PARDEVI

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PAR.DEV.I SA - Participation et Développement Industriel, était une société holding créée en octobre 1968 par Michelin SA et le groupe italien FIAT S.p.A. pour gérer la participation de Michelin dans le constructeur français Citroën SA (55 %) qui comprend alors les automobiles Citroën et les véhicules industriels Berliet. L'objectif étant la cession par Michelin de sa filiale Citroën au géant italien FIAT.

Citroën est un constructeur automobile fondé en 1919 par André Citroën, né d'un père néerlandais et d'une mère polonaise à Paris le 5 février 1878. Il sera orphelin de père à 7 ans.

En 1901, âgé de 23 ans, il s'associe avec André Boas et Jacques Hinstin, un camarade du lycée Condorcet, avec qui il investit une grande partie de l'héritage de ses parents pour fonder la société « Citroën, Hinstin et Cie », spécialisée dans la fabrication d'engrenages, faubourg Saint-Denis dans le 10e arrondissement de Paris. Lorsque la Première guerre mondiale éclate, l'usine se convertit dans la fabrication d'obus de 75.

En 1919, peu après la fin du conflit, après avoir démantelé l'outillage de fabrication d'obus, André Citroën décide de créer sa propre marque d'automobiles. Pour cela, il reprend le constructeur automobile Mors dont il était le directeur général et administrateur depuis 1906. Il lance le premier modèle de la marque : la Citroën Type A. En 1919, La production quotidienne est de 30 voitures, soit 2 810 véhicules dans l'année qui deviendront 12 244 en 1920[1].

En 1924, Citroën entame une collaboration avec l'ingénieur américain Edward Gowan Budd, qui a développé des carrosseries tout en acier pour les voitures des chemins de fer et pour des constructeurs automobiles américains comme Dodge. À partir de 1925, Citroën abandonne la structure bois et réalise sa première carrosserie « tout acier » entièrement fermée.

En France, Citroën devient un pionnier en matière de fordisme et de taylorisme avec ses voitures bon marché, mais aux marges trop faibles pour compenser les coûts de développement très importants et ruineux en pleine période d'entre deux guerres mondiales et de « crise économique des années 1930 ».

C'est pendant cette période que la filiale de la banque Lazard à Paris va jouer un rôle majeur dans plusieurs sociétés industrielles françaises, auréolée de sa présence chez Citroën. Dès 1927, la banque apporte au constructeur automobile les fonds indispensables dont il a besoin et renégocie sa dette. La banque va jusqu'à lui racheter la société Sovac[2], une filiale spécialisée dans la vente d'automobiles à crédit, ce qui va lui permettre de toucher de nouveaux clients. Peu après, elle entre à son capital et dispose de trois membres au conseil d'administration : Raymond Philippe, André Meyer et Paul Frantzen.

Les résultats financiers de Citroën sont, de manière persistante toujours dans le rouge et les relations avec la banque se tendent jusqu'à arriver à une rupture. En 1934, la banque refuse tout nouveau crédit ce qui provoque la faillite de Citroën avec un niveau d'endettement jamais connu du fait de ses pertes financières chroniques. Le , Citroën est mis en liquidation judiciaire. Pour éviter la disparition de l'entreprise, son principal créancier, la société Michelin, reprend l'entreprise, sauve les 250 000 emplois directs et indirects, calme 1 500 créanciers et les milliers de petits porteurs mécontents. La gestion de Citroën est confiée à Pierre Michelin dont la mission première va consister à rembourser les dettes accumulées par André Citroën.

Pierre Michelin valide le lancement commercial de la Traction Avant en version 7 et 11 CV. La version 22 CV à moteur V8 voulue par André Citroën ne verra jamais le jour, en raison de son coût trop élevé et de ses trop nombreuses pièces spécifiques trop chères à fabriquer. De plus, les prototypes de la 22 avaient un comportement routier assez « aléatoire », deux exemplaires de tests ont été entièrement détruits dans des accidents.

Cette même année, Michelin lance le projet de la Citroën 2CV dont le but était de « motoriser » la France rurale, mais surtout de vendre plus de pneus ! En effet, si Michelin a choisi de racheter Citroën, c'est parce qu'à l'époque, il était le plus important constructeur automobile français et un de ses plus gros clients. Telle était la logique de départ du projet 2CV ! C'est aussi l'origine d'un partenariat d'exclusivité. Toutes les voitures neuves Citroën seront désormais chaussées uniquement de pneumatiques Michelin.

En 1938, Citroën étend la gamme Traction vers le haut en lançant la 15 CV à moteur 6 cylindres. Cette année là, les ouvriers voulaient obtenir une augmentation de salaire mais, face au refus de Pierre Michelin, les salariés de toutes les usines Citroën se mettent en grève.

Le 1er septembre 1939, Citroën s'apprête à lancer la 2CV au Salon de Paris. Une présérie de 250 exemplaires a déjà été produite. Quelques jours plus tôt, le , l'Administration des Mines a donné son agrément pour sa commercialisation mais avec une mention juste passable, de nombreux composants essentiels s'étant montrés très fragiles. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale va compromettre ce lancement. Les prototypes et les 250 exemplaires de présérie sont détruits ou cachés en Auvergne par une équipe d'ingénieurs. On ne sait pas s'ils voulaient les cacher aux nazis ou les protéger des potentiels bombardements. Après une refonte du projet en 1948, la voiture devient la 2CV Type A.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les usines Citroën vont tourner au ralenti en 1941 et 1942 et sont complètement arrêtées en 1943, du fait des bombardements alliés sur Paris.

En 1955, Citroën renforce un peu plus sa réputation de constructeur à l'innovation technologique en sortant la DS, équipée d'un système de suspension hydropneumatique qui fera sa légende. La DS est dotée d'une direction assistée, de freins hydrauliques (disques à l'avant) et également d'une boîte semi-automatique à commande hydraulique, le tout animé par une seule et unique pompe haute pression qui va souvent laisser les clients en panne pour une simple fuite d'huile.

En 1965, Citroën prend le contrôle de Panhard dans l'espoir d'utiliser le savoir faire de la marque pour les voitures de milieu de gamme afin de combler les lacunes du catalogue Citroën qui manque de modèles entre la 2CV et les DS / ID. Les finances du constructeur sont toujours exsangues ce qui l'oblige à repousser sans cesse le développement de nouveaux modèles pour remplacer les existants devenus obsolètes. La seule solution consisterait à négocier un partenariat technologique avec un autre constructeur dynamique. Un accord avec la Régie Nationale des automobiles Renault est exclu et Peugeot est un constructeur qualifié de trop traditionnel. Seule la piste étrangère est retenue viable.

Les accords entre Michelin et FIAT

Michelin jette l'éponge et veut vendre Citroën

Notes et références

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