Oxxxymiron
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Léningrad, Union soviétique (Russie)
| Naissance |
Léningrad, Union soviétique (Russie) |
|---|---|
| Activité principale | Rappeur, parolier, auteur-compositeur |
| Genre musical | Hip-hop, grime, hip-hop alternatif, rap conscient |
| Années actives | Depuis 2001 |
Miron Ianovitch Fiodorov (Мирон Янович Фёдоров ; né le à Léningrad), mieux connu sous le nom de Oxxxymiron (Оксимиро́н), est un rappeur russe.

Né à Saint-Pétersbourg (alors appelé Léningrad), fils d'une bibliothécaire et d'un physicien au sein d'une famille juive russe, il émigre avec ses parents pour s'installer en Allemagne. Il fait ses études à l'université d'Oxford[1]où il obtient un diplôme de littérature médiévale anglaise[2].
En 2011, Oxxxymiron sort un premier album, Vetchnyi Jid (littéralement « Juif éternel »), dont l'écho reste circonscrit au milieu du rap russe[3]. La sortie de son deuxième album, Gorgorod, en 2015, est plus largement médiatisée et confirme le succès du rappeur[4],[5].
En 2017, il participe à une battle de plusieurs heures contre le rappeur pro-communiste Slava KPSS (en)[2], d'où il sort vaincu[6]. Cette battle, suivie par un grand nombre d'internautes, attire l'attention de la presse internationale sur le rap russe[7].
En 2018, il soutient le rappeur Husky, lors d'un concert avec Basta et Noize MC, auquel assiste entre autres Alexeï Navalny[8]. Encourant plusieurs années de prison, Husky ne reçoit finalement qu'une peine de douze jours[9]. En 2019, Oxxxymiron soutient un blogueur poursuivi pour avoir critiqué le système[1].
En , il sort son troisième album, Krassota i Ourodstvo (littéralement « Beauté et Laideur »)[10].
En , il exprime sur Instagram son opposition à l'invasion de l'Ukraine par le régime de Vladimir Poutine[1]. Il annule ses concerts à Moscou et Saint-Pétersbourg en signe de protestation contre cette guerre[11]. En , il organise un concert avec un slogan affiché « Les Russes contre la guerre » dans un sous-sol à Istanbul avec plusieurs centaines d’opposants russes exilés ainsi que des Ukrainiens ; l'évènement est retransmis en ligne et suivi par 40 000 spectateurs[12],[13]. En , le procureur de Moscou demande que ses œuvres publiées sur Internet soient reconnues comme « extrémistes [...] dans l'intérêt de la fédération de Russie »[14].