Oviraptoridae
famille de dinosaures
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Oviraptoridés
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Classe | Sauropsida |
| Classe | Dinosauria |
| Ordre | Saurischia |
| Sous-ordre | Theropoda |
| Clade | Coelurosauria |
| Clade | Maniraptora |
| Infra-ordre | † Oviraptorosauria |
Sous-familles de rang inférieur
- voir paragraphe #Liste des sous-familles
Genres de rang inférieur
- voir paragraphe #Liste des genres
Les Oviraptoridae (oviraptoridés en français) forment une famille fossile de dinosaures théropodes à plumes, généralement de taille modeste (rarement plus de 2 mètres de long), qui ont vécu au Crétacé supérieur, dans l'actuelle Chine et en Mongolie[a].
Historique
La famille des Oviraptoridae est décrite en 1976 par le paléontologue mongol Rinchen Barsbold (1935-2025)[2],[3] avec un genre type Oviraptor[3].
Fossiles
Selon Paleobiology Database en 2026, cette famille des Oviraptoridae a quarante-et-une collections référencées de fossiles[3]. Ces collections de fossiles sont de l'Aptien du Crétacé inférieur au Maastrichtien du Crétacé supérieur, c'est-à-dire datent de 121,4-66 Ma avant notre ère[3].
Liste des sous-familles
Selon Paleobiology Database en , cette famille des Oviraptoridae a trois sous-familles référencées[3] :
- †Citipatinae Funston, 2020 ; avec pour genre type Citipati ; avec six genres ;
- †Heyuanninae Yun, 2019 ; avec pour genre type Heyuannia ; avec onze genres ;
- †Oviraptorinae Barsbold, 1981 ; avec pour genre type Oviraptor ; avec une seule espèce invalide Nemegtia[3].
Liste des genres
Selon Paleobiology Database en , cette famille des Oviraptoridae a cinq genres basaux[3] :
- †Gobiraptor Lee et al., 2019
- †Luoyanggia Lü et al., 2009
- †Nankangia Lü et al. 2013
- †Oviraptor Osborn, 1924
- †Yulong Lü et al. 2013[3].
Description
La caractéristique principale permettant d'identifier les oviraptoridés est sans doute la structure crânienne. Ces dinosaures avaient de courts museaux et de très longues mandibules. Quelques taxons (Oviraptor, Citipati, Rinchenia) avaient des crêtes sur le sommet du crâne, semblable à celle du casoar. D'autres caractéristiques reconnaissables sont le fait que les narines sont placées très haut et loin derrière le museau, des os crâniens hautement pneumatisés (allégés) et une barre osseuse extrêmement mince au-dessous des yeux. Comme leurs parents les caenagnathidés, la mâchoire était édentée, ne possédant que deux projections osseuses sur la mâchoire supérieure.
Le régime alimentaire de ces animaux n'est pas très bien connu, mais on sait que certains mangeaient de petits vertébrés. La preuve de cela consiste en un squelette de lézard préservé dans le squelette d'un oviraptoridé[réf. souhaitée] et de deux crânes de bébé troodontidés dans le nid d'un oviraptoridé du genre Citipati[réf. souhaitée]. L'inclusion de plantes et de mollusques à leur diète est en discussion. Les oviraptoridés étaient initialement considérés comme étant des pilleurs de nids à cause de la découverte en Mongolie d'un oviraptor sur un nid. Des études postérieures ont cependant démontré que l'animal était en fait mort sur son propre nid. Une autre découverte, celle d'un citipati sur le dessus d'un nid, couvant ses œufs avec ses bras (on trouva des embryons de citipati dans ces œufs), vient étayer l'hypothèse que les oviraptoridés n'étaient pas les « voleurs d'œufs » que leur nom suggère mais plutôt des animaux qui prenaient soin de leur progéniture.
Les oviraptoridés étaient probablement couverts de plumes, étant donné que quelques proches parents ont été retrouvés avec des plumes bien conservées (Caudipteryx et probablement Protarchaeopteryx). Une autre découverte chez le genre Nomingia, celle d'un pygostyle, un os qui résulte de la fusion des dernières vertèbres caudales, qui supporte les plumes de la queue des oiseaux. De plus, la position des bras de Citipati couvant ses œufs n'est efficace que si les bras sont couverts de plumes.
Classification
La phylogénie des oviraptoridés n'est pas encore complètement stabilisée. Les analyses phylogénétiques conduites par M. C. Lamanna et al. en 2014[4] et par Lü et al. en 2016[5] montrent cependant de nombreuses analogies.
En 2020, lors de leur description d'Oksoko, le cladogramme récupéré par Funston et al.[6] est présenté ci-dessous :
| ◀ Oviraptoridae |
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Voir aussi
Liens externes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Publication originale
- [1976] (ru + fr + de + en) Rinchen Barsbold, « A new Late Cretaceous family of small theropods (Oviraptoridae n. fam.) in Mongolia », Comptes rendus de l'Académie des sciences de l'URSS, Nauka, vol. 226, no 3, , p. 221-223 (ISSN 0002-3264, OCLC 633237810, BNF 32758432).
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