Ounjougou

From Wikipedia, the free encyclopedia

Pays
 MaliVoir et modifier les données sur Wikidata
Commune
Fondation
XCVe siècle av. J.-C.Voir et modifier les données sur Wikidata
Ounjougou
Vue d'une partie de l'ensemble de sites archéologiques d'Ounjougou dans la vallée du Yamé (Plateau de Bandiagara, Pays dogon, Mali)
Géographie
Pays
 MaliVoir et modifier les données sur Wikidata
Commune
Coordonnées
Histoire
Fondation
XCVe siècle av. J.-C.Voir et modifier les données sur Wikidata
Dissolution

Ounjougou est un lieu-dit du Mali situé au centre d'un important complexe de sites archéologiques dans la haute vallée du Yamé, sur le plateau de Bandiagara, en pays Dogon. L'étude de nombreux niveaux riches en vestiges archéologiques et botaniques y a permis d'établir une séquence chronologique, culturelle et environnementale importante pour la compréhension du peuplement de la boucle du Niger et de l'Afrique de l'Ouest. Le nom d'Ounjougou est désormais associé à l'ensemble des recherches du programme de recherche international « Peuplement humain et paléoenvironnement en Afrique », créé en 1997[1],[2]. Ce programme est coordonné à l'université de Genève (Suisse) par le laboratoire Archéologie et Peuplement de l'Afrique, à l'unité d'Anthropologie du département de Génétique et Évolution.

C'est une transformation récente du Yamé qui est à l'origine de la découverte de la richesse archéologique d'Ounjougou. En effet, une crue importante survenue en 1936 a considérablement modifié la configuration du cours d'eau en lui donnant son tracé actuel, beaucoup plus bas, ce qui a entraîné une forte érosion régressive dans les formations quaternaires environnantes. Cette incision verticale, responsable des spectaculaires ravinements aujourd'hui visibles dans la zone, a engendré des coupes naturelles pouvant dépasser 10 mètres de hauteur[3],[4]. Leur étude a permis la découverte de nombreux niveaux archéologiques attribuables à une large plage temporelle, s'étendant du Paléolithique inférieur à nos jours. La séquence d'Ounjougou se distingue par une série de niveaux holocènes particulièrement riches en vestiges organiques bien conservés (charbons de bois, mais aussi pollens, feuilles, graines et bois), offrant l'opportunité de mettre en relation directe occupations humaines et variations climatiques et environnementales sur une longue séquence. C'est dans le but d'étudier de façon optimale le complexe de sites d'Ounjougou que le programme Peuplement humain et paléoenvironnement en Afrique a été créé[5].

Les travaux menés sur le gisement d’Ounjougou entre 1997 et 2004 ont permis de construire un premier scénario de l’histoire du peuplement du pays Dogon, révélant toutefois plusieurs hiatus archéologiques ou sédimentaires[6],[7],[8]. À partir de 2005, les recherches ont ainsi progressivement été étendues à la falaise de Bandiagara et à la plaine du Séno, afin de tester le modèle de peuplement défini à Ounjougou et de comprendre les différents hiatus mis en évidence dans la séquence de la vallée du Yamé. De nombreux sites du Pléistocène et de l'Holocène ont alors été découverts[9],[10],[11],[12],[13]. Les travaux du programme en pays Dogon ont été interrompus en 2011 en raison de conditions sécuritaires devenues trop précaires.

Séquence archéologique et environnementale

Notes et références

Articles connexes

Related Articles

Wikiwand AI