Oulous
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En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?Un oulous (en mongol : ᠤᠯᠤᠰ, VPMC : ulus, cyrillique : улс, MNS : uls ; en russe : улус ; en iakoute : улуус) est un type de division territoriale ayant existé dans plusieurs peuples d'Asie centrale et septentrionale.
Le terme ulus désigne à l’origine, chez les Mongols, une entité territoriale, politique ou patrimoniale. Il correspond à un apanage attribué à un membre gengiskhanide ou à un proche du khan, comprenant à la fois des pâturages, des populations et parfois des possessions situées hors du territoire principal. Durant l’Empire mongol, l’ensemble est connu sous le nom de Yeke Monggol Ulus (« Grand État mongol »). Gengis Khan attribue des ulus à ses quatre fils : Djötchi reçoit les régions occidentales jusqu’aux limites des conquêtes mongoles, Djaghataï domine le Turkestan, Ögödei contrôle les pâturages des monts Altaï, et Tolui hérite du cœur de la Mongolie. Ces domaines s’étendent ensuite au rythme des conquêtes, tout en subissant des révisions sous ses successeurs, comme la réduction du ulus d’Ögödei lors de la révolte des Toluid[1].
Chaque ulus peut être subdivisé en sous-domaines attribués aux descendants, constituant un réseau de territoires à géographie souvent floue et mobile. Le ulus de Jöchi, par exemple, comprend plusieurs branches dirigées par ses fils, dont Batu et Orda, et correspond approximativement à ce qu’on appelle plus tard la Horde d’Or. À mesure que l’empire se fragmente, les ulus se transforment progressivement en khanats dotés d’une administration propre. La fluidité des frontières laisse place à des entités plus stables : la Horde d’Or, le khanat de Chaghataï, l’Ilkhanat et la dynastie Yuan en Chine. Ce passage d’un système patrimonial à des États territoriaux marque la fin du Yeke Monggol Ulus[1].
Dans le mongol moderne, le mot ulus signifie « pays » ou « État ». Le nom officiel de la Mongolie contemporaine, Mongol Uls[1].
En Russie
En Russie actuelle, le terme correspond à une subdivision territoriale de la république de Sakha, ou Yakoutie. Il correspond au raïon des autres territoires de la fédération de Russie. Parmi les 35 subdivisions de la Yakoutie[2], les zones historiquement peuplées de Yakoutes gardent le titre d’oulous alors que les autres sont appelées raïons.
Les zones d'habitat historiques yakoutes se retrouvant dans deux secteurs [3][source insuffisante] :
- dans la plaine centrale de la Léna en amont de la confluence Léna-Aldan dans et autour des grandes plaines autour de Yakoutsk : Ensièli, Touïmaada, Erkèèni, Niorouktèèï... Les oulous concernés sont Gornuï, Namski, Oust'-Aldanski, Tattinski, Tchouraptchinski, Amginski, Megino-Kangalasski, Khangalasski et le territoire administré par la ville de Yakoutsk ;
- le long de la grande plaine de la Vilyouï au nord-est de la capitale, les oulous étant : Kobyaïski (pour sa partie ouest), Vilyouïski, Verkhnevilyouïski, Nyourbinski et Sountarski.
Ainsi, l'oulous de Tatta (oulous Tattinski), situé dans la première zone historique de peuplement yakoute, conserve le titre d’oulous. À l'opposé, dans le Nord et le Sud de la Yakoutie, le terme raïon est davantage utilisé car les populations ne sont ni majoritairement ni historiquement yakoutes, à l'exemple du raïon Aldanski. Pour d'autres subdivisions encore, il est possible d'utiliser les deux noms, par exemple pour l’oulous Oïmyakonski, également appelé raïon Oïmyakonski.
La langue russe effectue la même distinction par rapport à la présence historique de yakoutes dans un raïon alors que la langue iakoute utilise dans tous les cas le mot oulous.
Références
- 1 2 3 (en) Timothy May, The Mongol Empire: A Historical Encyclopedia [2 Volumes], Bloomsbury Academic, (ISBN 978-1-61069-339-4, lire en ligne), p. 161-163
- ↑ voir l'utilisation officielle de ce nom dans les dispositions de l'organe fédéral de statistiques russe, http://sakha.gks.ru/wps/wcm/connect/rosstat_ts/sakha/ru/about/history_of_region_statistics/
- ↑ FEDOROVA E.N., JELIEZNOVA G.A., Migrations des populations en Yakoutie, passées et présentes (Миграции население Якутии), Novossibirsk, 2003