Paix d'Alès

paix offerte par Louis XIII aux protestants de France From Wikipedia, the free encyclopedia

La paix d’Alès ou édit de grâce d'Alès ou édit d'Alès, promulguée par le roi de France Louis XIII le , est un édit de tolérance accordé aux protestants du royaume de France à la suite du siège d'Alès (actuel département du Gard), dernier épisode de la période des rébellions huguenotes (1620-1629). Cet édit modifie de façon notable, de façon défavorable pour les protestants, l'édit de Nantes, accordé en 1598 par Henri IV, le père de Louis XIII.

Titre Paix d'Alès ou édit de grâce d'Alès
Faits en bref Titre, Pays ...
Paix d'Alès
Présentation
Titre Paix d'Alès ou édit de grâce d'Alès
Pays Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Adoption et entrée en vigueur
Promulgation
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Contexte historique

En 1628, les protestants ont subi une défaite majeure à La Rochelle, prise après un siège de plus d'un an (1627-1628). En 1629, l'armée royale reprend le contrôle des dernières villes insoumises, notamment Privas () et Alès (), qui capitule au bout de neuf jours.

La reddition de ces deux villes met fin aux rébellions du Vivarais[1].

Circonstances de la publication de l'édit

Le 17 juin 1629 au matin, la ville d'Alès, défendue par seulement 2 300 hommes sous le commandement du duc Henri II de Rohan et de son frère Benjamin de Rohan, duc de Soubise, fait sa reddition (acte de capitulation d'Alès[2])

Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par le cardinal de Richelieu en tenue militaire[3]. Les huguenots sont alors autorisés par le roi à partir pour Anduze contre la promesse expresse de ne plus prendre les armes contre lui.

Le 1629, Richelieu accorde aux protestants la paix d’Alès[pas clair]. L'édit est signé par le roi le au camp de Lédignan, près d’Alès, puis enregistré par le Parlement de Toulouse le suivant[4].

Contenu

Sur le plan politique, l’édit d’Alès supprime le privilège accordé aux protestants par l'édit de Nantes de tenir des assemblées politiques, ce qui implique concrètement la fin du parti huguenot.

Sur le plan politico-militaire, l'édit met fin au système des places de sûreté protestantes et exige le démantèlement de trente-huit fortifications[5].

Sur le plan religieux, l'édit d'Alès confirme la tolérance du culte protestant (dans certaines limites) établie par l’édit de Nantes, mais rend aux catholiques la liberté de culte dans les territoires réservés au culte protestant[6].

Le protestantisme est donc toujours toléré, mais dans des conditions nettement moins bonnes qu'après 1598. Il est désormais à la merci de la bonne volonté du roi et de son entourage.

Textes

Le préambule de l'édit est le suivant :

« De part le roy : on fait savoir que Sa Majesté a reçu en grâce les ducs de Rohan et de Soubise et les habitants des villes du Haut et du Bas-Vivarais et Guyenne, et ceux du plat pays, gentilshommes et autres, qui étaient encore en armes, adhérants audit duc de Rohan ; lesquels moyennant ce, poseront les armes, feront le serment de fidélité à Sa Majesté, raseront leurs fortifications, et se comporteront en bons et fidèles sujets et serviteurs de Sadite Majesté, comme il est porté plus en long par les articles[7] de ladite grâce, et partout qu'il y ait cessation de tous actes d'hostilité, et que tous les sujets de Sa Majesté desdits pays seront tenus de vivre en amitié les uns envers les autres, avec une entière oubliance des choses passées. Fait au camp de Lédignan, le 28 juin 1629 Signé : LOUIS »[8].

La paix d'Alès dans la culture

Un tableau de Louis François Cabanes (1867-1947), « Signature de la paix d'Alais (1629) », exposé dans l'escalier de la mairie d'Alès, représente l'épisode de la signature de l'édit comme ayant lieu en ville, en présence du duc Henri II de Rohan, chef du parti protestant. Mais cela ne correspond pas complètement à la réalité historique, le duc de Rohan n'était plus à Alès le jour de la signature.

Notes et références

Voir aussi

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