atelier d'Anvers entre août et octobre 2008, ils servent également d'études préparatoires à la réalisation de sculptures comme The Operation (2008), attestant ainsi des relations que l'artiste pensent entre ses œuvres, inter-reliées[20].

Elle est présente en 2014 à la Biennale de Berlin[21] et en 2015 à la Biennale d'art contemporain de Lyon.

Voyages et résidences

Réfléchissant depuis et avec les territoires, les voyages occupent une place importante dans sa pratique artistique. Ainsi, en 2009 elle se rend en résidence à Pointe-Noire, en République du Congo, un territoire marqué par la colonisation portugaise puis française et l'exploitation des terres et minerais[22]. Là-bas, elle collecte huit terres de couleurs différentes, qu'elle utilise pour son installation sculpturale Contained Measures of Fragments of Pointe Noire (2009), interrogeant le geste de collecte lui-même[22]. Pour son projet, Contained Measures of Tangible Memories, commencé en 2010, elle s'inspire de son premier voyage au Maroc et explore les pratiques de teintures[22].

Performances

En 2012, elle crée un dispositif d'installation servant pour une performance, intitulé Contained Measures of Kolanut[22]. L'installation se compose d'une table sur laquelle sont disposés des reproductions de divers documents ayant un lien avec la noix de Kola (des cartes de provenances, des dessins scientifiques, des photographies, etc.). Nkanga explique que l'arbre Kola est important pour sa culture, en tant que symbole de spiritualité, mais aussi de partage et de commerce[22]. Lors de performances éponymes, pouvant durer plusieurs heures[23], telle celle réalisée dans le cadre de l'exposition Szalon du Logan Center Exhibitions, du 19 septembre au 23 novembre 2014[24], l'artiste invite le public à s'asseoir avec elle pour un tête-à-tête. Conçue comme un moment de partage, elle convie les participants à manger avec elle différentes noix de Kola, et à prendre part à une conversation éducative sur l'histoire et les enjeux liés à la noix de Kola[23].

La même année, elle conçoit une performance à la Tate Modern dans le cadre du programme de performances Politics of Representation, dans laquelle elle invite les visiteurs à explorer les notions de l'identité, la perception et la mémoire[25].

Distinctions

Quelques expositions

Expositions personnelles

Expositions collectives

Collections

Notes et références

Voir aussi

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