Paiement direct des pensions alimentaires
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En droit français, un paiement direct des pensions alimentaires est une voie d'exécution forcée spécifique au recouvrement d'une pension alimentaire impayée. Il consiste à exiger le paiement des termes mensuels à échoir et d'une partie des arriérés de la pension auprès d'un tiers qui verse des sommes dues au débiteur (salaires, indemnités chômage, pensions) ou qui détient des fonds lui appartenant (banque).
S'agissant d'aliments à recouvrer, donc par définition de sommes indispensables au créancier pour vivre, la procédure de paiement direct est simplifiée par rapport à d'autres types de recouvrement forcé (saisie des rémunérations, saisie sur compte bancaire etc.), et permet d'obtenir un paiement plus rapide. Une seule lettre recommandée avec avis de réception au tiers détenteur de fonds l'oblige à verser les sommes réclamées sous peine d'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe (les plus graves). Ainsi, un parent ayant obtenu au moment de son divorce (prononcé par un juge ou par consentement mutuel) une somme définie par mois versée par l’autre parent, devient son créancier, et peut légitimement la réclamer, à l’autre parent. Cependant, si aucune somme n’a été fixée, il faut se tourner vers le juge aux affaires familiales dans un premier temps, tout en étant en droit, durant 4 mois, de bénéficier de l’Allocation de soutien familial[1].
Le paiement direct est obligatoirement mis en œuvre par un huissier de justice ou par un organisme débiteur de prestations familiales (CAF ou MSA) dans les conditions prévues par le code des procédures civiles d'exécution (articles L 213-1 à L 213-6 et R 213-1 à R 213-10). Il s’agit, depuis un accord passé entre associations de défense des parents isolés, et la Chambre nationale des huissiers de justice, d’une procédure gratuite pour le créancier.[réf. nécessaire]
Dans le premier cas (huissier de justice), il permet de recouvrer les termes à échoir de la pension ainsi que les arriérés courant sur les six derniers mois. En revanche, s'il est engagé par un organisme débiteur de prestations familiales, comme les CAF ou les MSA, les arriérés des 24 derniers mois peuvent être récupérés en sus des termes courants.